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Homélies, réflexions et spiritualité

Textes de réflexion

dimanche, 13 août 2017 19:09

La vie est un chemin de croissance.

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Assis dans ma berçante par un beau matin d'été, je sirote mon café et me laisse envahir par cette vie magnifique qui m'entoure. Soudain des morceaux de passé remontent à la surface et me font sourire.

Un jour,  il y a longtemps de cela, j'avais préparé un beau texte d'homélie pour présenter la nouvelle pastorale du baptême  à la suite de Vatican 11. Arrivent au presbytère deux savants messieurs: un comptable et un professeur. Tout heureux de tester ma trouvaille, je leur lis mon savant papier. Ils m'écoutent avec une attention respectueuse et à la fin, ils me disent: C'est beau ce que tu as écrit, mais on comprend rien. Ton vocabulaire et la façon trop savante de dire les choses nous dépassent. Si tu veux nous parler du baptême parle-nous de telle et telle question." J'ai mis mon savant papier à la poubelle et recommançai.

Souvent par la suite je fus questionné par des étudiants du secondaire qui me demandaient de lâcher mes idées et de leur expliquer le message de l'Évangile. Ce n'était pas facile parce que je n'avais pas été préparé à parler à des gens, mais à dire une doctrine. J'ai essayé d'améliorer me "performance" mais le succès n'est pas souvent au rendez-vous.

Communiquer un message dans l'homélie est un charisme que l'ordination sacerdotale ne donne pas nécessairement. Les hommes ont pensé que l'Esprit avait donnée ce charisme seulement aux hommes, mais l'Esprit les a déjoués. Dans les partages d'Évangile que je vis présentement avec des frères et des soeurs en Jésus Christ, et dans l'animation des clébrations dominicales de la Parole,  des chrétiens et souvent des femmes communiquent mieux que nous le message de l'évangile. Communiquer le message de l'Évangile n'est pas affaire de "muscles" mais de "coeur."

Plus je vieillis, plus je découvre les bons tours que l'Esprit nous a fait et nous fait encore. Comme célibataire aujourd'hui je me dis qu'au cours des siècles, les hommes ont pensé qu'il était moins embarrassant de garder tous les ministères pour eux et laisser les femmes dans la sacristie. Mais attention, l'Esprit nous jouera un de ces bons tours un moment donné. Je m'amuse à vieillir et à brasser d'amusants souvenirs. La vie est belle.

jeudi, 10 août 2017 14:03

Ma vie est marquée.

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Lors de ma premère année d'étude, j'avais lu Adagio, je crois, de Félix Leclerc où il racontait l'histoire du voleur de bois. Il parlait d'un homme prit à voler du bois et qui racontait qu'un jour il avait volé du bois pour se chauffer parce qu'il n'avait plus rien, on l'avait étiqueté le voleur de bois. Depuis ce temps il volait souvent du bois parce qu'on l'appelait le voleur de bois. C'est une histoire qui veut nous montrer  comment la pression populaire peut modifier  une vie. Cette histoire ne m'a jamais quitté.

Il y a quelques années, j'ai accompagné un jeune homme qui me disait: "Mon père m'a toujours dit que je ne ferais jamais rien de bon, que je n'étais qu'une bouche à nourrir." Malgré nos efforts, quelque temps plus tard, il se suicidait. Notre vie est souvent marquée par des paroles ou des jugements tant positifs que négatifs. Nous en faisons tous l'expérience un jour ou l'autre dans notre vie.

Si je regarde l'Évangile, il me semble que Jésus nous donne une autre leçon ou façon de faire. Dans la rencontre avec la Samaritaine, il lui demande un service: Donne-moi à boire." Jn 4, 7. Au paralytique, il dit: "Lève-toi, prends ton grabat et marche." Mth 9, 6. autrement dit: Arrête de compter sur les autres prends ta vie en main et vit. Jésus mange avec les pauvres et les pécheurs, Luc 14. Et combien d'autres exemples les Évangiles nou sdonnent.

Jésus était positif avec les gens, il allait chercher ce qui était bon en eux pour le faire grandir. Ça me rappelle le chant de Nicola "Je t'aime tout court." C'est ce que Jésus dit simplement, je t'aime pour ce que tu es et non pour ce que tu fais. Ce qui est important pour le Seigneur, c'est ce que nous sommes, les remplis de Dieu.

Nous devrions suivre cet exemple du Seigneur et partir positif avec nous et les autres. Développer avec le Seigneur une prière d'action de grâce ou lieu de chiâleux. Au lieu de toujours être écrasé pour demander pardon, être debout comme des chrétiens et chrétiennes sauvés et en marche vers le royaume de Dieu intérieur en nous et en train de se réaliser.   J'ai vu des vies changer, des gens se redresser parce qu'ils découvraient leur beauté et grandeur intérieures. Notre vie pourrait être marquée positivement et non négativement. Nous pourrions voir le Paradis Terrestre moins comme une chute mais comme une étape de croissance. Nous avons développé des attitudes de saules pleureurs et le télé-journal nous présente toujours plus de mauvaises nouvelles que de bonnes.  Soyons positif.

 

lundi, 07 août 2017 18:59

Parler vs communiquer.

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Nous vivons dans un monde de parole, on parle, on parle, .... La télévision, la radio font résonner leur voix, même à l'église le silence se fait de plus en plus rare. Avons-nous peur du silence,? je ne sais pas. Une chose que je sais est que nous oublions de communiquer.

Parler donne des connaissances, fait appel à la raison: on donne de l'enseignement, nous faisons de la catéchèse, etc ... même nos chants religieux font appel à la tête et pas souvent au coeur. Alors que communiquer apporte une expérience, fait davantage appel au coeur. Quand je fais une homélie et que les gens lisent le blletin paroissial ou baillent aux corneilles, je parle mais ne communique plus. Quelqu'un me parlait d'un prêtre et disait quand il nous parle on sent que ça vient du dedans, c'est du vécu. Il nous communique ce qu'il vit. J'écoutais, à la télé, Soeur Angèle  des chansonniers qui nous communiquent leur expérience de vie. Ils nous parlent de leurs valeurs, de ce qui les fait vivre. On les écoute La plupart des chansonniers parlent au coeur. Ils nous transmettent ce qu'ils vivent en dedans. L'expérience et le sentiment sont le langage de l'âme.

Nous mettons beaucoup l'accent sur la parole, sur la catéchèse dans notre Église, sur l'évangélisation mais très peu de l'expérience. Je crois que cela manque beaucoup et explique un peu le déficit de la catéchèse et de la vie chrétienne actuelle. La vie chrétienne est une expérience du Christ au quotidien. Notre faiblesse en Église est ce manque d'expérience. Les chrétiens sont devant un vide spirituel parce que l'enseignement est oublié et l'expérience spirituelle est absente. Jésus s'adresse au coeur, Il se situe au niveau de la vie et non de la tête et des doctrines. Alors posons-nous la question: Voulons-nous donner des connaissances ou faire vivre une expérience?

J'écoute les grands parents aujourd'hui et la vie chrétienne de leurs enfants se résument à la messe et des dévotions. La vie quotidienne  et l'expérience de foi  sont absentes de leur radar. Ce qui compte beaucoup ce sont les crucifix dans les écoles et que les enfants peuvent dire les commandements de Dieu. C'est extrêmement pauvre et triste. Ceci peut expliquer la désaffection de la pratique sacramentelle parce que les crhétiens en sont plus là aujourd'hui. Il est urgent d'apprendre à communiquer et à passer de la parole à la communication. Ce serait un bon sujet de rencontre.

mardi, 01 août 2017 16:41

Je tricote.

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Une vieille dame un jour prit le train vers Montréal, pour passer le temps elle tricotait. En chemin, le train dérailla et la vieille dame se retrouve sur le côté dans le fossé. On vient vite à son secouer: "Êtes-vous blessée madame?" Non, qu'elle répond. Mais j'ai échappé une maille. Ma mère tricotait beaucoup et elle le faisait en chantant comme si tricoter était un passe temps.

Lorsque j'ai prit ma retraite, il y a quelques années, je me suis mis à tricoter pour remplir les journées. je me tricote un commentaire d'Évangile chaque semaine,  je me tricote une  piste de réflexion sur des événements ou des idées d'actualité, je me tricote des commentaires de lecture au fil des journées. Tout cela en m'amusant.

C'est intéressant le tricot. je peux choisir ma laine selon mon goût comme qualité ou couleur. C'est parfois la laine solide d'une réflexion sur la vie chrétienne ou des sujets d'actualité, ce peut être une laine plus soyeuse de sujets légers et souvent comiques, ... La couleur aussi est importante. Ce peut être le blanc quand je tricote au sujet de la vie spirituelle, le vert quand je pense à l'avenir de nos communautés, ou le rose quand je tricote que la vie est belle, et même le noir quand des systèmes me font "rager". Mais je tricote en m'amusant.

Mon tricot prend des formes différentes selon les circonstances: Un gilet pour réchauffer les gens qui grelotent, des mitaines pour celui qui ne sait plus quoi faire de ses dix doigts, des bas chauds pour la personne qui ne marche plus par peur ou par froid. ... Et même à l'occasion, je me tricote une bonne soirée de cartes. Je tricote en m'amusant.

Je n'ai pas pris ma retraite pour attendre que l'on me demande de célébrer une messe, un baptême ou une funérailles; j'ai pris ma retraite pour tricoter la vie telle qu'elle se présente devant moi chaque jour. C'est d'autant plus agréable que des gens m'écrivent soit pour m'encourager dans mon tricot, soit pour me signaler leur désaccord ou leur questionnement. Il y a des moments où comme la vieille dame du train, j'échappe une maille, sans doute. Qu'importe, je tricote en m'amusant. "Je veux mettre de la couleur et de la fantaisie dans ma vie parce qu 'un Dieu aimant qui s'amuse avec moi est plus intéressant qu'un Dieu expliqué par les thèses des savants."  C'est le souhait que je formule pour toutes les personnes qui  prennent leur retraite: Apprenez à tricoter.

vendredi, 28 juillet 2017 19:13

Réfléchissons un "brin".

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Nous avons grandi avec le péché originel au coeur de notre quotidien. Une vision qui a marqué notre vie, nous  a posé bien des questions et n'a pas fini d'en poser j'en suis certain.

On dit qu'à l'époque de S. Augustin, il y avait S. Irénée et des théologiens  qui affirmaient qu'au Paradis terrestre il ne s'agissait pas d'une chute et d'un révolte contre Dieu mais d'une crise de croissance. Une crise comme tout être humain en vit et comme le peuple de Dieu en a vécu au long de son histoire.

Dans son livre: "Conversation avec Dieu" l'auteur affirme que nous devrions considérer cet événement comme une première bénédiction. Les premiers habitants de la terre venaient de faire l'expérience qu'il leur était possible de faire des choix. Ils étaientr capables de faire des choix et de bâtir eux-même leur vie. Ça m'a rappelé S. Irénée et je me suis dit que si on avait retenu cette vison des choses notre vie serait différente.

La théorie du péché originel a fait de la femme la méchante, la tentatrice qui induit l'homme au mal. Ma mémoire me rapporte des conversations entendues chez nous qui confirment cette vision négative de la femme. Les sermons à l'église n'étaient pas de nature à nous faire changer d'idée.

J'aime beaucoiup ces nouvelles façons de voir l'événement du jardin de l'Eden. Elles m'apparaissent plus évangéliques et moins patriarcales. Si un jour je rencontre le Seigneur face à face je lui demanderai la vérité. Il ne faut jamais s'arrêter de chercher.

 

jeudi, 27 juillet 2017 13:25

Des confidences.

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Dernièrement, je rencontrais, sur la promenade près de la mer, une grand-mère qui me parlait de son petit fils qui n'est pas baptisé. Elle me disait: s'il meurt où est-ce qu'il va aller? Je lisais dans son intervention de la souffrance et de l'angoisse. En discutant avec elle j'ai appris qu'elle avait un enfant mort-né  enterré dans "le clos" comme elle dit. Enerré hors du cimetière, dans le clos comme un animal. Est-ce que mon petit-fils aura le même sort?

Dans un stationnement publique, je renocntre une dame professeur au secondaire qui me parle aussi de l'Église.  Elle me dit: On nous a tellement compté de "menteries", la peur de l'enfer, le mythe d'Adam et Eve, du péché originel, mes parents vivent encore dans la peur. Et même dernièrement, une famille, victime d'une tragédie, a du faire une célébration funéraire au salon funéraire parce que l'Église a refusé à cause de coutumes et de lois.

J'écoute ces confidences pénibles, douloureuses de chrétiens blessés. J'écrivais dans mon texte sur 50 ans de vie sacerdotale que dans l'Église "hors les murs," j'avais trouvé une Église blessée et souffrante. Je vous en partage quelques bribes aujourd'hui. Je crois que notre Église est victime de ses lois et traditions et que nos frères et soeurs dans la foi ont quitté pour se défricher des lieux de rencontre et de célébrations qui les nourrissent. J'ai repris avec ces gens le chant de Nicola Ciccone: Je vous aime tout court. Je vous demande pardon pour l'Église et je vous aime pour ce que vous êtes: des enfants que Dieu aime avec un coeur de Père.

"Si nous vivions à nouveau la beauté des rencontres eucharistiques, où les croyants se donnent rendez-vous pour prier leur Dieu vivant et faire la rencontre du ressuscité, il me semble que la souffrance serait moins pénible à porter pour ceux et celles qui sont les blessés de la vie. Je pense toujours que la véritable rencontre de l'AMOUR, entre autre dans la célébration eucharistique, propose un chemin de transformation, de guérison et d'espérance." Valois Robichaud. P. 69. A chacun son chemin.

Jean Vanier nous disait lors d'une retraite: "Si vous ne pouvez vous agenouiller devant ces blessés de la vie, vou sne pouvez pas vous agenouiller  en vérité devant la Grand blessé."

lundi, 24 juillet 2017 13:49

J'ai soif.

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Ce matin, le bulletin de nouvelles nous parle d'une femme enceinte poignardée cette nuit. C'est un acte atroce et très malheureux. Notre premier réflexe sera sans doute de nous dire que cet homme mérite un châtiment sévère. Cette femme pourra-t-elle un jour pardonné?

Je croyais entendre le cri de Jésus en croix: J'ai soif. Notre monde a soif d'amour et de miséricorde. Lacte posé cette nuit mérite d'être puni, mais l'homme qui l'a posé est plus grand que son crime et mérite d'être guéri. Je crois que nous devons dépaser le pardon et semer la miséricorde. La miséricorde suppose l'accompagnement et la guérison. Le pardon nous libère d'un poids qui empoissone  l'existence; la miséricorde conduit à la guérison intérieure des personnes concernées. Lors de son entrée à Jérusalem, Jésus envoya ses disciples délié un âne et le lui amené. Lc 19, 30. Jésus nous envoie délier les gens de ce qui les empêche d'agir comme des être humains et des enfants de Dieu et de leur faire découvrir le trésor qui les habite -Jésus ressuscité. Notre monde a soif d'amour et de miséricorde.

La plupart d'entre nous allons sans doute prier pour eux, peut être allumé un lampion ou aller à la messe. Tout ceci est bien, mais en éxode 14, 15 Dieu dit à Moïse et au peuple: "Pourquoi crier vers moi? Fils d'Israël, mettez-vous en route." Pourquoi crier vers le seigneur, pourquoi nous contenter de prier? Jésus nous dit de nous mettre en route pour semer l'amour et la miséricorde. Il nous invite à sortir de nos rites et dévotions pour devenir témoins de sa présence amoureuse dans le monde. Notre monde a soif d'amour et de miséricorde. Qu'attendons-nous? La neuvaine à Sainte Anne se termine, qu'est-ce qu'elle aura changé dans nos vies?

mardi, 18 juillet 2017 14:38

Une piste de réflexion pour la neuvaine

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Ce matin, Jésus nous adresse une bonne taloche. En Mathieu 11, 20-24, il dit: "Malheureuse es-tu Corozaine! Malheureuse es-tu Bethsaïde! Car, si les miralces qui ont eut lieu chez vous avaient eu lieu à Tyr et à Sidon, ces villes se seraient converties." Corozaine était une ville près de Capharnaüm et avec Bethsaïde étaient  des villes juives qui avaient reçu l'appel du salut. Les autres villes étaient des villes étrangères et celles-là étaient plus ouvertes à l'accueil de l'Évangile. Nous nous croyons bons chrétiens, meilleurs que les autres parce que nous sommes à la messe le dimanche. C'est ce que j'entends souvent autour de moi. Mais attention Corozaïne ...

La question que Jésus me pose ce matin: suis-je Corozaïne ou Tyr? Suis-je un chrétien ancré dans mes pratiques et mes façons de faire ou suis-je une ville ouverte à la nouveauté de l'Évangile? Il m'apparait aujourd'hui que nous jugeons chrétien les gens qui viennent à la messe. Sainte Anne n'est jamais allé à la messe et Marie non plus et pourtant nous les appelons Saintes ... Est-ce à dire qu'il ne faut pas aller à la messe? Non. Mais l'Eucharistie est une vie avant d'être une célébration. Elle est  vie célébrée. Nous avons peut être trop réduit l'Eucharistie à la célébration. On se sanctifie dans l'Eucharistie vécue au quotidien pour ensuite célébrer en communauté. Et la célébration est un tremplin pour nous retourner à l'Eucharistie quotidienne dans mon milieu de vie. Méditons .....

samedi, 15 juillet 2017 15:39

Un souvenir.

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Un jour, il y a 20 ans, je faisais monter un jeune "sur le pouce"  un auto-stopper" comme on dit par ici. J'engage une conversation avec lui m'informant de ses études, son coin de pays, et dans la conversation, il s'arrête, me regarde et me dit: "Vous n'êtes pas un prêtre, vous?" Je lui réponds oui et même je travaille à l'évêché comme vicaire de l'Évêque. La conversation s'engage sur la religion et j'ai vécu une excellent rencontre avec ce jeune. En descendant de voiture, il me donne la main et me dit; "Vous n'êtes pas un prêtre comme les autres, vous." Je me suis questionné souvent par la suite. Avant de parler de religion, il avait établi un contact avec un homme et il découvre qu'il est prêtre. Le lien de confiance était établi et la rencontre fut très bonne.

Ce matin, me mettant le nez dans la Joie de L'Évangie, le Pape me dit:"L'annonce de l'Évangile se fait en tout lieu, sur la route,au travail, en chemin. Dans cette prédication, toujours respectueuse et aimable, le premier moment  consiste en un dialogue personnel, ou l'autre personne s'exprime et partage ses joies, ses espérances et ses préoccupations. C'est seulement  après cette conversation qu'il est possible de présenter la Parole en annonçant l'Amour qui s'est fait homme." Ce texte du Pape François m'a rappelé mon expérience d'autrefois. Comme j'ai continué dans cette ligne d'essayer de faire rencontrer l'homme avant le prêtre, le Pape est venu me conforter. D'ailleurs Jésus s'est présenté comme le fils de Marie et de Joseph de Nazareth et les gens ont découvert qu'il était Fils de Dieu. Ce texte de la Joie de l'Évangile est d'une très grande leçon de vie. Marie est merveilleuse en ce sens. Elle est allé porter Jésus à Jean comme femme, on avait pas encore découvert qu'elle était Mère de Dieu.

 

vendredi, 14 juillet 2017 14:37

Une neuvaine.

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Chaque année, le mois de juillet nous ramène la neuvaine à Sainte Anne. Les chrétiens visitent les sanctuaires dédiés à Sainte Anne dans un esprit de piété et de prière, esprit de foi transmis de génération en génération. C'est pour nous au Québec, un temps de ferveur, un temps de communion et de prières.

Cette année, j'aimerais placer ce temps dans la pensée de notre Pape François: un temps de conversion. Dans la "Joie de l'Évangile", le pape nous invite à être des contemplatifs: contemplatifs du peuple de Dieu, contemplatifs de la Parole de Dieu. 

Écouter les gens autour de nous, écouter leurs rêves, leur espérance, leurs besoins spirituels. Ceci en vue de leur donner la parole dont ils ont besoin pour avancer. Nous avons souvent la manie de croire que nous avons la réponse à leurs besoins. Il faut éviter que notre démarche de conversion en soit une de récupération. Convertir pour qu'ils reviennent à la messe et donnent à la quête. Écoutons nos enfants, nos voisins, nos amis de travail, de quoi ont-ils besoin dans leur vie spirituelle? La réponse est en eux non en nous. L'évangélisation est de leur faire découvrir la réponse inscrite dans leur vie. Devenons des contemplatifs du peuple chrétien qui nous entoure.

Écouter la Parole de Dieu et l'intégrer dans notre vie. Nous nourrir de cette Parole pour la faire découvrir aux autres. Savourer le message de l'Évangile. Lundi le 17 juillet, jour de l'ouverture de la neuvaine, Jésus nous parle de la qualité de nos relations: "Celui qui aime son père ou sa mère plus que moi n'est pas digne de moi; celui qui aime ses enfants plus que moi n'est pas digne de moi." Jésus vient nous demander si notre relation est celle du pouvoir -les parents symbole du pouvoir et de l'autorité- ou celle d'un amour étouffant -celle envers les enfants comme nous l'avons dans l'Évangile avec la fille de Jaïre par exemple. Ta relation est-elle une relation libre qui fait grandir. Nous sommes invités à nous mettre à l'école du Christ pour faire grandir la vie. Devenons des contemplatifs de la Parole.

La neuvaine est aussi un temps de prière. La prière est un temps de rencontre personnelle et de communion profonde avec Dieu en nous. Nous avons besoin parfois de formules de prières qui nourrissent notre prière et qui nous conduisent à la prière. Notre vie est prière. Ce que je fais est prière. Les temps d'arrêt avec des prières me permettent d'entrer en état de prière.  Ma vie est eucharistique comme celle de Jésus. La célébration me fait célébrer cette vie et me nourrit pour que je devienne encore davantage eucharistie, bon pain pour ceux que je rencontrerai.

Durant cette neuvaine, je prierai avec Sainte Anne pour qu'elle m'accompagne sur cette route de conversion. Il me semble que c'est l'appel que me lance non seulement le Pape François mais aussi la communauté chrétienne dans laquelle je vis. Sainte neuvaine à vous tous et toutes.

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