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Homélies, réflexions et spiritualité

Textes de réflexion

mercredi, 16 décembre 2015 15:20

Babel.

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   "La terre entière se servait de la même langue et des mêmes mots. On sedéplaçait vers l'Orient. (...) Allons moulons des briques, bâtissons-nous une ville¸et une tour dont le sommet touche le ciel. (...) Dieu brouilla leur langue et ils se dispersèrent." Gn 11, 1 sss.

Les êtres humains utilisaient la même langue et demeuraient enfermés dans un même lieu. Ils avaient créé l'uniformité du lieu comme de la langue. Cette uniformité avait aboli les différences et ils voulurent abolir même les différences avec Dieu en se bâtissant une tour pour atteindre le ciel.

Au Paradis terrestre, dans une crise de croissance, les êtres humains voulurent faire disparaitre les différences entre eux et avec Dieu. Ils voulaient être des dieux. a Babel, les gens veulent aussi abolir les différences et être des dieux. Ils doivent faire l'expérience de leurs différences, c'est pourquoi ils se dispersèrent. Ils comprirent que l'on n'atteint pas Dieu par la force ou ne voulant être comme Lui, mais par l'amour et la communion. Ils comprirent aussi que l'uniformité était néfaste à la vie et qu'ils devaient recherché l'unité dans la diversité, l'unité dans les différences. Babel est une crise de croissance où le peuple fait l'expérience de l'importance de la communion dans la diversité. Les gens sont partis selon leur langue ou leurs talents bâtir le réegne de Dieu. Comme un parterre n'a pas une seule fleur mais sa beauté vient de la diversité des fleurs.

Ne serait-ce pas un peu ce que nous sommes en train de vivre? Nous avons connu l'uniformité, même langue, même comportement, etc ... Notre pratique religieuse comme certains énoncés dogmatiques étaient un peu comme cette tour de Babel où nous étions certains de rejoindre Dieu  Un jour les chrétiens ont voulu vivre leur propre identité. Ils sont partis expérimenter leur propre façon de vivre l'Évangile. Ils ont voulu briser l'uniformité pour vivre les différences. Et la beauté du monde commence à s'exprimer. Les chrétiens ont voulu vivre leur relation à Dieu selon ce qu'ils étaient et non selon ce que nous leur demandions d'être. Dieu vient créer l'unité dans cette diversité. C'est là le défi qui nous est lancé comme chrétiens de bâtir la beauté du règne de Dieu dans cette diversité voulue par la Créateur.

Ce serait aussi mon voeu de Noël que nous apprenions ensemble à bâtir l'unité dans la diversité des dons, des talents, des langues, des pensées, dans le respect de chacun et chacune.

 

vendredi, 11 décembre 2015 14:16

Nous avons perdu ...

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Nous avons perdu Monsieur Jésus Christ, avait dit Guy Paiement. Et oui! Il n'y a plus de crucifix dans les écoles et les places publiques, les enfants arrivent à la catéchèse sans connaitre Jésus, très peu de gens disent le chapelet ou vont à la messe, et plusieurs cherchent un sens à leur vie. Nous avons perdu Monsieur Jésus Christ.

Des personnes se sont réunies et ont décidé de le chercher. Après une semaine de recheche, on n'avait pas retoruver les crucifix, même que dans plusieurs maisons il n'y avait pas de crucifix. Les chapelets étaient mêlés et impossible de s'en servir. C'était désolant.

Un bon jour, une dame arrive et s'écrie: J'ai trouvé Monsieur Jésus Christ. Hier j'ai vu une maman qui depuis 40 ans soigne avec amour un enfant devenu comme un légume, j'ai croisé au magasin des personnes qui cueillaient des denrées pour les pauvres afin de leur donner de la joie à Noël, j'ai entendu quelqu'un prendre la défense des femmes humiliées, maltraitées et même tuées; J'ai compris que Jésus Christ était vivant au milieu de nous. J'ai compris que nous cherchions Jésus Christ là où il n'était pas. Jésus Christ n'est plus sur la croix, il est ressuscité. Nous l'avions oublié! Nous avons trouvé Monsieur Jésus Christ au coeur de la vie, au coeur du monde. Quelle belle journée de communion et d'action de grâce nous avons passé avec Jésus Christ marchant avec nous sur le trottoir de notre petit village au coeur de notre quotidien. Ce soir, ma prière sera un merci pour ta présence chaude au coeur de ma vie.

Nous devons arrêter de regarder ce que nous perdons pour accueillir ce que nous retrouvons. Nous perdons des signes extérieurs importants sans doute mais ce vide nous permet de revenir à l'essentiel. Ma loi est inscrite au fond de votre coeur nous dira le Seigneur en Ezéchiel. Ne cherchons pas en  dehors ce que nous avons en dedans. Nos prières, nos signes extérieurs seront l'expression de ce que nous avons en dedans. Ils auront la chance d'être plus vrais et plus durables.   

mardi, 08 décembre 2015 15:36

Anée jubilaire de la miséricorde.

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Aujourd'hui, 8 décembre 2015, s'ouvre dans le monde entier une année jubilaire de la miséricorde demandée par notre pasteur le Pape Fançois. Ce sera pour nous chrétiens l'occasion de contempler le Père miséricordieux pour devenir chez nous témoins de miséricorde.

Notre Évêque de Gaspé nous invite à vivre cette année comme:

Une année pour contempler Jésus, visage de la miséricorde de Dieu notre Père.

Une année pour devenir nous-mêmes miséricordieux comme le Père.

Une année pour que nos familles soient toujours plus des lieux d'amour et de paix dans la miséricorde  vécue au jour le jour.

Une année pour que nos communautés chrétiennes deviennent en vérité des ilots de miséricorde où chaque personne se sente accueillie, respectée et aimée.

A cette invitation j'ajoute ma propre invitation: Prendre le temps d'aller contempler sur le terrain comment aujourd'hui se vit la miséricorde dans les  familles et nos communaués paroissiales. Nous y trouverons certes des motifs d'action de grâce et des exemples édifiants.

On nous invite aussi à ouvrir une porte de la miséricorde. Il y en aura certes une dans chaque diocèse. Il devra y en avoir une dans chaque personne. La première porte à ouvrir est celle du coeur. Les autres n'en seront que le signe ou le symbole.

La parabole à méditer parmi tant d'autres est celle de la joie du fils retrouvé dans Luc 15. Jésus nous présente la joie du père qui retrouve son fils parti à l'aventure. Le Père nous révèle la joie de retrouver son fils, de retrouver ses entrailles de père pour l'accuillir. Dans sa joie, il fait la fête. Nous pourrions apprendre à l'imiter quand un chrétien parti vient demander un service à notre communauté. Sommes-nous heureux de retrouver un fils ou une fille même s'il ne célèbre pas à l'église? Sommes-nous prêt faire la fête?  N'oublions jamais qu'après ces paraboles, Jésus  nous a dit: "Je vous ai donné l'exemple pour que vous fassiez de même." Cette année de la miséricorde sera aussi pour nous et pour nos communautés chrétiennes une année de conversion profonde. Le Pape François nous invite aussi à devenir des contemplatifs du monde dans son texte sur la Joie de l'Évangile. Dans nos communautés chrétiennes se vivent des moments et des actes de profonde miséricorde qui passent ignorés. Il faudra éviter frères et soeurs chrétiens que cette année ne soit qu'une année de prière et de rites liturgiques. Marie partant vers Élisabeth nous entraine avec elle vers les  frontières, sur les routes de la Galilée de nos paroisses pour faire tressaillir le Christ au coeur de la vie. Devenir des pèlerins et des contemplatifs de la miséricorde.

dimanche, 06 décembre 2015 18:04

La miséricorde au quotidien.

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Un jour, quelqu'un écrivit une petite histoire. Un dame avait perdu une pièce de monnaie. Elle balaya la maison jusqu'à ce qu'elle  l'eut retrouvée. Elle dit: Réjouissez-vous avec moi car j'ai retrouvé ma pièce de monnaie. Luc 15, 8. Dernièrement à la télévision on nous annonça qu'un jeune cycliste avait été frappé par un automobiliste et que celui-ci s'était enfui. Sur son lit d'hôpital le jeune blessé demanda au conducteur de se rendre à la police afin qu'on puisse l'aider à se guérir de son problème. Afin qu'on puisse l'aider à balayer sa maison pour retrouver sa pièce perdue ou enfouie dans un repli de son coeur. Ne serait-ce pas cela la miséricorde?

La miséricorde n'est pas un mot, mais une expérience de vie, une expéreince d'amour vécue au quotidien. La miséricorde ne s'achète pas chez Dolorama ou à l'épicerie, elle ne s'achète pas non plus avec des prières ou des sacrifces. La miséricorde est là plantée au coeur de chacun et chacune dès avant sa naissance. Cette petite plante est souvent cachée par de l'ignorance, ou enfouie par des blessures à guérir. Ma loi, ma présence, mon amour, je l'inscrirai au fond de leur coeur nous rappelle Ézéchiel. La miséricorde ne se découvre pas avec des enseignements, c'est de l'instruction; mais par une expérience de vie, c'est de l'éducation. Éduquer, c'est faire grandir l'autre selon la musique de son être. Quand j'entends à la télé des gens qui s'engagent dans la lutte contre l'intimidation, qui s'engagent à côté des personnes intimidées comme de ceux qui font l'intimidation pour les guérir, je me dis c'est cela la miséricorde. On aide les gens en difficulté à balayer leur maison afin de retrouver cette petit trésor d'amour, de joie de vivre déposé au fond du coeur.

Le 8 décembre prochain s'ouvrira l'année de la miséricorde. On ouvrira peut être la porte de la miséricorde à certains endroits. Je souhaite que la première porte à ouvrir soit celle du coeur, celle de la vie, celle du quotidien. Que nos jeunes fassent l'expérience de la miséricorde afin qu'ils puissent régler leurs différents autrement qu'avec des armes blanches. Souvenons-nous toujours que là où nous voyons une faute à punir, Dieu voit surtout une plaie à guérir. Je souhaite que dans nos milieux surgiront des temps de reconnaissance pour ce qui se vit aujourd'hui et que naitront des projets de miséricorde. Ensuite nous pourrons nous agenouiller auprès du même Dieu pour dire MERCI. 

jeudi, 03 décembre 2015 14:29

En méditant

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Notre Pasteur François nous invite à une année consacrée à découvrir la miséricorde. Ce temps s'ouvrira le 8 décembre prochain. Dans son texte sur la joie de l'Évangile, le Pape nous imnvite à être des contemplatifs: contemplatifs du christ et contemplatifs du monde. Je crois que pour bien vivre la miséricorde,  ces deux attitudes sont indispensables.

L'Évangile de Luc nous présente un Jésus plein de miséricorde, un Jésus plein de compassion en faveur des pauvres, des petits, des mal gommés de la société. Il nous présente le bon Samaritain qui s'arrête pour le blessé sur le bord de la route et le pends en charge.(Lc 10, 29) La miséricorde nous invite à accompagner l'autre pour l'aider à aller plus loin. Jésus nous parle aussi de la joie du père qui retrouve son fils. (Lc 15, 11). Il nous invite à retrouver nos entrailles de père et de mère pour accueillir les autres et cheminer avec eux. Le père de la parabole n'avait rien à pardonner au fils, mais il se devait d'accueillir le fils et de lui faire découvrir la vie de famille, lui faire découvrir ce qu'est un père. Nous sommes invités à vivre cette attitude de miséricorde envers nos frères et soeurs qui viennent demander un service à l'Église. Leur faire découvrir la vie de famille et leur donner le goût de revenir.

Nous devons aussi contempler le monde pour découvrir la miséricorde en action chaque jour autour de nous et rendre gâce, dire MERCI. Des organismes de charité dans chacune de nos communautés vivent au quotidien la miséricorde. Des bénévoles à l'année longue accueillent et soutiennent des familles en difficulté financière ou de relations familliales. Des bénévoles chaque semaine s'arrêtent un moment avec des enfants en difficulté d'apprentissage et les accompangent sur la route de leur vie. Des hommes et des femmes consacrent des soirées ou même des nuits pour acocmpagner des personnes en fn de vie, pour soutenir des femmes et des enfants victimes de violence. Et la liste pourrait s'allonger ... La miséricorde est un trésor déposé dans le coeur de l'être humain dès sa conception. Plusieurs la vivent sans le savoir, il nous appartient sans doute de la découvrir avec eux.

Je souhaite de tout coeur que durant cette année de la miséricorde, nous ouvrions la porte de notre coeur pour accueillir toutes ces personnes et leur dire MERCI. Rendre grâce au Seigneur pour son oeuvre d'amour dans notre monde. Je crois que notre Église et surtout nous les vieux chrétiens du dimanche avons besoin d'ouvrir nos coeurs à cette réalité vécue sur le terrain chaque jour. La miséricorde n'est pas un mot, elle est un acte vécu sur le terrain. Marie nous a donné l'exemple de la miséricorde en allant porter Jésus a Jean Baptiste pour le préparer à être le précurseur du Messie. Apprenons comme elle à faire découvrir le Christ agissant dans le coeur et la vie de tous ces bénévoles qui laissent monter en eux ce chant d'amour d'un Dieu qui nous a dit; "Faites ceci en mémoire de moi."

vendredi, 27 novembre 2015 17:20

L'Avent, temps pré-natal chez Luc

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Luc nous présente sa façon de concevoir la naissance de Jésus en fonction des personnes à qui il s'adresse. Il est intéressant de méditer cette démarche pour aujourd'hui car son actualité est toujours présente.

Au temple, à l'heure de l'office, nous rencontrons notre ami Zacharie, prêtre, qui reçoit un message de Dieu à savoir qu'il sera père. Le pauvre ricane parce qu'ils sont lui et son épouse des gens âgés. Comme il ne croit pas, il devient incapable d'annoncer cette bonne nouvelle. Le texte dit qu'il devient muet. L'Ancien Testament prisonnier de ses rites et ses obligations n'est plus capable d'annoncer la nouveauté que le Seigneur prépare. Et nous?  Notons au passage que l'ange n'est pas nommé et reste face à lui.

Quelque temps plus tard, une petite dame dans sa maison reçoit aussi la visite d'un ange, il est nommé Gabriel. Le texte nous dit: l'ange entra chez elle. Le message de Dieu est entré en Marie contrairement à Zacharie. Marie questionne sur le comment et non sur l'événement. Et l'ange lui répond: Ce qui naitra de toi sera de Dieu. Marie part en hâte vers Éisabeth partager sa joie. L'important de cette visite est la rencontre de Jésus et de Jean Baptiste. Et Élisabeth a cette phrase merveilleuse: L'enfant a tressaillit en moi.

Le temps de l'Avent est un temps de découverte et de croissance; un temps pour faire naitre ou plutôt faire découvrir Jésus autour de nous. La question qui prend aux tripes: Suis-je un Zacharie dans le temple qui devient muet ou Marie dans sa maison qui court partager avec les autres? Le temps de l'Avent sera-t-il un temps de célébration à l'église seulement ou un temps de naissance du Christ en nous et autour de nous?

On se pose souvent la questioon sur le comment faire. Mais l'ange nous dit; Sois sans crante, ce qui naitra de toi sera de Dieu. Est-ce que notre présence de chrétien dans nos familles, notre société fera tressaillir l'enfant dans le coeur des autres?  Comme Marie nous devons être docile à la présence de l'Esprit en nous et autour de nous. Marie est allé porter Jésus à Jean sans se demander comment faire ou quoi dire. Elle est allé simplement.

N'oublions pas aussi que Luc place la naissance de Jésus à Bethléem et fait venir des bergers reconnaitre le Christ Jésus. Bethléem signifie maison du pain. Il présente Jésus comme nourriture donc force pour le peuple chrétien. C'est une référence à l'Eucharistie. Luc amène des bergers parce qu'il s'adresse à des grecs convertis et pour eux les fils des dieux sont reconnus par des bergers. Luc rejoint à la fois ses auditeurs et lecteurs juifs et grecs. Il est important pour nous dans notre contexte actuel de prendre conscience que l'évangéliste révèle le message avec des images qui rejoingnent  les gens qui l'écoutent. Aujourd'hui, nous pourrions peut-être écrire que Jésus est né dans une "boulangerie et couché dans le pétrin."  L'important est le message à transmettre. Profitons de ce temps de l'avent pour approfondir ces textes de Luc qui sont encore d'une très grande actualité pour transmettre le message de Jésus.

vendredi, 20 novembre 2015 15:09

Nous sommes en guerre!

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Nous sommes en guerre entendons-nous depuis quelque temps. C'est vrai. Mais nous sommes en guerre depuis longtemps. Des empires comme l'empire communiste, "étatunien", Hitler,  ont bombardé et tué des milliers de personnes. Qu'on se rappelle le Rwuanda. Aujourd'hui la riposte nous arrive et la peur s'installe et nous sommes en guerre. Nous avons tué Sadam Hussein et combien d'autres avant lui. M'est avis que c'est notre guerre qui continue.

Un jour, une maman voulu asseoir son enfant. Celui-ci refusa. Elle le prend et l'assoit. L'enfant la regarde et dit: "Maman, mon corps est assis mais dans ma tête je suis encore debout." Quand l'enfant sera grand, il risque de ne pas se laisser faire aussi facilement et pourra devenir rébarbatif. Ne serait-ce pas  un petit peu ce que nous vivons actuellement? L'enfant que nous avons bombardé hier a grandi et se défend sauvagement. Je sais bien que c'est trop racourcir la situation. Mais n'y a-t-il pas un peu de vrai.

Je me plaisais hier a relire le texte de la Genèse où je rencontrais mes frères Abel et Caïn. Cet histoire continue. La guerre c'est une lutte de pouvoir, l'ambition de dominer  et d'avoir raison. Pourtant la Bible nous dit que le monde est fait pour vivre dans une relation d'amour, d'entente, de fraternité, d'égalité. Dimanche nous fêterons notre roi-pasteur. Notre guerre, nous pourrons écraser l'ennemi par la force, mais nous ne l'aurons pas gagné. Notre pasteur nous dit que c'est en comprenant la raison qui motive l'autre à nous agresser et en corrigeant le tir que nous pourrons nous entendre et faire la paix; non gagner la guerre, mais faire la paix. Je sais que le problème est plus compliqué et que c'est rêver en couleur, mais qu'importe, il y a quand même un petit peu de vrai. Notre monde a besoin d'être écouté et aimé. Il a besoin de retrouver les valeurs fondamentales qui font vivre en harmonie. Nous avons réglé la guerre de 1914 et de 1945 avec des armes et nous sommes encore en guerre. Celle-ci devient de plus en plus féroce et dangereuse parce plus souterraine et plus sophistiquée. Je sais bien que c'est plus compliqué mais je crois encore au respect des personnes, à l'amour et à l'accueil. Que la fête du Pasteur-Roi nous conduise sur ce chemin.

 

samedi, 31 octobre 2015 14:22

Encore un pas!

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Ce matin, les nouvelles m'apportent un autre sujet de méditation. Mme Payette et un groupe de femmes préparent un sommet pour les femmes, sur la place des femmes en société, politique et moi j'ajoute l'Église. Le synode vient de se terminer et Mgr Durocher a parlé de l'accession des femmes au diaconat. Ce pourrait être un premier pas vers l'ouverture des ministères aux femmes et aux hommes mariés. Je suis très curieux de voir le suivi qui sera donné à cette volonté.

Mme Payette ajoute qu'elles ne sont plus à l'heure des revendications mais des exigences. Les hommes politiques, dit-elle, devront s'engager face aux femmes. Pourrons-nous en dire autant dans l'Église. Je crois que l'heure est venue dans notre monde de faire éclater cette société patriarchale, cette Église masculine pour retrouver le chemin de la communion, la solidarité et mieux comprendre la parole du Seigneur: "Ce que Dieu a uni que l'homme ne le sépare pas." 

Mme Anick de Souzenelle a écrit un magnifique livre: "Le baiser de Dieu, ou l'alliance retrouvée." Elle assoie l'alliance avec Dieu et entre nous dans le texte de la création. La vision de la chute au Paradis Terrestre avec la notion du péché originel a biaisée notre vision du monde et du rapport entre les personnes et à mon humble avis a séparé ce que Dieu avait uni au moment de la création. je laisse aux savants théologiens et saints pères de l'Église de s'amuser avec ces énoncés, moi, je retourne à mes chaudrons.

vendredi, 30 octobre 2015 16:09

Faites-nous rêver!

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Il y a longtemps, un homme nous a fait rêver avec son: "Maitre chez-nous." Plus tard un autre a réveillé nos rêves avec son "Pays". Notre histoire est jalonnée de la présence de ces femmes et de ces hommes qui ont éveillé chez nous des rêves d'avenir. Pour avancer, un peuple a souvent besoin de rêves. Dieu a sorti le peuple juif d'Égypte en lui promettant la terre promise.

L'Église du Québec a vécu aussi ses heures de rêves. A la suite de Vatican 11, des chrétiens d'ici ont rêvé d'une Église ouverte où l'on accueille librement les différences, où les chrétiens et chrétiennes sont vraiment l'Église peuple de Dieu. Nous avons rêvé d'une Église en marche vers la communion et la coresponsabilité. Nous avions traduit nos rêves dans un chant qui résonne encore à mes oreilles:

"Vois comme ils sont beaux nos rêves,Vois comme ils sont beaux nos mots. Quand on les dit, c'est une fête, quand on les vit, vois comme c'est beau. Vois le coeur de la jeunesse qui invente son destin. (...) Nous tracerons des chemins pour ouvrir des lendemains. Inventons les mots qui appellent un temps nouveau. Nous éveillerons l'amour et bâtirons à pleines mains  l'aujourd'hui de nos destins."

Depuis au Québec, un plat "platte" s'est installé. Où sont passés nos rêves? Ils sont disparus comme les roses en l'espace d'un matin.  Le Pape François nous fait rêver encore. Le synode sur la famille nous fait rêver aussi. Nous rêvons d'une Église "Hôpital de campagne",  de pasteurs qui prennent l'odeur des brebis. Où sont passés nos rêves? Où sont passés nos leaders qui faisaient rêver? Nous vivons une grande pauvreté d'éveilleurs de rêves, de défis, d'ambition, d'avenir.

Notre chant disait aussi: "On a épuisé la mer, on a  vidé nos villages. Pensez-vous nous connaitre en nous croyant des résignés ou des exilés." J'aurais le goût de parodier un peu: On a vidé nos églises, on a laissé naitre l'indifférence et le vide spirituel. Pensez-vous nous connaitre en nous pensant des athées ou des indifférents? Voyez le coeur de nos jeunes qui invente leur destin. Voyez les yeux des parents qui cherchent les couleurs de l'Évangile et de la vie. Voyez l'ardeur des bénévoles qui tracent les routes de demain. Voyez le sourire de Dieu qui se baigne dans  la fraicheur des regards des enfants. Il y a encore des rêves au coeur des chrétiens et chrétiennes d'ici. Faites surgir ces rêves!

jeudi, 22 octobre 2015 17:01

Une question

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Je me suis arrêté aujourd'hui avec Moïse dans sa marche au désert vers la terre promise. Il a été envoyé par Dieu pour libérer le peuple juif de la servitude d'Égypte. Le Dieu de Moïse est le Dieu du temps et non du vite fait. Le peuple était pressé d'avoir des résultats et il s'est fabriqué un veau d'or. On voulait un Dieu efficace tout de suite et maintenant.

Nous sommes sortis, il y a quelques années, d'une période de chrétienté au Québec. Ce n'était quand même pas l'esclavage en Égypte. Mais notre société a changé très rapidement. Nous avons voulu peut être comme les Égyptiens avoir des résultats rapides. Nous nous sommes mis à la tâche de bâtir des structures. Nous avons connu les zones pastorales dans les années 1970. Nous y avons cru, j'y ai cru personnellement et nous y avons consacré  du temps et des énergies. Ces zones pastorales sont disparues. Vingt ans plus tard, nous avons connu les secteurs pastoraux. Nous y avons cru aussi. Mais cette structure n'a pas donné les réssultats attendus. Nous sommes devant de grands ensembles où la vie s'écoule doucement et où une présence pastorale vraie devient impossible.

Comme le peuple  sur la route du désert, je me demande si nous n'avons pas voulu des résultats rapides et avons érigé un "veau d'or". Le Dieu qui nous guidait était le Dieu du temps et non du "vite fait." Quelqu'un a dit: "L'impatience, c'est de l'idolatrie."  Nous fabriquons encore des structures, des catéchèses, des célébrations trop souvent vides de sens.

Le peuple qui s'est fabriqué un veau d'or est resté dans la plaine, dans ses courtes vues, ses rêves d'Égypte. Moïse était sur la montagne pour accueillir le plan et l'action de Dieu en faveur du peuple. Il nous faudra peut être aller sur la montagne accompagner Moïse, le temps nécessaire pour écouter et reconnaitre le  plan de Dieu pour l'Église du Québec. Quelqu'un avait dit un jour dans une rencontre de pastorale: "Faudrait sans doute mettre un moratoire sur les sacrements et les structures pour discerner le chemin de Dieu pour notre Église." Évidemment, il fut mal reçu.  Aujourd'hui la question reste entière et l'exemple du peuple au désert vient la renforcer. Traverser un désert, c'est prendre l'habitude de faire des choix en faveur de la vie. C'est là que nous sommes aujourd'hui, quels seront nos choix pour demain?

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