reflexion2

Homélies, réflexions et spiritualité

Textes de réflexion

Jos. Deschênes

Jos. Deschênes

lundi, 07 décembre 2015 17:32

La compassion

Bernard Ugueux: La compassion, j'y crois. Bayard. Un missionnaire nous fait part de son expérience de compassion en Afrique. Nous y découvrons un pasteur près des souffrants, des pauvres, des mal gommés de la société. Ce n'est pas l'histoire d'un homme qui a regardé la misère et s'est contenté de prier; c'est l'histoire d'un pasteur qui a engagé sa vie pour aider, soutenir et défendre les opprimés de ce monde. C'est "une réponse aux effets déshumanisants de la violence et de la guerre." Bonne lecture.

dimanche, 06 décembre 2015 18:04

La miséricorde au quotidien.

Un jour, quelqu'un écrivit une petite histoire. Un dame avait perdu une pièce de monnaie. Elle balaya la maison jusqu'à ce qu'elle  l'eut retrouvée. Elle dit: Réjouissez-vous avec moi car j'ai retrouvé ma pièce de monnaie. Luc 15, 8. Dernièrement à la télévision on nous annonça qu'un jeune cycliste avait été frappé par un automobiliste et que celui-ci s'était enfui. Sur son lit d'hôpital le jeune blessé demanda au conducteur de se rendre à la police afin qu'on puisse l'aider à se guérir de son problème. Afin qu'on puisse l'aider à balayer sa maison pour retrouver sa pièce perdue ou enfouie dans un repli de son coeur. Ne serait-ce pas cela la miséricorde?

La miséricorde n'est pas un mot, mais une expérience de vie, une expéreince d'amour vécue au quotidien. La miséricorde ne s'achète pas chez Dolorama ou à l'épicerie, elle ne s'achète pas non plus avec des prières ou des sacrifces. La miséricorde est là plantée au coeur de chacun et chacune dès avant sa naissance. Cette petite plante est souvent cachée par de l'ignorance, ou enfouie par des blessures à guérir. Ma loi, ma présence, mon amour, je l'inscrirai au fond de leur coeur nous rappelle Ézéchiel. La miséricorde ne se découvre pas avec des enseignements, c'est de l'instruction; mais par une expérience de vie, c'est de l'éducation. Éduquer, c'est faire grandir l'autre selon la musique de son être. Quand j'entends à la télé des gens qui s'engagent dans la lutte contre l'intimidation, qui s'engagent à côté des personnes intimidées comme de ceux qui font l'intimidation pour les guérir, je me dis c'est cela la miséricorde. On aide les gens en difficulté à balayer leur maison afin de retrouver cette petit trésor d'amour, de joie de vivre déposé au fond du coeur.

Le 8 décembre prochain s'ouvrira l'année de la miséricorde. On ouvrira peut être la porte de la miséricorde à certains endroits. Je souhaite que la première porte à ouvrir soit celle du coeur, celle de la vie, celle du quotidien. Que nos jeunes fassent l'expérience de la miséricorde afin qu'ils puissent régler leurs différents autrement qu'avec des armes blanches. Souvenons-nous toujours que là où nous voyons une faute à punir, Dieu voit surtout une plaie à guérir. Je souhaite que dans nos milieux surgiront des temps de reconnaissance pour ce qui se vit aujourd'hui et que naitront des projets de miséricorde. Ensuite nous pourrons nous agenouiller auprès du même Dieu pour dire MERCI. 

jeudi, 03 décembre 2015 14:29

En méditant

Notre Pasteur François nous invite à une année consacrée à découvrir la miséricorde. Ce temps s'ouvrira le 8 décembre prochain. Dans son texte sur la joie de l'Évangile, le Pape nous imnvite à être des contemplatifs: contemplatifs du christ et contemplatifs du monde. Je crois que pour bien vivre la miséricorde,  ces deux attitudes sont indispensables.

L'Évangile de Luc nous présente un Jésus plein de miséricorde, un Jésus plein de compassion en faveur des pauvres, des petits, des mal gommés de la société. Il nous présente le bon Samaritain qui s'arrête pour le blessé sur le bord de la route et le pends en charge.(Lc 10, 29) La miséricorde nous invite à accompagner l'autre pour l'aider à aller plus loin. Jésus nous parle aussi de la joie du père qui retrouve son fils. (Lc 15, 11). Il nous invite à retrouver nos entrailles de père et de mère pour accueillir les autres et cheminer avec eux. Le père de la parabole n'avait rien à pardonner au fils, mais il se devait d'accueillir le fils et de lui faire découvrir la vie de famille, lui faire découvrir ce qu'est un père. Nous sommes invités à vivre cette attitude de miséricorde envers nos frères et soeurs qui viennent demander un service à l'Église. Leur faire découvrir la vie de famille et leur donner le goût de revenir.

Nous devons aussi contempler le monde pour découvrir la miséricorde en action chaque jour autour de nous et rendre gâce, dire MERCI. Des organismes de charité dans chacune de nos communautés vivent au quotidien la miséricorde. Des bénévoles à l'année longue accueillent et soutiennent des familles en difficulté financière ou de relations familliales. Des bénévoles chaque semaine s'arrêtent un moment avec des enfants en difficulté d'apprentissage et les accompangent sur la route de leur vie. Des hommes et des femmes consacrent des soirées ou même des nuits pour acocmpagner des personnes en fn de vie, pour soutenir des femmes et des enfants victimes de violence. Et la liste pourrait s'allonger ... La miséricorde est un trésor déposé dans le coeur de l'être humain dès sa conception. Plusieurs la vivent sans le savoir, il nous appartient sans doute de la découvrir avec eux.

Je souhaite de tout coeur que durant cette année de la miséricorde, nous ouvrions la porte de notre coeur pour accueillir toutes ces personnes et leur dire MERCI. Rendre grâce au Seigneur pour son oeuvre d'amour dans notre monde. Je crois que notre Église et surtout nous les vieux chrétiens du dimanche avons besoin d'ouvrir nos coeurs à cette réalité vécue sur le terrain chaque jour. La miséricorde n'est pas un mot, elle est un acte vécu sur le terrain. Marie nous a donné l'exemple de la miséricorde en allant porter Jésus a Jean Baptiste pour le préparer à être le précurseur du Messie. Apprenons comme elle à faire découvrir le Christ agissant dans le coeur et la vie de tous ces bénévoles qui laissent monter en eux ce chant d'amour d'un Dieu qui nous a dit; "Faites ceci en mémoire de moi."

mardi, 01 décembre 2015 18:54

Le meilleur est à venir.

L'Évangile de ce jour nous présente Jean Baptiste criant dans le désert: "Préparez vos chemins pour accueillir le Messie qui vient." Jean est comme une charnière entre les deux testaments, L'Ancien et le Nouveau. Il a donc pour mission de convier les gens à convertit leur coeur en vue de l'accueil de la nouveauté apportée par le Christ. C'est pourquoi son appel sera un appel à l'ouverture du coeur pour la venue du Messie de Nazareth. C'est le cri de Baruc au peuple de l'ancien Testament en chemin vers le salut.

Au Québec, depuis la révolution tranquille et le concile Vatican 11, un monde nouveau est en route de même qu'une Église nouvelle est en train de naitre. La voix de Jean comme celle de Baruc est d'une grande actualité. La société comme l'Église sont en croissance vers une nouvelle identité. Comme chrétiens nous aimerions conserver nos sécurités, nos traditions, nos coutumes, mais la vie nous invite ailleurs. Alors nous pouvons nous demander quels sont les chemins qu'il nous faut redresser pour accompagner rnotre monde sur la route de l'avenir? 

Un fossé s'est creusé entre l'Église officielle et le peuple de Dieu. Les gens ont quitté la pratique sacramentelle et comme le dit "L'Heureux Naufrage" ils se retrouvent devant un vide. Jean Baptiste nous invite à remplir ce fossé pour rétablir la communication. Les chemins que nous avons connus étaient encadrés par le religieux. Il nous faut cheminer mantenant sur des chemins de liberté animés par la foi et non l'obligation. Ceci exige une conversion du coeur. La société devant nous vit ses valeurs, ses rêves, ses façons de vivre et Jean Baptiste nous invite à les découvrir pour cheminer avec ce monde. Faudra-t-il abaisser les montagnes de nos préjugés ou les collines de nos vérités en vue de préparer les routes du Seigneur pour notre temps?

Notre monde a besoin de Baruc moderne pour lui faire découvrir que le Seigneur est toujours là avec son "escorte de miséricorde et de justice"; il a besoin de Jean Baptiste pour lui rappeler son besoin de conversion à la présence du resusscité. Nos frères et soeurs ont délaissé la pratique sacramentelle, ils ont besoin de Jean Baptiste pour leur faire découvrir le Christ en eux et vivre avec lui des moments intenses de communion. Comme on dit: "Le meilleur est à venir". Jean Baptiste a fait découvrir Jésus au monde de son temps et il nous invite à le faire découvrir à notre propre monde. Alors tout être humain découvirra le salut de Dieu. Baruc 5, 1-9; Luc 3, 1-6.

vendredi, 27 novembre 2015 17:20

L'Avent, temps pré-natal chez Luc

Luc nous présente sa façon de concevoir la naissance de Jésus en fonction des personnes à qui il s'adresse. Il est intéressant de méditer cette démarche pour aujourd'hui car son actualité est toujours présente.

Au temple, à l'heure de l'office, nous rencontrons notre ami Zacharie, prêtre, qui reçoit un message de Dieu à savoir qu'il sera père. Le pauvre ricane parce qu'ils sont lui et son épouse des gens âgés. Comme il ne croit pas, il devient incapable d'annoncer cette bonne nouvelle. Le texte dit qu'il devient muet. L'Ancien Testament prisonnier de ses rites et ses obligations n'est plus capable d'annoncer la nouveauté que le Seigneur prépare. Et nous?  Notons au passage que l'ange n'est pas nommé et reste face à lui.

Quelque temps plus tard, une petite dame dans sa maison reçoit aussi la visite d'un ange, il est nommé Gabriel. Le texte nous dit: l'ange entra chez elle. Le message de Dieu est entré en Marie contrairement à Zacharie. Marie questionne sur le comment et non sur l'événement. Et l'ange lui répond: Ce qui naitra de toi sera de Dieu. Marie part en hâte vers Éisabeth partager sa joie. L'important de cette visite est la rencontre de Jésus et de Jean Baptiste. Et Élisabeth a cette phrase merveilleuse: L'enfant a tressaillit en moi.

Le temps de l'Avent est un temps de découverte et de croissance; un temps pour faire naitre ou plutôt faire découvrir Jésus autour de nous. La question qui prend aux tripes: Suis-je un Zacharie dans le temple qui devient muet ou Marie dans sa maison qui court partager avec les autres? Le temps de l'Avent sera-t-il un temps de célébration à l'église seulement ou un temps de naissance du Christ en nous et autour de nous?

On se pose souvent la questioon sur le comment faire. Mais l'ange nous dit; Sois sans crante, ce qui naitra de toi sera de Dieu. Est-ce que notre présence de chrétien dans nos familles, notre société fera tressaillir l'enfant dans le coeur des autres?  Comme Marie nous devons être docile à la présence de l'Esprit en nous et autour de nous. Marie est allé porter Jésus à Jean sans se demander comment faire ou quoi dire. Elle est allé simplement.

N'oublions pas aussi que Luc place la naissance de Jésus à Bethléem et fait venir des bergers reconnaitre le Christ Jésus. Bethléem signifie maison du pain. Il présente Jésus comme nourriture donc force pour le peuple chrétien. C'est une référence à l'Eucharistie. Luc amène des bergers parce qu'il s'adresse à des grecs convertis et pour eux les fils des dieux sont reconnus par des bergers. Luc rejoint à la fois ses auditeurs et lecteurs juifs et grecs. Il est important pour nous dans notre contexte actuel de prendre conscience que l'évangéliste révèle le message avec des images qui rejoingnent  les gens qui l'écoutent. Aujourd'hui, nous pourrions peut-être écrire que Jésus est né dans une "boulangerie et couché dans le pétrin."  L'important est le message à transmettre. Profitons de ce temps de l'avent pour approfondir ces textes de Luc qui sont encore d'une très grande actualité pour transmettre le message de Jésus.

mardi, 24 novembre 2015 15:37

Attention! J'arrive.

Un jour,  un homme partit vers la Galilée pour exterminer une petite secte dont l'enseignement n'était pas conforme à la tradition juive. En route, il fit une merveilleuse rencontre qui bouleversa sa vie. Il fut terrassé par une expérience désarmante. L'Esprit entra "chez lui" et ébranla ses sécurités, son pouvoir; son être fut rempli d'un orage de sentiments. Sa vue fut obscurcie comme si des cataractes lui bouchaient les yeux. Jésus aurait pu lui dire: Attention! j'arrive. C'était la fin de son monde et un monde nouveau naissait. Ce fut le vécu de Paul.

Voila ce que Luc veut nous faire entendre dans son texte d'aujourd'hui: Lc 21, 25-36. Le Christ passe dans notre vie, dans notre monde et ce passage bouleverse nos sécurités, nos pratiques religieuses et notre mentalité. Le premier dimanche de l'Avent nous place devant ce changement radical que nous procure la visite  du Christ et de l'Esprit. Si rien ne change, c'est que nous n'avons pas ouvert la porte.

Être sur nos gardes, c'est conserver cet état d'accueil, d'écoute, de discernement nécessaire pour vivre pleinement cette visite impromptue du Seigneur. Cette visite se fait dans le quotidien comme celle à Marie à travers les personnes et les événemnets qui composent nos journées.

Le texte de l'Évangile comme celui de Jérémie n'annonce pas la fin mais un nouveau départ. Ils annoncent la naissance du Christ dans  l'aujourd'hui du monde. Les bouleversements proposés sont le symbole de l'échec de nos structures et pratiques religieuses et l'ouverture sur un monde nouveau, celui de l'Évangile, celui de la liberté, celui de l'amour.  Les changements vécus dans notre Église sont un  moment privilégié pour nous faire saisir l'essentiel du message de Jésus. Le temps de l'Avent devra être pour nous un temps privilégié pour devenir des Jean Baptiste qui iront faire découvrir le Christ agissant et réchauffant les coeurs aujourd'hui dans la Galilée de notre quotidien.

Quand Luc présente la naissance de Jésus, il parle de l'annonce à   zacharie et à Marie. Zacharie, grand prêtre dans le temple, est devenu muet, incapable de dire au monde la nouveauté qui s'annonçait. Prisonnier de ses rites liturgiques, il était devenu muet devant la nouveauté de l'Évangile. Marie au contraire est partie vers Élisabeth partager sa joie et permettre à Jésus de visiter Jean. Zacharie a été incapable d'accepter les bouleversements que l'Esprit lui apportait.

L'Avent nous propose de devenir des Jean-Baptiste pour faire découvrir le Christ agissant aujourd'hui encore dans nos commmunautés. Attention, soyez sur vos gardes afin de bien saisir le passage du Christ. Ce passage se fait dans la Galilée de nos vies comme au temps de Marie. Ce passage peut se faire dans un temps de prière,  comme sur les trottoirs ou au restaurants et même à la taverne. Dieu est chez lui partout. Rendons grâce au Seigneur aujourd'hui pour cette promesse de bonheur et de liberté qu'il nous propose.

dimanche, 22 novembre 2015 15:53

Pensée

L'approche non violente ne transforme pas immédiatement le coeur de l'oppresseur. Elle agit d'abord sur le coeur et l'âme de ceux qui s'engagent dans cette voie. Elle leur apprend à se respecter et met à contribution des ressources de détermination et de courage qu'ils ne savaient pas posséder. Finalement, elle atteint l'adversaire et agite sa conscience à un tel point que la réconcilitation devient réalité.

Martin Luther King.

vendredi, 20 novembre 2015 15:09

Nous sommes en guerre!

Nous sommes en guerre entendons-nous depuis quelque temps. C'est vrai. Mais nous sommes en guerre depuis longtemps. Des empires comme l'empire communiste, "étatunien", Hitler,  ont bombardé et tué des milliers de personnes. Qu'on se rappelle le Rwuanda. Aujourd'hui la riposte nous arrive et la peur s'installe et nous sommes en guerre. Nous avons tué Sadam Hussein et combien d'autres avant lui. M'est avis que c'est notre guerre qui continue.

Un jour, une maman voulu asseoir son enfant. Celui-ci refusa. Elle le prend et l'assoit. L'enfant la regarde et dit: "Maman, mon corps est assis mais dans ma tête je suis encore debout." Quand l'enfant sera grand, il risque de ne pas se laisser faire aussi facilement et pourra devenir rébarbatif. Ne serait-ce pas  un petit peu ce que nous vivons actuellement? L'enfant que nous avons bombardé hier a grandi et se défend sauvagement. Je sais bien que c'est trop racourcir la situation. Mais n'y a-t-il pas un peu de vrai.

Je me plaisais hier a relire le texte de la Genèse où je rencontrais mes frères Abel et Caïn. Cet histoire continue. La guerre c'est une lutte de pouvoir, l'ambition de dominer  et d'avoir raison. Pourtant la Bible nous dit que le monde est fait pour vivre dans une relation d'amour, d'entente, de fraternité, d'égalité. Dimanche nous fêterons notre roi-pasteur. Notre guerre, nous pourrons écraser l'ennemi par la force, mais nous ne l'aurons pas gagné. Notre pasteur nous dit que c'est en comprenant la raison qui motive l'autre à nous agresser et en corrigeant le tir que nous pourrons nous entendre et faire la paix; non gagner la guerre, mais faire la paix. Je sais que le problème est plus compliqué et que c'est rêver en couleur, mais qu'importe, il y a quand même un petit peu de vrai. Notre monde a besoin d'être écouté et aimé. Il a besoin de retrouver les valeurs fondamentales qui font vivre en harmonie. Nous avons réglé la guerre de 1914 et de 1945 avec des armes et nous sommes encore en guerre. Celle-ci devient de plus en plus féroce et dangereuse parce plus souterraine et plus sophistiquée. Je sais bien que c'est plus compliqué mais je crois encore au respect des personnes, à l'amour et à l'accueil. Que la fête du Pasteur-Roi nous conduise sur ce chemin.

 

mercredi, 18 novembre 2015 15:26

Hors de l'Évangile.

Mgr Albert Rouet»; hors de l'Évangile, point d'Église! Fides. Il s'agit de deux petites conférences de Mgt Rouet à MontréaL Ce livre date de trois ans déjà mais conserve son actualité. D'abord l'auteur fait part de la crédibilité de l'Évangile aujourd'hui puis explique le cheminement vécu dans son diocèse de Poitiers. Évidemment, c'est la pensée d'un pasteur à partir de son expérience en Fance. Ces réflexions sont inspirantes pour nous aujourd'hui au Québec. Son expérience des réaménagements pastoraux nous posent des questions sur notre propre façon d'agir et sur notre propre vision d'Église.

Il met l'accent non sur la paroisse mais sur la commuanuté. Il ne structure pas en fonction du prêtre mais en fonction de la communauté qui doit se prendre en main avec l'exercice de différents ministères. Le ministère presbytéral devient moins le patron que l'accompagnateur et l'homme de la communion entre les communautés. Ceci fait appel à la conversion de nos mentalités et de notre façon de voir l'Église.

Gilles Routhier dans une analyse de l'Église du Québec, fait remarquer que nous nous sommes structurer par le haut comme la société civile. C'est ce que nous avons fait en Gaspésie dans les années  1990 avec les secteurs et je me suis  rendu compte que nous n'avions pas pris le bon chemin même avec un bon objectif. Il aurait fallu prendre davantage le chemin de l'Évangile et reprendre ce détour devenait très difficile.  La base est de s'assurer que la parole est annoncée et méditée, que la prière fait partie de la vie quotidienne et que la charité est vécue sur le terrain. En lisant ces conférences, j'ai été conforté dans cette pensée qu'il nous faut recommencer à partir de la base, de la communauté. Revenir au vécu de l'Évangile sur le terrain. "Hors de l'Évangile, point d'Église!" Nous avons trop mis l'accent sur les structures et la liturgie surtout les sacrements.  Un nouveau défi est devant nous, mais je n'ai plus la force de m'y attaquer. L'Esprit s'en occupera j'espère.

mardi, 17 novembre 2015 15:17

Le Roi-Pasteur

Nous célébrons aujourd'hui la fête communément appelée: Fête du Christ-Roi. Quand nous pensons au roi, l'idée vient de domination, de contrôle, de pouvoir. Ces notions choquent nos mentalités. L'Évangile nous renvoie à une autre conception du Christ dans nos vies.

Quand la foule veut enlever Jésus pour le faire roi, celui-ci se dérobe, Jn 6, 15. Ce sont les hommes qui ont donné ce titre à Jésus. Et Jésus répond à Pilate: C'est toi qui dis que je suis roi.  Il est bon de relire cet Évangile d'aujourd'hui à la lumière du chapitre 10 de Jean sur le Bon Pasteur. Je suis le roi-pasteur qui connnait ses brebis, qui prend l'odeur des brebis, et celles-ci connaissent ma voix et me suivent. Je suis le roi-pasteur qui défend la veuve et l'horphelin qui prend la part du pauvre et de l'abandonné.

Les Juifs veulent un roi qui va les libérer du pouvoir romain. Pilate a peur d'un roi qui pourrait le détrôner. Ils n'ont rien compris encore à la royauté du Christ. Pilate dira à Jésus: tu es roi? Jésus répond: C'est toi qui le dis. Aujourd'hui, Jésus me regarde. Qu'est-ce que je dis à Jésus? Est-ce que je le vois comme un pasteur qui m'accompagne ou comme un roi qui gère ma vie? Devant des épreuves, nous disons souvent: C'est Dieu qui l'a voulu. C'est la volonté de Dieu. Ne serait-ce pas une façon de dire à Dieu qu'il est un roi puissant qui gère ma vie? Nous pourrions dire plutôt: la vie m'a apporté une maladie, ou un accident, Dieu est avec moi pour  traverser ce mauvais moment.  Dieu est le pasteur qui m'accopagne dans la joie comme dans la difficulté et non celui qui me donne du malheur. Nous avons peut-être à purifier notre image du Christ.

La royauté du Christ est d'être présent au quotidien au coeur de l'humanité dans ses joies, ses succès comme dans ses malheurs et ses blessures pour déposer  le baume de l'amour. La royauté du Christ se manifeste dans l'action de tous ces bénévoles qui travaillent à soulager la souffrance autour d'eux. Tous ceux et celles qui à l'occasion de Noël apporteront de la joie dans les familles démunies ou en deuil. La liste pourrait s'allonger encore.

Fêter le Christ Roi-Pasteur, c'est accueillir l'invitation à nous laisser déranger pour nous engager avec Lui sur la route du service dans l'amour pour le révéler au monde dans toute sa grandeur et sa beauté. Nous avons à lui demander de nous libérer des fausses images pour découvrir en notre coeur le vrai pasteur qui n'est pas roi mais amour donné et accueilli. Jn 18, 33-37.

Page 75 sur 80