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Homélies, réflexions et spiritualité

Textes de réflexion

Jos. Deschênes

Jos. Deschênes

jeudi, 17 mars 2016 16:04

J'ai voulu impressionner Dieu

J'ai voulu impressionner Dieu. Voila ce que découvre ce matin dans ma méditation. J'ai connu un Dieu qui se laisse impressionner par nos bonnes ou mauvaises actions. Si tu agis bien, Dieu te récompense, sinon il te punit. Cette vision de Dieu a marqué une bonne partie de ma vie. En lisant les Évangiles, j'ai découvert que Dieu n'est pas impressionnable. Il nous aime trop pour se laisser impressionner par nos actions. Dieu nous aime tel que nous sommes d'un amour infini qui n'a pas de rapport avec ce que je fais mais avec ce que je suis.

Dieu m'a fait, nous a fait, comme Lui et pour Lui. Dans la mesure où je découvre et vis cette réalité ma vie sera de plus en plus conforme à ce que je suis: L'enfant bien-aimé du Père. Dans toute vie humaine, il y a des erreurs de parcours, des crises de croissance que nous appelons des péchés. Sans minimiser la place du péché, j'aime parler de difficultés de croissance, d'erreurs de parcours, de blessures qui causent du mal de vivre, mais Dieu m'aime comme cela et me conduit plus loin si je veux bien le suivre.

Quoique je fasse n'ajoute rien à Dieu, ne change pas ses relations avec moi; cela peut changer quelque chose en moi, c'est moi qui  change. Je ne peux rien faire pour que Dieu m'aime davantage, comme rien de ce que je fais ne diminue l'amour de Dieu pour moi. L'être humain est au coeur du plan de Dieu avec une grande dignité et une grande valeur. Si nous comprenions cela vraiment, y aurait-il encore tant d'enfants maltraités, de femmes violentées, d'écoles insalubres, ... Est-ce que nous continuerions à juger l'être humain seulement à son rendement et non aussi à sa valeur humaine, Est-ce que nous ne prendrions pas un peu plus soin des mal gommés de la société même s'il ne sont pas rentables économiquement ou politiquement? N'essayons plus d'impressionner Dieu, mais levons-nous pour proclamer et défendre ce que nous sommes: Des êtres humains objets d'un amour infini et d'une valeur sans égale. C'est le premier pas de l'évangélisation.

mardi, 15 mars 2016 16:18

Jésus entre dans ma Jérusalem

"Allez à la ville qui est en face. A l'entrée, vous trouverez un petit âne attaché que personne n'a encore monté. Détachez-le et emmenez-le." Lc 19, 28. Telle est la mission que Jésus donne à ses disciples au moment d'entrée à Jérusalem qui présage sa mort. Cette mission donnée par Jésus est aussi la mienne comme disciple du Christ.

Jésus envoie ses disciples dans la vie, au coeur du monde. Vous y trouverez des gens attachés, libérez-les et emmenez-les. Libérer les êtres humains de ce qui les empêche de se rendre à Jésus, voila mission donnée. Ce n'est ni dans leur maison ou au temple que Jésus envoie, mais au coeur du monde. C'est le message du Pape François dans la Joie de l'Évangile: L'Église en sortie, no 20. Sortir aux périphéries et constituer dans le monde un état permanent de mission. Dans sa vision de l'Église, le Pape parlera de l'Église-hôpital de campagne. Un Église-hôpital proche des gens et de leurs besoins.

Notons que Jésus arrive à la fin de sa vie terrestre. Il avait eu le temps de préparer ses disciples à accueillir cette mission. D'où pour nous l'importance de ce compagnonnage avec le Christ pour nous laisser libérer et convertir avant de prendre la route. On ne s'imporvise pas missionnaire, il s'agit d'un charisme à développer.

Et Jésus dit aux disciples: "Emmenez-le." La mission est de conduire les gens à Jésus. C'est tout le travail de l'évangélisation: faire l'expérience du Christ en nous. C'est le Christ qui rassemble et met en état de célébrer. Nous avons à faire découvrir la présence et l'action du Christ dans la vie de chaque personne de la communauté. Le Christ ensuite rassemblera. Mais pour les emmener à Jésus, il nous faut les détacher. Il nous faut libérer les gens de ce qui les empêche de découvrir la présence du Christ en eux. je dois d'abord me placer à l'école de Jésus pour me laisser libérer moi-même. Il me faut d'abord avoir fait l'expérience du Christ dans ma vie.

L'Évangile m'apporte une autre question. La foule acclame un roi, mais cette même foule demain demandera sa crucifixion. La foule se trompe de roi. Alors, quel roi, moi, j'acclame dans ma vie? Est-ce que je me trompe de roi? Est-ce que j'acclame un roi fait à ma mesure, qui répond à mes demandes? Où j'ai appris à acuceillir le roi qui se présente dans le Christ?

La foule a déposé ses vêtements sur la route de Jésus. les vêtements sont le symbole de leur vie, de leur personne. Ils ont mis leur vie devant Jésus pour le conduire à Jérusalem. Quel est le vêtement que je dépose sur la route de Jésus Christ aujourd'hui? En ce dimanche des rameaux où Jésus entre dans ma Jérusalem, il me demande de détacher les gens autour de moi pour les lui emmener afin qu'il les conduise à la résurrection. "Détachez-les et emmenez-les moi."

mardi, 15 mars 2016 16:18

Jésus entre dans ma Jérusalem

"Allez à la ville qui est enface. A l'entrée, vous trouverez un petit âne attaché que personne n'a encore monté. Détachez-le et emmenez-le." Lc 19, 28. Telle est la mission que Jésus odnne à ses disciples au moment d'entrée à Jérusalem qui présage sa mort. Cette mission donnée par Jésus est aussi la mienne comme disciple du Christ.

Jésus envoie ses disciples dans la vie, au coeur du monde. Vous y trouverez des gens attachés, libérez-les et emmenez-les. Libérer les êtres humains de ce qui les empêche de se rendre à Jésus, voila mission donnée.Ce n'est ni dans leur maison ou au temple que Jésus envoie, mais au coeur du monde. C'est le message du Pape François dans la Joie de l'Évangile: L'Église en sortie, no 20. Sortir aux périphéries et constituer dans lemonde un état permanent de mission. Dans sa vision de l'Église, le Pape parlera de l'Église-hopital de campagne. Un Église-hôpital proche des gens et de leurs besoins.

Notons que Jésus arrive à la fin de sa vie terrestre. Il avait eu le temps de préparer ses disciples à accueillir cette mission. D'où pour nous l'importance de ce compagnonnage avec le Christ pour nous laisser libérer et convertir avant de prendre la route. On ne s'imporvise pas missionnaire, il s'agit d'un charisme à développer.

Et Jésus dit aux disciples: "Emmenez-le." La mission est de conduire les gens à Jésus. C'est le Christ qui rassemble et met en état de célébrer. Nous avons à faire découvrir la présence et l'action du Christ dans la vie de chaque personne de la ocmmunauté. Le Christ ensuite rassemblera. Mais pour les emmener à Jésus, il nous faut les détacher. Il nous faut libérer les gens de ce qui les empêche de découvrir la présence du Christ en eux. je dois d'abord me placer à l'école de Jésus pour laisser libérer moi-même. Il me faut d'abord avoir fait l'expérience du Christ dans ma vie.

L'Évangile m'apporte une autre question. La foule acclame un roi, mais cette même foule demain demandera sa crucifixion. La foule se trompe de roi. Alors, quel roi, moi, j'acclame dans ma vie? Est-ce que je me trompe de roi? Est-ce que j'acclame un roi fait à ma mesure, qui répond à mes demandes? Où j'ai appris à acuceillir le roi qui se présente dans le Christ?

La foule a déposé ses vêtements sur la route de Jésus. les vêtements sont le symbole de leur vie, de leur personne. Ils ont mis leur vie devant Jésus pour le conduire à Jérusalem. Quel est le vêtement que je dépose sur la route de Jésus Christ aujourd'hui? En ce dimanche des rameaux où Jésus entre dans ma Jérusalem, il me demande de détacher les gens autour de moi pour les lui emmener afin qu'il les conduise à la résurrection. "Détacjez-les et emmenez-les moi."

lundi, 14 mars 2016 14:54

Projet commun ...

Jacques Racine: Monde unique, Projet commun, l'engagement social de l'Église. Médiaspaul. 2016. Ce livre propose une étude succinte mais très intéressante de l'histoire de la doctrine sociale de l'Église. Nous y retrouvons les grandes encycliques des Papes qui ont tracé les grandes lignes de cette doctrine. Nous y trouvons les enseignements de Vatican 11 ainsi que la vision des Papes des denrières décennies qui ont ouvert la porte à des façons nouvelles et plus adaptées à la vie d'aujourd'hui. C'est une lecture très éclairante. Bonne lecture.

vendredi, 11 mars 2016 14:51

En méditant

L'année de la miséricorde va bon train. En méditant, ce matin, je m'arrête aux sacrements. Il me semble que durant cette année nous devrions reformuler nos sacrements spécialement celui du pardon. si les chrétiens ont délaissé les sacrements, ce devrait être une invitation à en revoir le sens et la célébration.

Nous avons tous appris le définition du petit catéchisme: "Un signe sensible institué par Jésus Christ pour donner la grâce." L'accent est mis sur des choses: signes et grâce. Ceci a contribué à développer la célébration, le rite et nous avons mis l'accent sur le législatif, sur la validité, et le juridique a pris le dessus sur le théologal et la conscience.  Comme nous le disent certains théologiens: nous avons chosifié (rite) et instantifié (célébration) le sacrement. Comme le sacrement n'était pas une expérience spirituelle et humaine, les chrétiens s'en sont écartés.

Le sacrement est une action du Christ dans ma vie signifée par des signes puisqu'il s'agit d'une expérience spirituelle. C'est une expérience que je fais avec le Christ et que je célèbre en Église. Dans le sacrement, il y a un temps et un moment. Le temps est le vie et le moment est la célébration. Ma vie est eucharistique que je célèbre un moment en communauté. Ma vie est une expérience de pardon avec Dieu et les autres, je m'arrête un moment pour célébrer cette réalité. Parce que je suis un pécheur pardonné, je vais célébrer le pardon et cette rencontre avec le Christ me donne des forces pour avancer sur la route du pardon et de la communion avec Dieu et les autres en Église. Je suis au niveau d'une relation qui me nourrit et me conduit plus loin.

Les hommes n'ont pas fait la terre ronde, ils ont découvert qu'elle était ronde. Je ne vais pas voir mes parents pour devenir leur enfant, mais parce que je le suis. Il devrait en être ainsi pour le ssacrements. Nous n'allons pas voir Dieu  "pour" mais "parce que." C'est ce que Mgr Charbonneau écrivait«: "Nous avons aujourd'hui à nous mettre en état de conversion afin de passer d'une Église de définitions scholastiques (intellectuelles) à une Église d'expériences spirituelles et humaines." L'année de la miséricorde ne devrait-elle pas nous permettre de faire un petit pas dans cette conversion? Nous devons sortir du tribunal de la pénitence pour célébrer le "baiser d'amour du seigneur" comme dit le Pape François. J'en suis là ce matin dans ma méditation.

mardi, 08 mars 2016 17:57

Un beau moment de grâce

Ce matim, "journée des femmes," j'ai présidé l'Action de Grâce avec un groupe de personnes venues partager ce moment de fraternité et de communion. Il y avait des jeunes, des moins jeunes et des personnes âgées, des veufs, des célibataires, des religieuses et des couples en amour.

J'ai proposé comme Évangile la lecture et méditation des béatitudes écrites par le Pape François. "Heureux les miséricordieux. Heureux ceux qui savent se mettre à la place de l'autre pour le mieux comprendre. Heureux ceux qui sont capables d'embrasser, de pardonner. Heureux ceux qui sont porteurs d'une nouvelle vie, nouvelles opportunités. Heureux ceux qui travaillent, luttent pour que la Bonne Nouvelle arrive. Heureux ceux qui sont capables d'aider les autres dans leurs erreurs au lieu de les juger. Heureux ceux qui voient  ce qui est bon en l'autre. 

Je me disais aussi, si nous savions méditer le texte de la création où Dieu les créa  homme et femme à son image et ressemblance. Donc des êtres égaux qui forment l'être humain. C'est ensemble que nous formons l'image de Dieu et sa ressemblance. Et Jésus dira en Mathieu 19: "Ce que Dieu a unit que l'homme ne le sépare pas." Je crois aussi que le sacerdoce du Christ n'est vécu et exercé pleinement que dans l'exercice en cooresponsabilité et en complémentarité du ministère de l'homme et de la femme au service de la communauté.

Heureux ceux et celles qui sauront voir et développer en cooresponsabilité ces charismes déposés dans le coeur de frères et soeurs en Église. En relisant ces textes, je méditais mes années de ministère et je me disais nous avons fait un "très petit bout de chemin." Demain en me levant je dirai: Il y a encore un autre bout à faire..... 

lundi, 07 mars 2016 20:39

Invitation à la conversion

L'évangéliste Jean nous présente aujourd'hui (8,1-11) un comportement de  peur des pharisiens devant Jésus. Le prophète de Galilée dérange ces messieurs bien pensants gardiens de la loi. Ils ont peur et viennent lui tendre un piège en vue de pouvoir l'arrêter. On confronte Jésus à la fois à son enseignement sur la charité et à la loi de Moïse.

Ces hommes nous représentent tous avec nos peurs du changement, peur des autres qui dérangent nos sécurités. Cette peur en nous invite surtout à condamner pour se protéger. Pensons à Mendela, Martin Luther King qui ont dérangé et payé de leur vie. Jésus vient secouer les sécurités, les mentalités plus vites à condamner qu'à pardonner. Devant les changements nous sommes portés à poser les freins par peur du dérangement. le Pape François nous invite à sortir de nos peur pour aller vers les autres et nous savons combien c'est difficile.

Pour les scribes et les pharisiens le  respect de la loi passe avant les personnes. Jésus va questionner leur mentalité en leur montrant que les personnes sont avant la loi. Derrière une faute, il y a toujours une personne souvent blessée. Alors là où nous voyons une faute à punir, Dieu voir une plaie à guérir. La loi est un moyen, une balise pour accompagner la vie, elle n'est pas plus importante que la personne.

Jésus vient questionner notre mentalité face aux femmes et aux plus faibles de nos communautés. Nous parlons beaucoup de féminisme, de la place de la femme dans la société et dans l'Église. Nous vivons encore trop la mentalité des scribes de l'Évangile. Pensons aux femmes amérindiennes, aux filles victimes des gangs de rue, la violence faite aux femmes aujourd'hui encore. Dans notre Église, s'il n'y avait pas les femmes, il n'y aurait plus d'Église, et pourtant nous entendons encore: Faut donner de la place aux femmes comme si elles n'étaient pas l'Église. De quoi avons-nous peur?

En cette année de la miséricorde, nous sommes invités sur la route de la conversion et de la guérison. Conversion des mentalités qui jugent plutôt que de pardonner, guérison des plaies qui saignent encore au coeur de bien des vies. Convertir nos mentalités pour prendre le temps de découvrir la beauté et la grandeur des personnes, comprendre que derrière toute erreur, il y a une blessure à guérir. Convertir nos mentalités de peur du changement, peur des personnes pour apporter le baume de la tendresse, de l'amour et de la miséricorde du Père. Au nom des lois, des traditions, des coutumes ou de nos peurs, nous condamnons encore trop; se convertir, c'est se libérer de ces peurs pour libérer et permettre aux gens d'aller dans la paix du Christ ressuscité.

Ce matin, j'ai le coeur à la tendresse. Il me semble que malgré les difficultés, nous vivons un moment fort intéressant parce que nous sommes à la recherche du sens et de la vérité de la vie et des choses. J'écoute la vie de l'Église et nous sortons doucement du ritualisme pour retrouver le sens de ce que nous célébrons.

Quelqu'un écrivait un jour concernant la liturgie, "le prêtre préside la prière d'une communauté rassemblée par le Christ". C'est le Christ qui rassemble les chrétiens à l'église le dimanche et je suis mandaté pour accompagner la prière du peuple de Dieu. Hier, j'apprenais à faire de beaux rites ou à bien respecter les lois liturgiques; aujourd'hui, je suis davantage centré sur le sens et la valeur de ce que je fais. Et c'est pour cette raison que bien souvent je dis: "Le Seigneur est avec vous" pour ouvrir la célébration. Je pose un acte de foi en la présence du Christ dans la communauté. Celle-ci est le premier lieu, le premier sacrement de la présence du ressuscité. C'est une façon de dire aux gens qu'ils sont le sacrement du Christ ressuscité. Ça me met le coeur à la tendresse.

Beaucoup de chrétiens aujourd'hui essaient de se bâtir une spiritualité au quotidien qui corresponde à leur vécu. Nous sommes moins tournés vers la religion et plus sur la spiritualité. Pour moi, c'est une bonne nouvelle. Je pense aux funérailles où les gens cherchent une célébration qui les rassemble et les fait prier. Ils sont davantage tournés vers le sens du geste que vers le rite. Ça me met le coeur à la tendresse.

Je regarde les parcours catéchétiques dans les paroisses, ils sont des moments privilégiés pour aider les chrétiens  à  se bâtir en famille une spiritualité qui les nourrissent. Ensemble pendant quelques mois, ils vivent des temps de fraternité où une communauté se bâtit autour de Jésus Christ. Ensemble ils découvrent ce qu'est l'Église et ne sont pas toujours prêts venir à la grande communauté paroissiale, mais ils vivent ensemble la communauté et devraient apprendre à célébrer ensemble pour un renouveau de l'Église. Ça me met le coeur à la tendresse.

Il s'agit là d'une vision d'Église à développer et d'une mentalité à vivre. Les chrétiens reprennent le cri de Jésus: J'ai soif. Oui, j'ai soif  d'amour, de bonté, d'accueil, j'ai soif de voir le visage de la miséricorde dans le miroir de mon Église. Ça me met le coeur à la tendresse.

jeudi, 03 mars 2016 20:11

La Passion de Jésus

Nous sommes en plein carême. Un temps précieux pour méditer le mystère de notre vie spirituelle. Je me suis arrêté à méditer la passion de Jésus. Non la passion du vendredi saint, mais celle qui l'a fait vivre. Nous parlons beaucoup de la souffrance de Jésus; des fois je me demande si nous ne sommes pas un peu masochisme. J'aime bien méditer la passion qui a fait vivre le Christ, passion qui l'a conduit à la croix, passion qu'Il nous a donnée le jeudi saint au soir.

"Je suis venu allumer un feu sur la terre, et comme je voudrais qu'il soit déjà allumé." Lc 12, 49. "Ma nourriture est de faire la volonté de celui qui m'a envoyé." Jn 4, 34.  "Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés." "Je suis le Bon Pasteur, je connais mes brebis et elles suivront ma voix." Jn 10,. Voila la passion de Jésus Fils de Dieu. Sa passion fut d'allumer le feu de l'amour, du pardon, du respect des personnes, de la miséricorde dans le coeur de l'être humain. Sa passion fut de défendre les pauvres, les petits, les veuves et les orphelins. Il a donné à manger aux affamés: nourriture du corps, du coeur et de l'esprit. Il a eut pitié de la foule affamée, il l'a prise en charge et l'a nourrie en l'enseignant et lui donnant du pain. Mc 6, 34.

La fidélité à cette passion l'a conduit à la croix. Il a affronté les pouvoirs religieux et civil et est demeuré fidèle à sa passion. Cette passion l'a fait vivre et l'a fait mourrir. C'est la fidélité du Christ qui nous a sauvés. Cette passion, Jésus nous l'a donnée le jeudi saint au soir en nous disant "Faites ceci en mémoire de moi."  Notre carême devrait nous faire méditer cette grande passion de Jésus Christ afin qu'elle devienne davantage nôtre aujourd'hui. Il me semble que notre société actuelle nous invite à vivre encore plus intensément cette passion de Jésus. Le sort fait aux femmes et aux enfants partout au Québec et surtout sur les réserves des amérindiens. Les pauvres s'appauvrissent toujours plus, les relations humaines sont de plus en plus difficiles, nous sommes invités à faire nôtre la passion de Jésus Christ. Le vendredi saint nous serons témoins de la fidélité de Jésus et nous pourrons questionner notre propre fidélité. Nous pourorns contempler cet homme de miséricorde et du service rendu dans l'amour et questionner notre propre fidélité dans le service.

mardi, 01 mars 2016 14:54

J'ai lu

Marie-Laure Durand: Dix idées bizarres sur la vie religieuse, Médiaspaul. Un tout petit livre très enrichissant à lire. L'auteure est théologienne et philosophe et travaille depuis longtemps avec des communautés religieuses et parle ainsi d'expérience. Son approche sur les voeux, le vêtement religieux, la génération Y est éclairant pour une bonne réflexion aujourd'hui. C'est un tout petit bijou, mais un bijou.

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