Spiritualité

Homélies, réflexions et spiritualité

Spiritualité

vendredi, 20 mars 2020 14:39

Un beau moment de communion.

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Ce matin, je m'amuse à réécrire le prophète Osée pour moi et je vous le partage. osée 14, 2-10.

Je te guérirai de tes blessures, tes maladies spirituelles afin que tu sois un être de communion avec tes frères et soeurs que tu côtoies au quotidien.

Je serai pour toi comme la rosée qui vient couvrir le sol pour lui donner une plus belle verdure, qui fait ressortir ses plus belles couleurs. Cette rosée descend comme un don gratuit sur la terre; ainsi ma présence en toi et dans le monde est gratuite, pas besoin de sacrifice pour la gagner, elle est un cadeau qui fait ressortir la beauté de ton être de communion.

Tu fleuriras comme le lis et étendras ton amour comme le cyprès étend ses racines pour toruver plus de force afn de grandir et rayonner de splendeur.

Tu seras comme le cyprès un témoin qui étale sa verdure d'amour et de tendresse pour seemr la joie de vivre.

Ceci me conduit à la parole de Jésus: "Aime Dieu et ton prochain et le royaume de Dieu est en toi."

En ce temps de crise que nous traversons, ne serait-ce pas le moment tout choisit pour devenir des êtres de communion, ainsi quand nous reviendrons à la normale nous aurons profiter de ce temps pour renforcer notre vie spirituelle. 

jeudi, 19 mars 2020 14:57

Une prière.

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Seigneur Jésus, notre frère et Sauveur, prends en charge notre peuple de la terre écrasé par un mal sournois. Toi, qui es présent en chacun de nous, nous savons que  tu souffres avec nous, donne-nous la force de ne pas céder à la peur et au découragement, mais garde-nous debout dans la foi et l'espérance. Tu apportes support et soulagement dans la douleur par la main de toutes ces personnes qui développeront grâce à ta présence une force spéciale pour manifester de la tendresse et de l'amour aux personnes malades. Tu sais mieux que nous ce dont nous avons besoin et notre foi nous permet de savoir que tu nous aideras à le trouver. Dans un mot d'action de grâce, nous voulons te dire MERCI.   

lundi, 16 mars 2020 14:33

La nature.

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Il est sain et nécessaire que nous tournions de nouveau le regard vers la terre et que, dans la contemplation de ses beautés, nous laissions surgir en nous l'émerveillement et l'humilité. Rachel Carson.

Qu'adviendra-t-il d'un enfant qui ne contemple jamais le ciel étoilé, qui ne se trouve jamais bien longtemps en présences d'autres espèces, ou qui ne fait jamais l'expérience enrichissante de la nature.  Richard Louv.

La nature est une belle cathédrale pour découvrir et adorer le seigneur. Écouter le silence de la nature est une découverte extraordinaire de la présence du Divin dans tout ce qui nous entoure et à l'intérieur de nous. C'est une découverte libérante que je souhaite à toutes et tous de faire un jour. Hier soir, j'admirais un coucher de soleil et une prière d'Action de grâce et d'émerveillement montait en moi comme un magnifique chant de louange. Comme dit le psaume: la nature n'a pas de mots mais elle témoigne jsuqu'aux limites du monde.  Ma conviction est que si nous prenions l'habitude de contempler la divinité dans la nature et en nous notre monde changerait. Pourquoi tant de meurtres, de suicides, de guerre? Ne srait-ce pas un peu parce que nous sommes enfermés dans des structures et entre des murs de béton et nous avons développé une vie "bétonnée". La nature nous apporte la libération et le repsect de la vie et des autres. La nature fut le livre d'enseignement de Jésus. Merveilleuse université. 

mardi, 10 mars 2020 19:45

Méditons.

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En face de l'Évangile, ce n'est pas d'être peu nombreux qui est grave, c'est d'être immobile ou de marcher comme des vieillards. Madeleine Delbrel.

Le mal le plus grand de l'Église d'aujourd'hui n'est pas dans la baisse de la pratique dominicale mais dans cette absence de véritalbes communautés. Il nous faut viser à bâtir des communautés à taille humaine.  Georges Corvert.

 

lundi, 09 mars 2020 14:24

Pas de mot

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"Les cieux racontent la gloire de Dieu, ...) point de récit, point de langage, mais par toute la terre ressort le message." Ps 18. Voila un beau message d'évangélisation par la qualité de présence et la force du témoignage. J'ai grandi au pied des montagnes, c'est grandiose, c'es impressionnant. La montagne me rappelle l'importance de baser sa vie sur du solide. Sur le roc comme nous dit l'Évangile. La montagne subit les tempêtes et demeure inébranlable. ses pieds sont solidement posés. La montagne m'enseigne aussi à regarder en avant. L'oeil au front des montagnes voit loin et voit grand. Son regard n'est limité qu'à sa capacité de voir loin. Si je gravis la montagne mon regard aussi s'élargit et mon émerveillement grandi. Assis au faite de la montagne je ne peux que laisser monter en moi un immense chant d'action de grâce pour tant de beauté. C'est là que l'on apprend l'action de grâce, que l'on découvre la grandeur du cadeau de l'univers et la puissance de l'amour qui nous l'a donné. Assis sur la montagne, je reprends le chant de Marie: Mon âme exalte de joie devant tant de merveille et mon esprit exulte de reconnaissance pour ce don d'amour que nous ne pourrons jamais assez admirer.

La montange m'a appris la valeur du silence., la valeur d'être là sans un mot mais d'être là. La force du témoignage, la qualité de présence. Ça me rappelle le vieil adage: On attire plus de mouches acec une cuillèrée de miel qu'avec un baril de vinaigre. La montange n'a pas de paroles qui s'entendent, elle n'a qu'une parole qui s'écoute avec le coeur et qui passe comme un souffle a fond de nous. Je crois que vieillir, c'est un peu comme gravir une montagne. Avec les années, nous nous arrêtons moins aux détails de la route, le regard s'élargit -comme disait Boukar:"Un vieillard assit voit plus loin qu'un jeune debout. Avancer en âge, c'est comme gravir une montagne: découvrir des paysages nouveaux, laisser naitre l'émerveillement, cesser de "s'enfarger"  dans les fleurs du tapis, apprendre au contact des jeunes que les personnes sont plus importantes que les coutumes, les lois et les traditions. Nous revenons à l'essentiel. "O que la montagne est belle." En ce temps de carême je souhaite que nous apprenions ensemble à écouter la nature, écouter la montagne qui nous parle de l'essentiel afin de communier d'une façon profonde au Seigneur au coeur même de son oeuvre. Jésus dit aux diciples: "Vous serez mes témoins." Évitons d'être des haut-parleurs et soyons des montagnes.

Il y a quelques années, j'ai célébré,  avec mon évêque Mgr Blanchet, l'Eucharistie sur le mont Jacques Cartier chez nous en Gaspésie. Dans cette belle "université du Bon Dieu," "cette chambre nuptiale de l'homme et de Dieu" comme dit Zundel. Ce fut un beau moment d'action de grâce qui est toujours présent en moi. Ce ne fut sans doute pas la montagne de la transfiguration, ce fut celle d'une rencontre d'émerveillement qui se continue.  

vendredi, 06 mars 2020 15:42

Une tentation.

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La grande tentation de l'être  humain est d'être séduit par la puissance et d'oublier la communion.

"Le monde sera sauvé -s'il peut l'être- que par les insoumis." A. Gide. J'aurais le goût de parodier: Le monde sera sauvé que par les contestataires à l'exemple de Jésus Christ; c'est à dire que par ces personnes qui au nom des valeurs et du respect des personnes contestent les comportements déviants de notre société. La contestation de la  violence faites aux femmes et aux enfants en est un exemple. Dans notre Église je vois là une mission urgente et stimulante pour les diacres qui doivent être les témoins de la charité et de l'amour du Christ sur le terrain auprès des gens mal gommés dans la société. Le diacre n'est pas d'abord un homme de "Choeur" mais un homme de "coeur" sur le terrain.   

jeudi, 05 mars 2020 14:59

Une pierre ou un serppent.

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Mathieu, ce matin, nous dit qu'un père ne donnerait pas une pierre à l'enfant qui demande du pain, ou un serpent à qui demande du poisson. Ce texte m'a  fortemant questionné. On parlait aux nouvelles de la situation dans les écoles où les professeurs sont à bout de nerf devant les réactions des élèves et les situations tendues et presqu'impossible qui y sont vécues. Les barrages ferrovières sont encore là aujourd'hui et les autorités sont frileuses devant les solutions du problème. Des messages me faisaient état des situations de détresse de populations entières devant la tyranie des gens du pouvoir. Notre monde a un mal de vivre inquiétant. Et je me disais: Est-ce que durant plusieurs années, nous n'avons pas donné une pierre à qui demandait du pain? La pierre du pouvoir qui dresse au lieu d'éduquer, la pierre des comportements qui a remplacé la personne et son vécu? La pierre de l'argent et du besoin de posséder qui a remplacé les relations familiales? Le venin du serpent qui se défend contre tout ce qui bouge au lieu de la douceur de l'amour, de l'accueil, de l'éducation? Nous pourrions étirer la liste.

Un garçon disait un jour à sa mère: Maman, on élève des poules et on éduque des enfants. Je me pose la question si nous n'avons pas oublié d'éduquer et nous avons dresser, maintenant nous sommes un peuple à la "nuque raide." Je n'ai pas la compétence pour faire une analyse de la situation, je ne veux réagir qu'à partir de mes questions sur les événements d'aujourd'hui. Ne sommes-nous pas aujourd'hui victime d'une situation où la vie est prisonnière d'un système et où les gens se débattent pour survivre? Ce qui se passe dans les écoles, ce qui se passe sur la voie ferrée et ailleurs dans le monde, c'est le cri d'hommes, de femmes et d'enfants qui veulent respirer un air respirable pour leur poumon et qui n'ont plus d'autres alternatives que de se battre. Si nous semons des oignons, nous ne récolterons pas des fraises. Alors revenons à notre poisson et notre pain ... Nos frères et soeurs comme nous ont soif d'amour, de respect, de liberté et d'être reconnu pour ce qu'ils sont, des êtres humains et non des machines. Ne serait-ce pas la route de l'évangélisation? 

mercredi, 04 mars 2020 15:04

Ce qui est important ...

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Ce qu'il y a de plus grand en l'homme, c'est l'image de Dieu et non le péché, c'est la vie et non la mort. (Catherine Aubin). L'être humain est un être vivant rempli du souffle divin. Comme il n'est pas Dieu, il est un être en croissance. Il manque son coup de temps à autre et doit se reprendre. Je suis capable de me reprendre, d'améliorer mon agir parce que l'Esprit divin est en moi. Il est donc important que je travaille sur la cause de mon agir. Il est important que je sois en présence de ce que je suis: Un être rempli de l'Esprit divin et qui agit positivement en fonction de son être profond. Et Dieu me dit: "Tu as manqué ton coup, reprends-toi." Je ne suis pas un être pris en otage entre deux machoires d'un étau: Dieu d'un côté et Satan de l'autre. Je suis uniquement attiré par Dieu dans un grand amour et comme être créé, il m'est parfois difficile de faire le bon choix; à cause de mes blessures ou de mon éducation je fais aussi de mauvais choix. Alors je fais un bon "scanner" de mon agir et je pose le remède nécessaire.

Dans ma vie chrétienne, deux sciences doivent toujours se cotoyer pour établir un bon équilibre: la psychologie et la spiritualité. Aujourd'hui nous mettons un bon accent sur la psychologie, mais je crois que la spiritualité est encore trop faible et nous la remplaçons trop souvent par la religion. La psychologie me renvoie à moi-même avec mes forces, mes qualités et mes faiblesses, mes difficultés. La spiritualité me renvoie à mon être profond comme être spirituel, à mes valeurs qui m'animent et me font vivre. La spiritualité nomme ce que la psychologie me faire découvrir. Les deux sciences me relèvent, me redressent et me font avancer. Dans mon éducation on a mis l'accent plus sur l'agir et pas assez sur la personne de sorte que nous sommes restés prisonniers de nous-mêmes et c'est de cela que Jésus est venu nous sauver.  Regardons le coquelicot, il se tourne vers la lumière, garde sa tige bien droite et fleurit. Comme lui retournons-nous vers la lumière divine, redressons-nous et gardons le corps bien droit, optimiste, positif, et nous fleuriront. Voila où je m'en vais ce matin.

dimanche, 01 mars 2020 15:04

C'est beau.

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Dans le dernier rnuméro de notre bulletin diocésain, l'Église de Gaspé, on raconte le vécu d'un dimanche de la Parole dans un secteur de notre diocèse. J'ai lu ce texte avec beaucoup d'intérêt et de joie. Je me suis rappelé qu'il y a 40 ans à Ste-Anne des Monts, nous avions vécu plusieurs journée de ce genre autour de la Parole de Dieu. Évidemment nous n'avions pas Odette Mainville à l'époque pour éclairer notre route. Nous avions cinq groupes de partage biblique à l'époque. La Parole de Dieu écrite comme celle qui s'écrit encore chaque jour a toujours été pour moi et pour les équipes paroissiales avec qui je travaillais un élément essentiel du vécu chrétien. Je me souviens aussi des beaux moments de partage de la Parole vécu dans des parroisses de la Baie des Chaleurs où j'ai travaillé.   Tout cela est tombé dans l'oubli pour un certain nombre d'années, mais l'Esprit continue de souffler. Il serait intéressant de prendre conscience comment la parole de Dieu se vit et s'écrit aujourd'hui dans nos communautés paroissiales. C'est à cela que je m'amuse aujourd'hui.  L'homme ne vit pas seulement de pain, mais de toute parole inscrite au fond de son coeur parce que la loi de Dieu n'est plus inscrite sur des tables de pierres, mais dans des coeurs de chair. Ainsi la Parole ne descends pas en nous, mais elle monte de nous comme un souffle de vie. Mais n'oublions jamais que la parole a une odeur: soit de l'oignon ou de la rose. Elle a une odeur qui attire ou repousse. Elle a l'odeur de l'amour qui fait grandir ou du pouvoir qui écrase. C'est un bravo que j'exprime aujourd'hui et un chant d'action de grâce que je laisse monter ......

jeudi, 27 février 2020 16:00

Juste colère.

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Martin Forgues: Une juste colère, Gil courtemanche, un journaliste indigné. Ed. Somme toute. J'aurais eu le goût d'intitulé ce livre Sainte Colère. C'est l'histoire d'un journaliste qui s'est indigné devant l'injustice, les abus de pouvoir, tous ces mouvements de magouille qui brisent l'homme, qui détruisent l'humanité. Ça ressemble a la colère de Jésus Christ et cette colère est sainte. Albert Londres écrivait: "Notre métier n'est pas de faire plaisir aux gens ou de faire mal, il s'agit de porter la plume dans la plaie." Il considérait le journalisme comme un puissant instrument de justice." Nous le voyons encore aujourd'hui. Là aussi il faut arrêter de juger seulement de l'extérieur ou de ce qui nous plait. Bonen lecture.

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