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Homélies, réflexions et spiritualité

Textes de réflexion

Jos. Deschênes

Jos. Deschênes

mardi, 22 septembre 2015 20:50

Méditation avec un crayon

Un crayon me dit:

Je peux faire de grandes choses si je me laisse guider par la main de mon créateur. Il en est ainsi de toi mon ami.

Je peux supporter un douloureux aiguisage pour mieux servir. Il en sera ainsi pour toi mon ami. 

J'ai en moi la capacité de corriger bien des fautes. Tu peux aussi corriger tes erreurs.

La  partie le plus importante de mon être est à l'intérieur de moi. Il en est ainsi de toi mon ami.

Même si les moments sont difficiles, il me faut laisser un signe de mon passage, c'est ma mission. Il en est ainsi de toi, même si le moment est difficile, tu devras servir l'humanité.

Nous avons été crées pour accomplir de grandes choses à condition de se laisser guider par la main du Créateur et de rester fidèle à nous -même.

mardi, 22 septembre 2015 18:50

Où sont nos démons?

Les apôtres ont fait une petite crise d'adolescence. Des personnes font du bien sans leur permission. Ils ont le monopole de l'agir pastoral. Mais liassons-les s'amuser et méditons le texte d'Évangile d'aujourd'hui.

Jésus chasse des esprits mauvais. Dans l'Évangile, souvent Jésus chasse des démons. Beaucoup de personnes semble  prises par les démons. Aujourd'hui, nous comprenons le message autrement. Quels sont ces démons qui hantent le monde: le racisme, l'appât du gain, l'homophobie, la jalousie, l'injustice, le mépris des petits, des pauvres, etc ... Ce sont des démons modernes qui hantent encore notre monde.

Nous connaissons aussi des personnes qui chassent ces démons. Les gens engagés dans la lutte contre la violence faite aux enfants et aux femmes, les personnes qui luttent contre la pauvreté, l'injustice, la rejet des pauvres et des étrangers, etc ... Ces gens ne sont pas tous dans notre bergerie. La plupart sont des personnes qui ont abandonné toute pratique sacramentelle et sont restés avec la pratique évangélique sur le terrain. L'Esprit n'attend pas nécessairement le oui de l'Église officielle ou les licences en théologie. L'Esprit s'adresse au coeur. Une chose qui m'étonne est le silence de l'Église officielle dans nos paroisses devant ces réalités évangéliques. Comme si les personnes qui ne viennent pas aux sacrements ne sont plus l'Église du Christ.

Alors, Jésus devient très catégorique.: coupe ta main, coupe ton pied, arrache ton oeil. C'est un peu drastique. L'oeil est le symbole de la connaissance; alors si ta science te fait croire supérieur aux autres  et te les fait regarder de haut, arrache-le: convertis-toi.

La main est le symbole de la possession; alors si tu as ce désir de tout garder, de ne rien partager, désir de possession, coupe-la: convertis-toi.

Le pied est le symbole du pouvoir; alors si ton service dans la société fait de toi un despote et un dominateur; coupe-le, convertis-toi. N'empêche pas les autres de travailler et de faire du bien.

L'Esprit souffle où il veut. dans le livre des nombres, deux inconnus deviennent prophètes sous l'action de l'Esprit: Eldad et Médad. Ce n'était pas des catholoiques pratiquants et pourtant, ils ont prophétisé. Demandons-nous sérieusement aujourd'hui: Sommes-nous des catholiques de pouvoir, qui avons le monopole de la vérité? Dans nos paroisses se lèvent aujourd'hui des pasteures et des pasteurs qui rassemblent, célèbrent et font du bien, sachons les reconnaitre et soutenir leur engagement. Leur mission est la mission du christ. Ils sont "des acteurs passionnés de la Bonne Nouvelle."

 

lundi, 21 septembre 2015 21:08

Une page d'Évangile

Nous vivons et célébrons à  Sainte-Anne des Monts, 30 ans de vie de la Maison Louise-Amélie. Cette maison fut ouverte par une religieuse St-Paul de Chartres secondée de chrétiens d'ici pour accueillir et aider les femmes victimes de violence conjugale. Depuis trente ans, ces personnes écrivent une page d'Évangile au quotidien.Dans l'Évangile, Jésus a chassé des démons, ces gens aussi chassent les démons, c'est à dire travaillent à guérir le mal causé à ces personnes et parfois à aider aussi celui qui fait violence à guérir ses démons. Aujourd'hui nous rendons grâce pour le travail accompli dans cette maison ... L'Esprit souffle où il veut.

lundi, 21 septembre 2015 18:56

Une prorité docésaine.

A la suite du Pape François, notre évêque de Gaspé, nous invite à sortir vers les autres pour aller aux frontières. Devant cette invitation, je me suis posé des questions.

Pourquoi cette priorité? Si nous sommes invités à aller vers les autres, c'est sans doute parce que nous n'y allons pas. Un théologien disait que notre Église au Québec, depuis la révolution tranquille, s'était refermée sur elle-même comme une coquille, refermée sur la liturgie et les sacrements. Les chrétiens ont désertés la pratique sacramentelle et un fossé s'est creusé entre l'Église célébrante et le peuple de Dieu. Le monde s'est retrouvé au niveau spirituel plus que religieux. C'est vers ce monde que nous sommes invités à sortir.

Une deuxième question m'est venue: Qu'est-ce que je vais aller faire là? Ce que je disais à l'église ne les intéresse plus, je ne dois pas revenir avec le même discours. Alors je me suis dis: je vais aller les écouter. Je suis allé écouter dans les salons funéraires les célébrations qui s'y vivent, j'ai écouté sur les trottoirs et dans les magasins et les gens me parlent de spiritualité mais surtout d'un besoin, d'un vide. La parole du Pape François me revenait: "Devenir des contemplatifs du peuple de Dieu."

Une troisième question est apparue: Qu'est-ce que je vais leur dire? Beaucoup de chrétens font de belles et bonnes choses sans référence au Christ ou à l'Esprit qui les habitent. Alors, je me suis dis: Allons ensemble découvrir Jésus Christ. Allons ensemble découvrir la présence du Ressuscité au coeur de notre monde. Ensuite nous pourrons célébrer.

Enfin, Une vision m'est apparue: le voile du temple se déchire à la mort de Jésus. Le voile du temple est cette barrière érigée entre le peuple et les célébrants, entre le saint des saints et le peuple, entre le clergé et le peuple. Alors quels sont les voiles que je dois déchirer pour rejoindre mes frères et soeurs dans la foi? Quelles sont les barrières que je dois abattre pour rencontrer les autres: murs de mes sécurités, de mes préjugés, de mes façons de faire, de mes idées toutes faites, etc ....afin de retrouver la liberté de l'Évangile. Je dois donc m'assurer d'un bon compagnonnage de l'Évangile et de Jésus Christ pour établir en moi un état permanent de mission.

21 sept. 2015.

lundi, 21 septembre 2015 18:49

Bonjour

Bonjour. Je suis tout rejeuni et plein de fraicheur. Merci aux personnes qui m'aident à faire vivre ce site et à vous toutes et tous qui me visités. Continuons de nus amuser à vieillir. Amiité. Jos.

jeudi, 09 juillet 2015 14:41

L’Église ou l’église?

Nous sommes à l’ère des regroupements, des grands espaces, des réaménagements pastoraux. Nous vendons des édifices trop onéreux et déplaçons les chrétiens dans les paroisses voisines pour la célébration.

Nous aménageons toujours par en haut, à partir du prêtre et de l’organisation. Que faisons-nous de la communauté, de l’Église? La communauté est créée par des liens d’appartenance au Christ, aux autres et au milieu de vie. Comment appartenir et célébrer en vérité dans une paroisse voisine? Un arbre déraciné prend du temps à refaire ses racines ailleurs.

L’Eucharistie serait-elle devenue un simple service religieux qu’on peut recevoir là où il est offert sans référence à la vie et la communauté?

Il est clair que nos édifices religieux sont devenus trop coûteux à opérer dans le contexte actuel. Quand un vêtement est trop grand ou trop petit, on le change pour un autre, on ne se suicide pas. Pourquoi tuer nos communautés parce que l’église coûte trop cher?

Ne faudrait-il pas retrouver le sens de l’Église, le sens des ministères dans l’Église? Ne faudrait-il pas dépasser le couple prêtres et laiques pour retrouver un peuple de baptisés, un peuple de prêtres, de prophètes et de pasteurs?
C’est une piste de réflexion sur laquelle il faudra un jour s’arrêter.

vendredi, 28 août 2015 14:35

Sur une route de croissance.

La fréquentation quotidienne de la Parole de Dieu nous conduit à mieux comprendre l'aventure qui nous concerne. Aujourd'hui je médite sur une facette de la route de croissance où nous cheminons au quotidien. Saint Irénée disait que l'homme était un être en croissance et que l'aventure de la Genèse était une crise de croissance. L'évolution dans a compréhension du pardon comme de l'alliance nous éclaire sur le sujet.

Au livre de l'Exode, on nous parle de la loi du talion: "Qui frappe un homme à mort sera mis à mort. Qui frappe son père ou sa mère sera mis à mort. (...) »Œil pour œil et dent pour dent." Ex. 21

Au livre du Lévitique, un progrès se fait sentir dans la perception du pardon:"Parle à toute la communauté d'Israël: Soyez saints car je suis saint, moi, le Seigneur votre Dieu." Lév. 19. Ce chapitre parle davantage de compassion mais il fait état de normes sévères à vivre. Ce n'est pas encore l'amour de l'ennemi.

Certaines pierre d'attente sont placées: "Je ne lui rendrai pas le mal qu'il m'a fait. Prov. 20, 22."Si ton ennemi a faim donne-lui à manger, s'il a soif donne-lui à boire" Prov. 25, 21. "Ne garde jamais rancune au prochain." Sir 10, 6.

Jésus se situera dans cette évolution et donnera l'enseignement sur l'amour même des ennemis: "Vous avez appris qu'il a été dit: tu aimeras ton prochain et haïras ton ennemi." "Et bien moi, je vous dis, aimez vos ennemis et priez pour ceux qui vous persécutent. " Mth 5, 43. Jésus n'est pas venu abolir la loi mais la porter à sa perfection. Il s'est inscrit dans cette évolution pour nous conduire plus loin.

Nous sommes des êtres en croissance et cette histoire d'un peuple est aussi mon histoire personnelle. Nous sommes des êtres en croissance porteurs de blessures personnelles, de normes qui ont modifié notre comportement et qui nous poussent souvent à mal agir. Sur cette route de croissance ou la vie nous a placés, nous vivons des crises de croissances au plan spirituel comme dans tous les autres dimensions de notre être. Il faut souvent se reprendre à partir de nos forces intérieures et de la force de Dieu qui nous habite. Si nous nous considérons seulement à partir de la chute au Paradis terrestre, né avec le péché originel et avons à lutter contre le mal, Satan qui nous assaille, nous sommes sur un terrain négatif et ça devient essoufflant. Si au contraire nous nous regardons comme des êtres en croissance avec nos forces intérieures qui nous animent, nous sommes sur un terrain positif. La parole de Dieu est la boussole qui éclaire notre route, l'Eucharistie est la force donnée pour conserver la vitesse de croisière et les béatitudes sont l'autoroute pour atteindre le but.

Inspirés d'un magnifique livre de Marie-Thérèse Nadeau: Pardonner l'impardonnable.

lundi, 03 août 2015 15:30

Nouvelles

Bienvenue sur notre nouveau site web! Surveillez les nouveaux textes qui seront publiés sous peu. 

lundi, 03 août 2015 15:30

Mon credo

Je crois que le royaume des cieux est présent dans notre monde parce des femmes et des hommes développent un cœur de pauvre, de partage, de tendresse dans des actions pour les plus faibles d'entre nous...

Je crois que la terre est à nous et sera belle parce des femmes et des hommes développent l'esprit de communion, de communauté, d'entraide, un esprit de douceur...

Je crois que les faims et les soifs seront comblés parce que des femmes et des hommes développent des services communautaires, des lieux de ressourcement spirituels pour répondre à ces besoins ...

Je crois que la vie sera plus belle et aura meilleur goût parce que des femmes et des hommes font l'expérience de la miséricorde et rendent ainsi notre monde plus miséricordieux ...

Je crois que les gens feront l'expérience de Dieu au quotidien parce des femmes et des hommes découvrent la beauté et la bonté du monde et font découvrir cette pureté autour d'eux ...

Je crois que nous découvrirons davantage ce qu'est être enfant de Dieu parce que des femmes et des hommes luttent pour la paix, le respect et l'égalité des personnes ...

Je crois que notre monde connaitra un temps de justice parce des femmes et des hommes acceptent la persécution et même la mort à la défense de la justice et du respect ...

Je crois que cette foi des béatitudes se réalisera parce qu'un jour un homme est venu révéler qu'un Père nous avait créés à son image et ressemblance et qu'Il était demeuré au cœur de sa création. Un Père ne peut vouloir que ce qu'il y a de meilleur pour ses enfants.

jeudi, 03 septembre 2015 15:29

Un moment d'une grande douceur.

Il y a quelque jours, Le Pape François accueillait Mgr Jacques Gaillot à son bureau pour une bonne jasette. Moment d'une grande douceur et d'un goût évangélique prononcé. Deux hommes épris d'une même vision d'Église et du service des pauvres et des plus fragiles de la société.

Je me souviens lorsque Mgr Gaillot avait été démis de ses responsabilités d'Évêque d'Evreux, Raymond Dumais, notre évêque, lui avait adressé un mot lui disant que, s'il n'était pas bienvenue en France, le diocèse de Gaspé lui était ouvert. Il participait à l'émission Victoire de l'amour aujourd'hui alors que l'Évangile parlait de l'homme muet guéri par le Seigneur. Mgr Gaillot, lui, qu'on a voulu rendre muet, proclamait l'Évangile.

Ces hommes remplis du Seigneur sont des prophètes, les prophètes dérangent et on veut les faire taire. Cet homme travaille maintenant à la périphérie de l'Église, c'est ce que le Pape François nous demande: Sortir de nos structures et aller vers les frontières. C'est vraiment inspirant d'écouter des gens de cette trempe. Ce sont des moments de grandeur douceur.

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