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Homélies, réflexions et spiritualité

Textes de réflexion

samedi, 06 février 2016 15:24

le carême a "foutu le camp".

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Dans quelques jours, nos entrerons en carême. les vieux nous disent: nous n'avons plus de carême, les jeunes ne savent pas de quoi on parle. Le carême a"foutu le camp." Nous ne connaitrons plus le carême que nous avons vécu. Mais ne sommes-nous pas placés pour découvrir une autre façon de vivre le carême. J'y reviendrai dans une autre méditation.

Le carême s'ouvre par la célébration des cendres. J'ai toujours été mal à l'aise devant cette célébration qui n'avait rien de bien stimulant pour la foi: "Souviens-toi que tu es poussière et que tu retourneras en poussière." Ça ne m'apparaissais pas  très reconnaissant pour un être créé à l'image et la ressemblance de Dieu. La formule a été changée: "Convertis-toi et crois à la Bonne Nouvelle."

En méditant cet événement des cendres, je me suis dis: les cendres ont passé par le feu, le feu qui réchauffe, éclaire, rassemble. Le feu de l'Esprit en moi ne détruit pas mais fait grandir. Il me semble qu'en recevant les cendres, je me mets en état de me laisser réchauffer par le feu de l'ESprit qui m'habite; ce feu de l'amour, du pardon, de la miséricorde, de la tendresse d'un Père. Non pas un feu qui me détruit pour me réduire en poussière, mais un feu qui fait grandir en moi l'enfant de Dieu que je suis.

Notre monde est rempli de violence, d'agressivité,  de relations brisées, notre monde a froid. Ce feu de l'Esprit est éteint et les cendres ne sont pas très chaudes. Alors cette année, dans notre carême, laissons passer ce feu de l'Esprit pour réchauffer notre monde. "Je suis venu allumer un feu sur la terre et comme je voudrais que ce feu soit déjà allumé." Voila la passion de Jésus, voila notre mission du carême: allumer le feu de l'Esprit, de l'amour, de la miséricorde... Et nous devrions jeûner de tout ce qui nous empêche d'allumer ce feu autour de nous. Nous sommes dans l'année de la miséricorde donc pas de meilleur temps pour oublier le carême de performance et entrer de plein pied dans le carême de la gratuité. Dans ce carême de la miséricorde, allumons ce feu de l'Esprit qui réchauffe les coeurs et donne le goût de vivre. 

mardi, 02 février 2016 17:50

OUF!

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En méditant l'Évangile et avec des lumières de savants biblistes, j'ai hésité devant une grande question. Mathieu en bon juif unit très peu l'homme et la femme dans ses récits. Il parlera de l'annonciation à Joseph. Pour le juif la femme est un objet de possession pour l'homme. Luc au contraire parle souvent des deux et il parlera de l'annonciation à Zacharie et à Marie, dans la présentation de Jésus au temple, il parlera de Siméon et de Anne. Luc est un grec, il parle aussi au grec donc il ne conserve pas la mentalité juive devant les femmes. Ce sont deux être égaux et d'égale importance.

Je me demandais pourquoi l'Église s'était collée sur la vision de Mathieu et non de Luc. Pourtant Jésus avait dit: "Ce que Dieu a uni que l'homme ne le sépare pas." Et pourtant nous l'avons séparé. Depuis des générations les femmes doivent lutter pour retrouver leur place dans la société et dans l'Église. Et aujourd'hui encore, nous parlons de faire de la place aux femmes dans l'Église. J'aime beaucoup Monsieur Luc. Ne sommes-nous pas prisonniers d'une mentalité juive donc mysogine?

Des historiens nous signalent le même phénomène avec le péché originel d'Augustin. On dit que Irénée avec des théologiens voyaient l'événement du paradis terrestre non comme une chute, mais comme une crise de croissance. Tout être humain fait des crises de croissance, comme le peuple hébreu en fait et tous les peuples aussi. Ceci est sain dans une vie. Pourquoi sommes-nous pris avec le péché originel qui a faussé le visage de Dieu donné par Jésus?

Quand je me colle à Luc, quand j'accueille Saint Irénée, je me sens libre et en croissance spirituelle avec mon Seigneur. Il me semble que Jésus s'assoit dans ma barque pour me dire: Avance au large .....

dimanche, 31 janvier 2016 15:00

J'écoute!

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J'ai entendu souvent, j'entends encore aujourd'hui: "Dans l'Église, Faut donner de la place aux jeunes, faut donner de la place aux femmes." Mais qui est l'Église? Qui leur a enlevé leur place? La Genèse nous dit: "Dieu créa l'être humain, homme et femme," donc deux êtres égaux. Et le Christ en Mathieu ajoute: "CE que Dieu a uni que l'homme ne le sépare pas." J'entends aussi et je l'ai même répété: "Faut donner plus de place aux laïcs." Alors si les jeunes n'ont pas de place, si les femmes n'ont pas de place, si les laïcs n'ont pas de place, c'est qui, ça, l'Église? Qui leur a enlevé la place?

J'entends aujourd'hui aussi: "Dans cette petite paroisse, il n'y a que 4 ou 5 personnes à la messe, on ferme et on n'y va plus". Et pourtant dans ces paroisses, il y a encore deux cents ou trois cents baptisés. C'est qui, ça, l'Église? Avons-nous réduit l'Église à la messe et quelques vieillards à l'église?

J'écoute et j'entends monter le cri de "l'Heureux naufrage". Faudrait peut-être simplement redécouvrir le baptême? Être baptisé, c'est épouser la PASSION du Christ. La passion du Christ, c'est ce qui l'a fait vivre, ce qu'il avait dans le coeur et le ventre: son amour et sa lutte pour le pauvre, le mal gommé de la société, le respect des personnes, la communion entre les personnes et avec Dieu, etc ... Et je crois que lorsque nous aurons redécouvert ce sacrement nous pourrons alors dire: "Il nous faut redonner aux baptisés leur Église et les sacrements qu'on leur a enlévés" .  Voila ce matin la méditaiton d'un vieux grincheux qui s'amuse à vieillir.

jeudi, 28 janvier 2016 18:03

Une mélodie du bonheur

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"Si un homme ne marche pas au pas de ses compagnons, c'est peut-être qu'il entend le son d'un autre tambour. Laissez-le suivre sa propre musique, quel qu'en soit le rythme, quelle qu'en soit la distance." Henry David Thoreau. C'est ce que Jean Vanier traduit à sa façon: "Laisser chacun grandir selon la musique de son être." Dieu demanda la même chose à Abraham: Quitte ton pays, ta famille .." va vers toi même et vit tes valeurs. autrement dit: va vivre ta passion, ce qui te fait vivre.

Chaque être humain a sa propre musique intérieure; il a ses propres façons de vivre ses valeurs. Chaque être humain a sa passion personnelle qui le fait vivre. La beauté d'une société est l'harmonisation de toutes ces musiques. Dans notre société en mouvement, les façons nouvelles de faire dérangent nos sécurités, questionnent nos doctrines et nos structures. La difficulté est d'accepter des différentes musiques et de les harrmoniser.

La mondialisation amène de grands ensembles musicaux qui font mourir les petits orchestres. Nous le voyons dans les magasins, les usines et même nos paroises. Le bruit musical des grands ensembles étouffe la mélodie des petits musiciens qui doivent plier bagage. Nous ne savons pas toujours écouter la mélodie de cette musique qui vient du coeur.

Nous savons bien que certains instruments sont brisés, blessés et souffrants,. Leur mélodie fait mal aux oreilles. Nous avons besoin de chefs d'orchestres capables d'harmoniser toutes ces mélodies, de mettre ensemble les instruments divers, de réparer et guérir les blessés pour bâtir dans notre monde et notre Église une "mélodie du bonheur" qui réjoisse le coeur de l'homme et le coeur de Dieu.

lundi, 25 janvier 2016 17:05

Une déchirure.

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Dès le début l'évangéliste Marc écrit: "Il vit le ciel se déchirer." 1, 10. A la fin, il écrira aussi: "Le voile du temple se déchira en deux." 15, 38. au baptême de Jésus, le ciel se déchire pour annoncer que nous passons du baptême de performance de Jean au baptême de gratuité de Jésus. L'Ancien Testament se brise pour laisser passer le Nouveau. Quelque chose de neuf se passe. À la mort de Jésus le voile du temple se déchire pour laisser passer le nouveau temple.

Entre ces deux déchirures, Jésus a vécu sa passion. La passion de Jésus est ce qui l'a fait vivre, ce qu'il "avait dans le stripes". Entre les deux déchirures, Jésus nous enseigne comment vivre notre réalité d'enfant de Dieu en relation avec Dieu et les autres. L'enseignement de Jésus tant dans ses paraboles que dans ses miracles fut de nous dire comment nous devions vivre notre relation d'enfant bien-aimé du Père. La passion de Jésus est tout ce qui l'a fait vivre, ses valeurs, son amour du Père et de nous. Sa passion l'a conduit à sa souffrance physique sur la croix, à sa passion physique.

Un soir, Jésus donnera à ses disciples et par eux à nous, cettte passion qui l'a animé. Mc 14, 22-25. À la Cène, Jésus a remis entre nos mains cette passion qu'il portait pour que nous la portions aux autres à travers le monde. Le voile du temple s'est déchiré. Le voile qui empêchait les disciples de réaliser la mission se déchire, disparait, la mission est possible. L'ancien système religieux est déchiré pour laisser passer le nouveau. Pour laisser passer la passion de Jésus, les disciples devront déchirer le voile de leur structure religieuse, de leurs obligations pour retrouver la liberté de l'Évangile.

Encore aujourd'hui dans notre société en mouvement, nous devons déchirer le voile de nos sécurités d'hier, nos façons de voir et de célébrer parfois pour rejoindre le monde d'aujourd'hui et laisser passer la passion de Jésus. Le jeudi saint, Jésus nous a donné sa passion, ses valeurs, son amour, ce qui le faisait vivre. Cette passion est devenue la nôtre et il nous appartient de la donner. Ensemble dans la prière et le discernement, regardons quel voile il nous faut déchirer pour que la joie de l'Évangile retrouve ses galons chez nous. 

samedi, 16 janvier 2016 22:10

Un appel

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Sous la direction de Marc  Pelchat, théologien, un groupe de théologiens et de pasteurs ont publié chez Médiaspaul: Réinventer la paroisse. Cette étude reprend certains énoncés déjà apportés sur le damier de la réflexion, mais l'étude apporte un regard critique qui invite à la réflexion. 

Les auteurs font l'analyse de la situation de l'Église en Europe et en Amérique. Après un clin d'oeil aux réaménagements pstoraux réalisés, ils s'arrêtent à l'exercice du ministère ordonné en collaboration avec les autres ministères. Un chapitre analyse la venue de prêtres d'autres pays et civilisation, cette situation nouvelle demande une sérieuse réflexion.

Dernièrement, je visitais un couple âgé qui avait donné leur maison à leur petit fils pour vivre paisiblement en loyer. Le jeune homme avait transformé la maison en fonction de ses goûts et besoins. Les vieux parents étaient choqués. Il a tout défait notre maison que nous avions bâtie de nos mains. J'ai essayé de leur expliquer qu'il l'avait aménagé selon ses besoins. Il ne l'avait pas défait.

En lisant le livre, je me faisais la même réflexion. Avec les changements dans la société et le Concile Vatican 11, j'ai entendu souvent les réflexions du vieux couple. "Vous autres les jeunes vous voulez tout défaire l'Église." Mais comme les vieux étaient encore dans la maison, les changements n'ont pas eu lieu. C'est peut être ce que nous avons vécu, les chrétiens ont voulu aménager la maison Église selon les besoins de spiritualité, mais ce ne fut pas possible et ils sont partis. C'est ce que des jeunes me disaient hier à l'épicerie. Ils n'ont pas quitté Dieu, l'Église, ils ont quitté une façon de vivre en Église qui ne les rejoint plus.

Les auteurs questionnent les réaménagements pastoraux. Ils ont été fait par en haut sans tenir compte de la communauté. Ils ont été fait en fonction du nombre de prêtres disponibles. Comme j'ai participé activement à ces réaménagements, j'adhère  à cette analyse. Je me disais: mon père était menuisier et il n'a jamais commencé une maison par le toit. Il risquait des problèmes. Il fallait toujours poser de bonne fondations. Notre Église a un bon toit mais les fondations ne sont plus là. les prêtres sont âgés, les pratiquants du dimanche aussi, nous ne sommes plus à l'âge de brasser du ciment pour les fondations.

Les auteurs s'arrêtent au sacerdoce du baptême et du rôle du presbyterium en paroisse. Les historiens nous disent que le sacerdoce baptismal est disparu du vocabulaire ecclésial depuis le Concile de Trente. Il est apparu timidement à Vatican 11, mais est très peu mis de l'avant depuis. La base de l'Église et de toute vie en communauté est bien le sacerdoce du baptême. Ce sacerdoce s'éclate en un faisceau de ministères dont le ministère ordonné au service du peuple chrétien. le prêtre ne se définit "plus en termes cultuels liés à l'exercice d'un sacerdoce, mais en termes de l'évangélisateur."

Nous avons un urgent besoin de prophètes qui questionnent notre agir et éclairent notre route par l'Évangile et la docilité à l'Esprit Saint. Nous avons besoin de pasteurs qui rassemblent les chrétiens autour de Jésus Christ, qui ouvrent les portes, vont aux périphéries et prennent l'odeur des brebis, nous avons besoin de prêtres charismatiques capables de nourrir la foi et l'engagement chrétien dans la prière et les célébrations  enrichissantes. De sorte que les chrétiens ne soient plus des consommateurs mais des producteurs.

L'année de la miséricorde sera certes un temps fécond pour s'arrêter et méditer le sens de l'Église et  des ministères. Des choses se font présentement faudra les soutenir et permettre de nouvelles avancées. Je trouverais vraiment dommage qu'une étude de cette qualité  n'aille pas plus loin que la plume de l'écrivain.

 

 

jeudi, 14 janvier 2016 17:41

"L'Hôpital de campagne est ouvert."

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Tel est le titre donné à un artice dans le Columbia des Chevaliers de Colomb avec l'année de la miséricorde annoncée par le Pape François. L'hôpital de campagne est proche des malades, et plus prêt à répondre aux besoins des gens que des hôpitaux de grands centres à cause de la grosseur de l'organisation. La miséricorde est aussi proche des gens et de leur besoin car elle vient du coeur.

Cet hôpital est ouvert depuis assez longtemps mais nous n'y avons pas prêté attention. Je lis dans une revue qu'un cuisinier renommé a laissé son travail de chef dans un grand restaurant pour aller  nourrir des sans abris et gérer une maison de retraite pour ces gens dans ces pays en voie de développement. Il a ouvert l'hôpital de la miséricorde. Des services sont offert aujourd'hui aux femmes victimes de violence ou d'abus, aussi certaines personnes ont besoin d'accompagnement après un avortement et prochainement nous aurons l'aide médicale à mourir sur le plateau de la vie, ceci apportera sans doute des réflexions ou des gestes nécessitant des baumes cicatrisants.

Beaucoup de blessures contribuent aujourd'hui a rendre les relations humaines difficiles,  beaucoup de blessures engendrent d'autres blessures et les relations en prennent pour leur rhume. La miséricorde devient cette chaleur et accueil de la charité qui permet bien des guérisons. Célébrer la miséricorde, c'est ouvrir grande les portes de l'hôpital de campagne pour offrir le baume de l'accueil, de l'amour, du pardon et de la fête. Il nous faut fêter ensemble. Fêter la miséricorde qui se vit autour de nous, fêter la miséricorde qui se vit en nous et par nous. Fêter la miséricorde de Dieu à notre égard. Nos célébrations du sacrement du pardon avec absolution collective doivent retrouver tout leur sens et leur beauté dans cette fête de la miséricorde. Nous devons sortir du rite du sacrement pour rejoindre la fête de la miséricorde de Dieu pour nous. Nos communautés chrétiennes doivent retrouver ce goût de fêter ensemble notre Dieu de miséricorde, retrouver le sens du sacrement qui est fêter le pardon de Dieu. Le sacrement n'est pas un tribunal où on va chercher une pénitence après un aveu détaillé; il doit être davantage un lieu de célébration du pardon accordé. Un lieu de reconnaissance du coeur de l'être humain envers son Dieu  qui pardonne et conduit plus loin. Ouvrons les portes pour que l'air frais de l'amour miséricordieux du Père puisse entrer et que notre monde se réchauffe au coeur de Dieu. Sortons de la froideur des rites pour retrouver la chaleur de la célébration. Qu'allons-nous faire de notre hôpital de campagne cette année?

lundi, 11 janvier 2016 19:23

Dons de Dieu.

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Paul nous invite aujourd'hui à découvrir les dons que Dieu verse dans la communauté chrétienne. En s'adressant aux Corinthiens, c'est à nous qu'ils parlent.(1 cor, 12, 4-11). Ce texte est dans la liturgie de dimanche prochain 17  janvier. Je m'y arrête un petit moment.

Chacun reçoit le don de l'Esprit pour animer la vie de l'Église: don de sagesse, de discernement, de foi, de guérison, de prophétie, etc ... L'Esprit assure à la communauté Église les services nécessaires à son développement. Il donne le don de prophète comme le don de pasteur; le don de la connaissance comme le don de la charité, de sorte les communautés ne manquent pas des services dont elles ont besoin. Certains ont le don de lire les signes des temps et d'autres de les interpréter.

Je fais un clin d'oeil à l'Évangile de ce même dimanche. Jésus est au noce et les mariés manquent de vin. Ils auraient du aller à la commission des liqueurs, mais Jésus leur dit vous avez tout ce qu'il faut et en abondance. Nos communautés n'auraient-elles pas tout ce qu'il leur faut et en abondance? Les mariés se fiaient au même vin  qu'ils avaient servi. Mais ce vin ne répond plus à leur besoin, il est épuisé. Jésus leur apporte un vin nouveau qui n'a pas fermenté, qui n'a pas fait le même cheminement que l'autre, mais qui est meilleur parce qu'il répond à leur besoin.

Ne serions-nous pas invités à passer au vin nouveau? Invités à passer à d'autres formes de services ou façon de faire? Pourquoi toujours tenir à notre vieux vin? Les dons, les charismes sont le vin nouveau donné par le Christ et son Esprit, pourquoi en avoir peur? Est-ce que nous aurions étouffé l'Esprit? Comme nous dit notre évêque à Gaspé: "Un discernement s'impose." Discerner ce que nous avons fait avec nos charismes de l'Esprit dans nos communautés. C'est l'anné de la miséricorde, ne devrions-nous pas commencer par vivre la miséricorde avec nos communautés, leur demander pardon et retrouver rensemble la force de l'Esprit saint déposant chez nous l'abondance des charismes comme le vin des noces de Cana?

mercredi, 06 janvier 2016 15:38

Jésus, l'homme de la miséricorde.

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Nous sommes dans l'année de la miséricorde demandée par notre Pape François. Nous faisons la lecture de l'Évangile de Luc dans notre année liturgique. Le Jésus de Luc est l'homme de la miséricorde. Jetons un clin d'oeil à ce Jésus. Entrer sur le chemin de la miséricorde avec Luc c'est découvrir le visage du Père. C'est la bonne Nouvelle de Luc. Dans le chapitre 15 de son Évangile, Luc a regroupé quelques paraboles de la miséricorde. Faisons station à ce chapitre.

Notons au départ que le bible TOB parle de la brebis retrouvée, de la perle retrouvée, du fils retrouvé et non de la brebis égarée, de la perle perdue, et les textes nous manifestent la joie des retrouvailles. La miséricorde ne serait-elle pas cette joie de se retrouver.

Lorsque le pasteur retrouve sa brebis perdue (Lc 15,3), tout joyeux, il la charge sur ses épaules et la ramène à la bergerie. "Réjouissez-vous avec moi car j'ai retrouvée ma brebis perdue." L'acccent est mis sur la joie des retrouvailles.

Nous avons le même canevas dans la pièce de monnaie perdue. "Réjouissez-vous avec moi, car j'ai retrouvé ma pièce de monnaie perdue." (Lc 15, 8-11.) Nous avons la même situation avec le retour du fils à la maison: "Mangeons et festoyons, car mon fils est retrouvé." (Lc 15, 23).

Le message qui nous est donné   est que la miséricorde est l'accueil inconditionnel qui procure une grande joie. Nous sommes invités à mettre l'accent sur la joie des retrouvailles et non d'abord sur l'aveu d'une culpabilité. Le pasteur qui perd une brebis va à sa rencontre pour la réintégrer dans le troupeau. La dame qui perd sa pièce d'argent balaie la maison pour la retrouver. Aujourd'hui en cette année de la miséricorde, que ferons-nous en Église pour tous nos frères et soeurs chrétiens qui sont partis et vivent un vide spirituel? Qu'allons-nous balayer dans notre maison Église pour fêter les retrouvailles?  

Le père manifeste sa joie de retrouver son fils et fête le retour. L'absence du fils lui a permis de retrouver ses entrailles de père et au retour le fils fera l'expérience d'une vie de famille dans le joie des retrouvailles. Que ferons-nous cette année pour fêter les retrouvailles quand un frère ou une soeur viendra demander un service à l'Église? Serons-nous capable de faire la fête des retrouvailles, du cheminement avec ses hommes et ses femmes qui ont soifs de spirituel et de sens de la vie? La miséricorde nous attend au détour du chemin, sur les trottoirs, dans les magasins, au restaurant, dans les familles, dans le palais de justice, au bureau du presbytère et elle se célèbre à l'église dans les différents sacrements.

Le premier pas à faire à mon avis est de mettre à l'école de Jésus. La vie de Jésus est une école de l'amour et de la miséricorde. Ses paraboles comme ses miracles sont un enseignement pour notre agir en Église. La miséricorde est une invitation à prendre la route avec l'autre pour l'aider à aller plus loin. Jésus mange avec les pauvres, avec le fils cadet qui revient comme avec l'ainé frustré sans demander de compte, simplement en aimant. Le fils cadet est l'image de tous ces chrétiens qui ont quitté l'Église et sont en recherche, l'ainé est l'image de tous ces bons vieux chrétiens fidèles qui se croient dépositaires de la vérité. Le père ne demande pas de confession mais un revirement du coeur. Que nous réserve l'année de la miséricorde. Elle sera ce que nous la ferons.

jeudi, 31 décembre 2015 23:06

Mes voeux

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BONNE, HEREUSE, SAINTE ANNÉE À VOUS TOUTES ET TOUS. C'EST MON VOEU. LE RESTE ON VA SE L'ACHETER.

JOS.

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