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Homélies, réflexions et spiritualité

Textes de réflexion

lundi, 18 mai 2020 11:23

Histoire de masque.

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Le texte de la Genèse nous dit que les premiers habitants de la terre se firent des masques pour se protéger dès qu'ils prirent conscience de leurs différences. Leurs différences étaient devenus une menace. Sur le mont de la transfiguration, Jésus enleva son masque pour se laisser découvrir dans toute sa plendeur de Fils de Dieu. On dira souvent à quelqu'un: Enlève ton masque. Aujourd'hui en ce temps de pandémie, on nous recommande fortement de porter un masque en public question de protection pour les autres et pour nous. Les psychologues essaient souvent de nous fair enlever notre masque.

Ce temps de confinement que nous vivons actuellement   nous permet d'enlever nos masques personnels pour découvrir qui nous sommes vraiment. On peut se demander aussi quel masque je me suis fabriqué pour me portéger. Je me souviens d'un curé où j'avais été iovité à manger, comme j'étais face à lui, j'aurais eu besoin non d'un masque mais d'un parapluie pour me protéger. Parfois on peut se demander qui est l'homme derrière le masque. Hier soir, à l'émission "Tout le Monde en Parle"  des personnes ont enlevé leur masque, le Dr Arruda et Gino nous ont montré l'homme derrière le masque.  Alors face à moi-même devant mon miroir je n'ai plus besoin de masque et c'est dans des temps difficiles comme celui-là que nous découvrons très souvent l'homme derrière le masque. Nous sommes des êtres faits pour aimer, accompagner, soutenir, aider et non juger. Ce masque du jugement doit être pour nous un ennemi à combattre. Et hier soir Gino Chouinard a laissé tomber une phrase qu'il faudrait retenir. Il a dit qu'il avait fait un commentaire négatif sur le fait que le Dr Arruda avait dansé dans uns vidéo en ce temps de pandémie. J'ai fait ce commentaire sans savoir l'autre côté de la réalité et j'ai appris qu'il y avait toujours deux côté à la médaille et je vais travailler à ce que cela ne se reproduise plus. C'est un bel exemple de quelqu'un qui peut enlever son masque pour voir la vérité.

Quand je vois quelqu'un avec un masque qui m'empêche de le reconnaitre, je me pose toujours la question: Qui est-il? Quand je vois quelqu'un avec un masque pour protéger ses blessures, ses peurs, ses angoisses, je ne me pose pas la même question, je juge et parfois je condamne. Pourquoi ne pas se demander qui est la personne derrière ce masque. C'est ma méditation de ce matin et l'objet de ma prière aujourd'hui. Seigneur apprends-moi à me découvrir derrière mes masques et à comprendre l'autres derrière les siens.

dimanche, 17 mai 2020 14:08

Gourmet ou gourmand.

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Ce matin, dimnche 17 mai, à cause du confinement, nous n'aurons pas de messe dominicale. Il faudra se contenter d'un moment de prière à la maison. Alors je me suis interrogé à savoir si j'étais un gourmet ou un gourmand de Dieu ou encore les deux à la fois.

Un gourmet est une prsonne qui donne du goût à la noourriture, qui recherhe une nourriture qui lui convient et ce n'est pas non plus la quantité mais la qualité qui le satisfait. Le gourmand a une bonne fourchette et la quantité de nourriture est importante souvent plus que la qualité. Ce matin, si je suis gourmet de Dieu, je vais essayé de vivre un moment de priêre à ma façon où je vais y déposer les épices et le goût qui me conviennent et nourrissent ma foi et ma prière. Et je saurai apprécier non d'abord la quantité mais la qualité de ma prière. Si je suis gourmand, je vais sans doute répéter des prières en quantité, prières composées ailleurs et qui ne répondent pas nécessairement à mon besoin. C'est la question devant laquelle je suis ce matin.

Mais je me suis dis, Je ne pourrais pas être les deux en même temps? Avoir le goût de prier beaucoup et bien. Avoir le goût de me bâtir un temps de prière qui me nourrisse spirituellement et être gourmand pour le vivre longtemps et souvent. Être gourmand ne serait-ce pas aussi découvrir que Dieu m'habite et demeurer en communion et en contemplation avec lui. Alors c ematin, dans ma maison seul ou avec les miens, je me permettrai de vivre un tmeps de communion profonde avec mn Seigneur. Un temps de communion qui durera longtemps.

samedi, 16 mai 2020 14:18

Une ou deux questions.

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On m'a posé une question: Qui est Dieu pour toi?   J'ai répondu par une autre question: Connais-tu le président des États Unis? coonais-tu le  président de la France? Bien oui, je les connais de nom comme tout le monde, mais je n'ai jamais diner avec eux. Alors je lui dis: Tu connais bien ton père, ou un professeur qui t'a marqué et fait avancé? Alors quelle est la différence de relation avec ces personnes? Ce n'est pas la mêmme chose, me dit-il. Je connais les uns par la télévision, connais de nom, mes parents ou mon professuer, c'est très différent.

Je lui dis C'est la même chose pour Dieu. Autrefois, je t'aurais  donner une réponse intellectuelle que j'avais apprise dans mon petit catéchisme, un énoné théorique. Cette réponse ressemblais à celle pour Trump ou Macron. Aujourd'hui, je peux donner une réponse plus proche de celle des discipes à Emmaüs, ou de celle de Thomas. Une réponse qui vient du coeur et fruit d'une expérience de vie. Dieu, pour moi, est une force divine qui m'habite, m'accompagne, me guide, c'est un compagnon de tous les jours. C'est une puissance divine en moi et avec laquelle j'essaie d'être en communion profonde chaque jour. J'ai appris à communier dans mon quotidien à cette présence réelle en moi, dans sa Parole, dans mes frères et soeurs que je côtoie. Dans ce temps de pandémie, il me manque cette présence  dans la communauté qui m'est absente et dans la présence sacramentelle de l'Eucharistie en communauté.

À partir de cette question, j'ai médité les conversations avec les gens au téléphone. Tous déplorent  de ne pas avoir de messes et de communion sacramentelle. Personne ne me parle du manque de la communauté. On déplore l'absence de rencontres humaines, les groupes de partage bilique manquent ces rencontres. Mais la communauté célébrante le dimanche semble absente de la vision ou de la préoccupation des chrétiens même les plus "pratiquants." Le vide se vit davantage au niveau de la célébrationd et de la communion eucharistique. Et ce qui m'apparait essentiel, LA COMMUNAUTÉ, ne semble pas une préoccupation. L'avenir de l'Église tient à un fil: La pratique sacramentelle. J'entendais notre Évêque, Mgr Proulx,  affirmer que dans les regroupement des fabriques en cours, si on ne met pas l'accent sur les communautés, nous n'irons pas loin.   Le confinement nous fait voir cette absence dramatique de communauté.

Si on peut se demander qui est Dieu pour nous? On peut aussi se demander: c'est qui l'Église  pour nous? Après la pandémie, si on reprend la vie comme avant avec seul souci les célébrations, il nous faudra peut être pensér aux pré-arrangements funéraires de l'Église. Je caricature sans doute mais pour pousser la réfelxion. 

vendredi, 15 mai 2020 14:37

Une fable.

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Un jour, il y a quelques années, je me baladais en campagne et je vois près d'une clôture deux animaux qui discutaient ensemble. Curiex je m'approche pour écouter discrètement. C'était une vache et un porc. Ce dernier disait à la vache: Je suis jaloux de vous. Le fermier vous traite mieux que nous, vous mangez de de la bonne herbe, vous êtes bien traitées et vous n'avez que de grands flancs sans viande, vous êtes maigres; alors que nous, les cochons, avons de la belle viande, nos côtes sont bien remplies, on fait de bons cretons, de la tête formagée et nous sommes nourris avec de la boète, nous vivons souvent dans la vase, on est sale, nous ne sommes pas bien traités comme vous. La vache l'écoutait attentivement avec un petit sourire au coin des lèvres, et lui dit: C'est peut être vrai ce que tu dis, suelement nous, ce que nou s avons à donner, nous le donnons de notre vivant, nous n'attendons pas d'être morts pour le donner. Je suis reparti en méditant.

Donner de notre vivant. Ça m'a rappelé cette dame qui m'avait dit: Ce que j'ai à donner, je le donne aujourd'hui d'une main vivante et chaude au lieu d'attendre de le donner d'une main raidie et froide dans mon cerceuil.  Donner de mon vivant. Le temps que nous vivons actuellement nous révèle la générosité exemplaire des québécois, ils et elles donnent de leur vivant et même parfois au risque de leur santé et de leur vie. C'est la question que je veux laisser ce amtin à notre méditation quotidienne: Est-ce que je donne de mon vivant? Qu'est-ce que je donne de mon vivant?

jeudi, 14 mai 2020 14:33

Une journée de prière.

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"Aimez-vous  les uns les autres comme je vous ai aimés." Voila la première prière du chrétien. Notre Pasteur François nous demande aujourd'hui une journée de prière pour se débarasser du virus. Excellente idée d'ailleurs nous avons commencé depuis longtemps. Ce matin, je voudrais méditer un tantinet sur la prière.

J'ai vu un jour, deux personnes âgées dans leur maison, le vieux fumait sa pipe et la vieille tricottait; ils ne parlaient pas mais se regardaient de temps en temps. je sentais passer entre eux une commnication silencieuse. C'était un beau moment de prière. J'ai toujours rêvé de vivre ces temps de prière, un temps de communion et non de communication. Le Jour de Pâque au matin, j'ai tenté une expérience en célébrant la messe sur le coin de ma table de cuisine. J'ai célébré à ma façon, comme  j'avais le goût de vivre. Les liturges et les canonistes m'auraient surement vilipendé. J'avais l'impression d'être en communion avec Jésus Christ autour de la table avec ses disciples. Cependant j'ai goûté une moment très riche, une expérience de communion que je porte encore et que je répèterai.

Les moments de communion vécus par mes deux vieillards étaient préparés depuis plusieurs années par une vie de partage et de travail. La prière de communion doit aussi  être préparée par une vie de communion sous différentes formes. La prière est d'abord un moment de communion profonde avec le divin qui nous habite. Nous avons besoin de mots, de textes de prière souvent pour nous préparer à cette rencontre.

En ce temps de pandémie, ma première prière aujourd'hui sera de contempler Marie au pied de la croix. Elle inspirera ma rencontre avec le Seigneur. Marie est debout devant la réalité qu'elle accueille avec la force de son amour. Marie vient inspirer ma vie. Devant le danger, nous devons être debout et faire face à la réalité.  Le chrétien est d'abord un être debout et en marche. Le divin est en moi et règle les questions avec moi et pas à ma place. Marie doit être pour nous une inspiration dans notre prière. Elle est la femme de l'audace et du courage devant l'adversité. Alors ce matin, je dis à Marie: Donne-moi à ton exemple le courage de vivre et de lutter avec persévérance contre le découragment, la faiblesse et le risque de céder à la peur.

Ma deuxième prière,  ce matin, sera de reprendre le texte de Mathieu: Donne au monde, Seigneur, la force de donner à manger à ceux et celles qui ont faim, à boire à ceux et celles qui ont soif, de visiter et soigner les personnes malades,  de soulager dans leur solitude les personnes seules et qui se sentent peut être abandonnées. Donne la lumière à ceux qui prennent les décisions, donne assez d'amour aux personnes soignantes pour apaiser le stress des personnes malades ... Ainsi de suite. 

Je dirai aussi, donne, Seigneur, à mon Église la lumière et la force de faire découvrir ta présence d'amour au coeur du monde. L'important n'est pas la façon de prier mais la communion avec les autres et le divin en moi. Ce que nous vivons présentement met en évidence la faiblesse de ce que nous avons bâtit depuis des années.  Les systèmes sont toujours en retard sur la vie et les besoins humains. Cette pandémie va peut être nous réveiller, notre prière doit aussi éclairer ces systèmes  pour devenir des services aux personnes. Ce matin, Seigneur, je veux simplement te demander d'éclairer ma lanterne pour comprendre le message que tu veux nous dire dans cet événement pour que demain nous soyons sur la route les messagers dont tu as besoin. Amen.

mercredi, 13 mai 2020 13:19

Suis-je une machine?

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Les médecins nous parlent beaucoup des précautions pour éviter la covid-19 ou des moyens de se soigner, les politiciens nous présentent des mesures de sécurité, des psychologues s'occupent de notre mental, des économistes nous parlent de productivité future, des animateurs me proposent des activités physiques; tous ces spécialistes s'occupent de mon corps, suis-je devenu une machine? Serais-je aussi un être spirituel qui a des valeurs, qui est fécond et non seulement efficace? Même les religions attendent la fin du confinement pour retourner aux liturgies. Il me semble que ce temps de confinement nous fait prendre conscience avec plus d'acuité encore du vide spirituel que les religions ont laissé derrière elles. Les sociétés en devenant laïc ont relégué les religions dans leur domaine propre et font apparaitre le vide spirituel.   

Je lisais hier un texte de Boucar Diouf qui invite à réfléchir sur les systèmes dont le temps de pandémie fait voir les faiblesses. J'écoutais des conférences des Pères Arnold sur le vide spirituel et la comparaison avec le temps de l'exil du peuple juif,le Père Ratcliffe, le Père Bourdillon sur la dérive du sacerdoce dans l'histoire, et même un manifeste sur la refondation de l'Église, etc ...  Des gens qui invitent à réfléchir sur des questions de fond. Où sont passés nos grands spirituels? On a l'impression que l'être humain est d'abord une machine à produire ou a faire des choses. Si tu n'es plus efficace, tasse-toé. Ne serait-il pas d'abord un être fécond? "Soyez féconds" nous dit le texte de la Genèse: Fécondité du coeur, de l'esprit, du corps, fécondité des relations humaines riches. L'efficacité diminue avec l'âge mais la fécondité normalement grandit. 

L'Église a été longtemps efficace, nous avons oublié d'être féconds. Il n'y a plus de chrétiens, de prêtres et de religieuses, plus de témoins et nos Églises gèrent la décroissance.  Nous prions les saints, nous oublions qu'ils sont  là pour nous inspirer et nous ouvrir à notre propre fécondité. Quand nous parlons de fécondité, nous pensons à celle de la chair, donner la vie à des enfants. Mais la fécondité du coeur et de l'esprit? Si la pandémie nous fait comprendre que nos systèmes économiques et de santé ne sont pas adéquats pour répondre efficacement aux problèmes et invite à une réflexion profonde, il en est ainsi de notre vie chrétienne et en Église. Profitons de ce temps pour reécouvrir la fécondité de notre vie spirituelle, de la parole de Dieu en nous, de notre vie de communauté; Soyez féconds, nous dit le Seigneur.

mardi, 12 mai 2020 14:27

La complainte du titanic.

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Ce matin, en écoutant les nouvelles où on nous apprend que les inspections dans les CHSLD avaint été abandonnées depuis quelques années et que même lors des inspections, on cachait facilement les mauvais côtés de l'établissement de sorte qu'il a fallu plusieurs décès pour qu'apparaisse  ce côté plus sombre de nos maisons de santé. En écoutant cette noouvelle, un souvenir est monté en moi: La complainte du Titanic où est dit que lors de la tragédie, les musiciens ont continué de jouer avec force afn de cacher le drame auquel ils faisaient face. Ma mère chantait cette complainte en tricottant nos bas de sorte que nous l'avons appris avec elle. On cachait la réalité. Et ça continue. Nous touchons du doigt avec presque de l'horreur le résultat des systèmes dans la vie d'une société. Un système veut du rendememt, de l'efficacité; l'être humain doi têtre productif. Un système, nous le savons que trop bien,  met rarement l'accent sur la personne et la qualité de vie. Nous avons besoin de catastrophes ou de décès pour réagir et vouloir un petit changement. La complainte du titanic se terminait si ma mémoire est bonne, par ces mots: Seize cents vies furent ravies par l'océan pour l'amour du records.  Aujourd'hui, comment pourrions-nous le traduire pour notre temps de pandémie?

Vous vous doutez bien que je n'ai pu m'empêcher de me tourner vers mon Église et de me poser les mêmes questions. Depuis plusieurs années nous vivons une pandémie dans l'Église. Aujourd'hui certains se demandent s'ils pourront réouvrir leur église après le confinement faute de revenus. Dimanche les artistes ont fait une belle et fructueuse soirée ou les sous sont venus répondre aux besoins des pauvres et des gens mal pris. Dans l'Église nos priorités sont ailleurs: Comment allons-nous garder debout nos églises de pierres? Cette pandémie dans notre Église nous l'avons vu venir, elle était passée par l'Europe avant d'arriver en Amérique. Mais l'Amérique et le Québec n'ont pas profité de l'expérience d'ailleurs. Actuellement, le système de l'Église est en pause, mais l'Église du Christ est toujours vivante sur le terrain. La question qui remonte toujours: Quelle est notre mission comme chrétien dans notre monde? Est-ce que la complainte du Titanic pourriait nous questionner? Mon expérience me dit qu'après la pandémie, ce sera la même chose qu'avant. Bonne journée à nous tous et toutes.

lundi, 11 mai 2020 14:34

J'ai jamais été aussi fier ...

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Hier soir, 10 mai, fête des Mères, la télévision a déposé dans nos salons une magnifique "messe:" Une chance qu'on s'a. Des artistes ont fait preuve de beauoup d'imagination pour venir égayer notre confinement. Des Iles de la Madeleine jusqu'à  St-Élie de Caxton en passant par le pays de Gilles Vigneaut avec un clin d 'oeil à l'agriculture, ils  ont donné du goût à la vie. À la fin Céline Dion s'est inspirée de René Levesque: J'ai jamais été aussi fière d'être quécoise. J'ai eu le goût de dire: J'ai jamais été aussi fier d'être un être humain. Pendant une heure et demie, ces gens avaient mis de la couleur dans ma vie; en même temps, on receuillait des sous pour deux oeuvres importantes au Québec. Tout était réuni: le beau, le bon et l'utile. Une fois terminée, j'ai fermé mon appareil et j'ai prié. On m'avait donné le goût de dire MERCI. On m'avait donné le goût du silence intérieur et de la méditation. Admirable cette liberté des artistes d'inventer avec les moyens du bord un spectacle qui laissait passer un message d'amour à travers de la beauté et de la simplicité.

Je me suis permis de rêver aussi. De rêver   que ce temps de confinement fasse naitre en nous ce goût de donner de la saveur à notre vie spirituelle, fasse naitre en nous cette liberté de l'Esprit Saint qui animait Philippe en Samarie pour se créer des moments de prière et de ressourcement qui nourrissent notre vie de foi et d'engagement chrétien.  Il faut sortir de nos sentiers battus pour retrouver le dynamisme de l'Esprit déposé en nous. Boucar Diouf, ce matin dans le Devoir, invite à une belle réflexion sur la pandémie ses causes et son remède. Comme chrétien nous devrions faire la même réflexion ensemble devant nos églises qui se vident et les chrétiennes et chrétiens en recherche de spiritualité. Nous devrions découvrir d'autres chemins de célébration et de façon de vivre aujourd'hui note foi. À l'émisison Victoire de l'amour dimanche le 10 mai, une dame disait qu'elle avait appris à ses enfants à s'ajuster aux condition de vie, elle leur avait donner l'habitude du changement pour s'adapter aux besoins de la vie.  Ces gens  nous invitent à des moments de réflexion et de discernement nécessaires pour notre demain chrétien.  Si des gens sont capables ou se sentent invités à le faire, pourquoi au nom de notre foi et vie de disciple du Christ ne pourrions-nous pas le faire. La vie et le monde sont une magnifique école que nous aurions avantage à écouter. Ne lâchons pas, discernons ensemble.

dimanche, 10 mai 2020 14:30

Fête des mères.

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Ce matin, je n'ai qu'un mot d'action de grâce en ce dimanche de la fête des Mères. Un mot qui dit MERCI à toutes ces femmes qui ont donné et pris soin de la vie. Ma prière est que le Seigneur vous fasse découvir davantage encore la force de sa présence d'amour en vous. Si vous êtes capable de tant d'amour, c'est que dans votre coeur, il y a cet  amour divin qui ne cesse  de vous faire grandir. Que cette journée soit bonne pour vous malgré le confinement dont nous sommes tous prisonniers. Bonen fête des MAMANS.  

samedi, 09 mai 2020 14:26

Des coeurs qui voient.

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Des coeurs qui voient. Voila le titre d'un bel éditoral de la revue des Chevaliers de Colomb. Ce mot viendrait de Benoit XV1. J'aimerais ajouté des cours qui écoutent et se souviennent.  Je lisais ce matin le cri de  demande d'aide des religieuses de québec au prise avec la covid-19.  Je pense à tous ces personnes âgées qui meurent seules ou manquent de soutien. Nous avons besoin de coeurs qui se souviennent de ce que ces personnes ont apportées à notre société. Je lisais aussi un témoignage du Dr Réjean Hébert dans le soleil d'aujourd'hui 9 mai. OUI, nous avons besoin de coeurs qui voient, mais aussi qui se souviennent et surtout qui aiment. Le Dr Hébert a un coeur qui se souvient et fait appel au discernement et aux corrections nécessaires dans un système de santé qui souffre lui aussi de la covid-19 depuis longtemps. Mais ce n'est pa sun virus qui fait mourir, mais qui rend obèse. La pandémie actuelle nous fait prendre conscience avec plus d'acuité encore combien les système, le rendement, l'efficacité est au premier plan et que la personne humaine est trop souvent passée au second plan.

Ce matin, en lisant l'Évangile de Jean, un mot a arrêté ma lecture: "Celui qui m'a vu à vu le Père." J'ai voulu parodier cette parole de Jésus: Qui m'a vu à vu le Christ.  Je ne me suis pas regardé dans le miroir pour ne pas me voir rougir. Jésus nous demande d'être ses témoins. Un témoin n'est-ce pas quelqu'un qui laisse passer le Christ? Jésus ne demande pas d'être des phonographes, mais des témoins. Un témoin n'est-il pas quelqu'un qui a un coeur qui aime, se souvient et voit. Le petit virus a mis tous les systèmes à pause; même les églises sont à pause, seule l'Église est bien vivante sur le terrain, elle a besoin d'être reconnue et soutenue. Ils sont là nos témoins peut être sans le savoir pour la plupart. Demain, nous les pettis vieux et petites vieilles, retourneront à nos célébrations, aurons-nous un coeur qui a vu, se souvient et aime? Aurons-nous redécouvert notre Églises sur le terrain, aurons-nous vu Jésus Christ sur le terrain face au défi de la pandémie? Est-ce que nos célébrations trouverons leur vrai sens et dynamisme perdus au profit du rite liturgique.  Notre Église est dans le temple bâtit de la main de Dieu et non dans celui bâtit de la main de l'homme. Demain quand nous entrerons dans nos temples de pierre faudra avoir un coeur qui se souvienne qu'aujourd'hui des femmes et des hommes ont vécu l'eucharistie du Christ auprès de leurs frères et soeurs malades et souffrants. Nos coeurs devront se souvenir que nous célébrons leur peur, leur audace, leur souffrance, leur foi et leur espoir sur l'autel de l'amour inconditionnel du Christ. Notre Eucharistie deviendra ainsi un immense chant d'action de grâce pour tout ce vécu quotidien des chrétiens de chez nous.

Frères et soeurs en humanité, j'ai hâte de refaire communauté avec vous dans nos petites églises ou vos maisons, de célébrer ce grand amour du Christ et ensemble de redécouvrir que le Seigneur nous a donné un coeur qui voit, qui se souvient, qui écoute et qui aime. Que cette journée soit bonne pour nous tous et toutes..

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