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Homélies, réflexions et spiritualité

Textes de réflexion

mardi, 21 juillet 2020 13:49

Un monde malade.

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Qui sont mes frères et mes soeurs? Et levant la main il indique ceux qui le suivent et dit: Voici ma mère et mes frères." Mth 12, 46-50. En lisant ce texte, je n'ai pu m'empêcher de penser à l'événement tragique qui a boulerversé tout le Québec ces derniers jours. Les médias vont parler beaucoup et avec raison de la mère des deux enfants et nous risquons d'oublier la famille Carpentier. Un tel geste est le signe d'une maladie chronique de notre monde. C'est un signe d'une grande détresse et souffrance intérieure que vivait cet homme. Ce n'est pas un criminel, c'est un être humain malade qui a posé un geste criminel fruit de sa détresse intérieure. C'est un drame épouvantable pour la mère, sa famille et aussi pour la famille du père. Nous sommes trop portés à oublier ces familles qui sont aussi victimes d'un événement pénible. Comme nous avons trop oublié la famille du jeune Bissonnette dans l'événement de la Mosquée de Québec. 

De cet homme en cavale que l'on retrouve décédé, Jésus dira aussi c'est mon frère, un frère souffrant qui a posé un geste malheureux. Pourquoi notre société aujourd'hui ne peut rien devant tant de souffance. Pourquoi notre société  utilise la répression et pas assez la prévention et l'aide aux gens en difficultés. Quelqu'un me disait cette semaine, nous avons dressé les gens sans les éduquer et ils sont uajourd'hui devant un vide spirituel qui conduit aux pires aberrations. Notre monde est malade d'un vide d'aimer. Ce n'est plus à mes yeux un problème d'individu mais de société. C'est une question posée à nous aussi comme Église.

Hier soir, je présidais l'Eucharistie à la neuvaine de Sainte Anne. Il n'y avait que des gens aux cheveux blancs. Les jeunes ne sont plus inéressés par cette pratique. Nous n'avons pas le goût de nous rassembler en communauté pour célébrer notre vie chrétienne.  Nous venons à la messe et les jeunes ne veulent pas venir à la messe. Ils ont le goût du rassemblement. Regardons-les sur les plages. Après l'eucharistie hier soir je suis allé faire une randonnée pour voir tous ces rassemblements. Notre monde a besoin de se retrouver esemble pour fêter et non simplement écouter prier Monsieur le curé.  

Je me disais: nous nous agenouillons devant le tabernacle, mais dans la forêt près de Québec, Jésus est en souffrance, allons-nous nous agenouiller devant ce frère malheureux qui pose des gestes désespérés, ou si nous allons le condamner. Notre monde est malade d'amour, d'accueil, de miséricorde, nos frères et soeurs sont devant un vide spirituel, ils attendent des chrétiens un geste qui les réconfortent. C'est une question posée à notre foi et notre agir chrétien.   Ma façon d'être présent à ce qui se vit aujourd'hui est un critère pour évaluer la qualité de ma présence à l'église. Comme vieux retraité aujourd'hui, je ne peux m'empêcher de me questionner sur la qualité de nos rassemblements pour la célébration de la misssion de Jésus Christ. Notre monde a un urgent besoin de témoins de l'Évangile sur le terrain. Esprit Saint vient réchauffer le coeur le coeur du monde pour qu'il devienne un foyer d'amour où il fait bon s'y retrouver. 

lundi, 20 juillet 2020 14:03

Chemin d'action de grâce.

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Nous avons grandi la plupart d'entre nous dans un temps où foi et religion étaiernt synonyme de sacrifices ou de lois à observer. Nous devions faire beaucoup de sacrifices pour mériter de Dieu. Nous avions oublié que Dieu donne tout gratuitement. Les plus magnifiques signes du don gratuit de Dieu ne serait-ce pas la nature avec toutes ses beautés et ses merveilles, le corps humain qui est une véritable usine que nul être humain ne peut imaginer, le soleil qui éclaire et réchauffe notre terre, la nouriture qui arrive chaque jour sur notre table. Nous avons mille preuves que le Seigneur nous aime et nous donne tout par amour. Ne serait-il pas intéressant de développer une relation d'action de grâce, de reconnaissance. La chaleur de l'été et les vacances nous donnent le temps d'admirer la nature et d'en goûter toute la beauté et les richesses. La neuvaine à Sainte Anne devrait être un temps d'action de grâce pour les merveilles de Dieu. Nous sentons monter dans notre société des temps de colère et de manifestations haineuses contre l'autorité. Il y a une maladie chez nous, celle de l'insatisfaction et de "L'écoeurantite." Nous mettons depuis longtemps l'accent sur la force et la répression et devant l'impuissance la colère a pris une place exagérée. Beaucoup trop de gens sont contre, simplement contre,  et ceci développe l'agressivité. Dans cette société, l'importance du témoin du Christ, témoin de l'Évangile est d'une urgence capitale. Nous avns besoin de témoins pour réchauffer ce monde qui grelotte, pour apaiser ce monde en ébullition, pour aimer ce monde en recherche de paix, d'amour et de spiritualité. "Il y a ici bien plus que Jonas" le plus grand signe d'amour que nous puissions avoir: La présence même du fils de Dieu au dedans de nous. Devenons de être amoureux et d'action de grâce.  

 

dimanche, 19 juillet 2020 13:36

Le Levain. Mth 13, 33.

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Le Royaume des cieux est comme un levain qu'une femme met dans sa farine pour faire lever le pain, nous dit Jésus. C'est à moi ce matin que Jésus s'adresse. Je suis le levain que Le Seigneur dépose dans la farine de la vie et du temps pour faire lever le royaume de Dieu. J'ai essayé à quelques reprises de découvrir le levain dans le pain que je mange le matin. Peine perdue, impossible, il est fondu dans le pain. le levain se reconnait à sa force intérieure qui fait lever la pâte pour en faire du bon pain. Il en est ainsi de ma foi et de ma présence, faire lever le pain de l'amour, de la charité, du pardon, de l'accueil, de la paix, etc .... Un jour quelqu'un qui avait un gite du^passant me dit: Hier soir un homme est venu couché chez moi,  ce doit être un prêtre à cause de sa façon de  s'intéresser aux gens et aussi ses valeurs dans la conversation. Il me nomme et je lui dis: c'est l'évêque de Mont-Laurier. Il était passé incognito comme le levain et avait fait lever quelque chose par sa qualité de présence. Voila l'invitation que le Seigneur me fait aujourd'hui. C'est très malheureux que nous soyons divisés au nom du Seigneur pour des énoncés théologiques.  Faisons ensemble lever la pâte humaine pour le royaume du Père.

 

samedi, 18 juillet 2020 13:50

Jouez pour le Seigneur.

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Hier soir, à une émission, les participants ont parlé du jeux. L'importance de jouer tant dans les sports que dans la vie. Ceci m'a rappelé qu'un jour juste avant Noël, un notaire m'avait rencontré et m'avait donné une somme importante pour acheté des jouets pour les enfants de familles démunies, il me dit: ces enfants ont droit de jouer aussi bien que les autres. Et le temps de confinement a fait réaliser à beaucoup des parents l'importance de jouer avec leurs enfants. Redécouvrir l'importance de jouer même quand on est moins jeunes. 

En méditant cela j'ai réalisé que j'avais manqué de jouer dans l'enfance. Quand je suis né,  mes parents étaient âgés à l'époque, mes frères avaient aussi un certains nombre d'années de plus que moi. J'ai joué seul ce qui est moins intéressant. En revoyant mon passé, je réalise  que le jeu m'a manqué et qu'on n'a pas toujours compris mon besoin de jouer quand je voulais allé chez les voisins trouver des amis. Je me suis repris un peu plus tard. Je comprends mieux aujourd'hui l'importance de jouer non seulement pour les enfants mais pour toutes personnes qui savent garder un coeur d'enfant. 

Beaucoup de psaumes parlent de jouer pour le Seigneur, David a dansé devant l'Arche d'alliance. Peut être que notre tempérament anglais dans un pays froid nous a fait perdre cette réalité du jeu dans notre vie et aussi dans la liturgie. Nos célébrations sont très sérieuses et nos chants liturgiques sont pour des gens d'un certain âge.  Les gens qui nous arrivent de l'Afrique doivent trouver nos célébrations un peu constipées.  Actuellement j'ai un peu les bras coupés quand j'entre dans une église ou une chapelle et que les gens sont tous assis les yeux fermés comme s'ils étaient seuls dans l'église. Aujourd'hui, il y a plus de plaisir dans les salons funéraires que dans nos églises. Nous sommes encore tributaires d'un passé où le sacré avait prédominance sur la vie. Peut être que jouer aurait été la meilleure façon de repsecter le sacré. Apprendre à jouer, voila un autre message que le confinement devrait nous laisser. Jouez pour le Seigneur, chantez pour Lui car il a fait merveille .....

 

vendredi, 17 juillet 2020 13:27

Anne.

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Aujourd'hui nous commençons la neuvaine à Sainte Anne. Cette dévotion n'a plus l'audience d'autrefois mais elle rassemble encore un bon nombre de chrétiens. Cette année avec le confinement la participation sera encore plus restreinte. Nous ne connaissons rien de la vie de la mère de Marie. La Bible n'en dit ren. Cette dévotion prit naissance à partir du protoévangile de Jacques au 11e siècle et la dévotion se répandit et prit un improtance spéciale à partir du X1Xe siècle. Anne devint la patronne des marins. Quoiqu'il en soit de la présence historique de Anne, nous savons que Marie a eu une mère et père et la foi des chrétiens les a prit comem modèle.

Anne est représentée apprenant à Marie à lire la Bible. C'est pour nous un message pas suffisamment développé à mes yeux. Anne nous est présentée comme une éducatrice de la foi, une évangélisatrice dirions-nous aujourd'hui. Comme nous ne savons rien de sa vie, nous pouvons nous  laisser inspirer par sa foi et sa relation au Seigneur. Comme toute juive, elle était femme de la lecture de la bible. Elle doit nous inspirer en ce sens. Notre contexte d'Église nous invite à rechercher une meilleure connaissance de la parole de Dieu. C'est par le force de l'Évangile que l'Esprit Saint renouvellera notre vie chrétienne et la vie de l'Église. Nous avons à nous convertir sans cesse à la lecture et la méditation de la Parole de Dieu.  Le Père Deiss parle de l'importance d'une Église biblique. Qu'est-ce à dire? "Une Église biblique est une Église fondée non sur des traditions humaines mais sur la Parole de Dieu, non sur le sable des normes humaines mais sur le roc des lois divines, bref une Église selon le coeur de Dieu. L. Deiss: célébration de la Parole, P.11. Il ne s'agit pas de faire des chrétiens un peuple d'exégètes, de scientifiques de la bible, mais un peuple rempli de l'enseignement de Jésus, de son Esprit et qui en sont les témoins.  Voila ce que la neuvaine m'inspire ce matin Ma conviction est que nous avons placé l'accent sur les dévotions extérieures et pas suffisemment sur le contenu de vie.

 

jeudi, 16 juillet 2020 15:36

A la Sylvie Fréchette.

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Demain 17 juillet, commence la neuvaine à Sainte Anne. Ce matin, je me suis posé une question: Est-ce que je vais y participer à la Sy;vie Fréchette, une course à la performance en vue d'une médaille le 26 au soir? Nombre de messes, de chapelets, d'heures d'adoration, de chemns de croix et autres choses de bonne qualité, je pourrai ainsi mesurer ma fidélité.  La seule question que je devrai me poser: Qu.est-ce que cette semaine a changé dans ma vie? Comment ce temps de prière a changé mon regard sur moi-même et sur les autres ou encore ma façon de les accueillir ou de les juger? 

Le premier pilier de ma neuvaine est le silence et la méditation de la Parole de Dieu. Faire un temps de silence pour laisser surgir la parole de Dieu en moi. C'est la Parole qui me convertit et me permet de vivre et de célébrer en vérité. Lire un petit bout de l'Évangile et le laisser monter en moi pour me transformer. Et mon critère d'évaluation sera ma façon de vivre le chapitre 25 de MAthieu: "Ce que tu fais au plus petit d'entre les miens, c'est à moi que tu le fais."  Ainsi ma neuvaine sera plus surement un temps de conversion intérieure et non une démarche de performance pour une médaille.

Un second pilier efficace sera ma participation à l'Eucharistie. Célébrer l'Eucharistie, c'est devenir de plus en plus un être de communion. L'Eucharistie n'est pas un acte de dévotion, mais la célébration en communauté de notre vie de communion ensemble et avec le Seigneur.  Je célèbre parce que je suis un être de communion et cette rencontre intensifie cette communion avec les autres et mon Dieu. Ainsi mon regard  sur les autres changent, ma façon de voir la vie change, j'acquière davantage le regard de Jésus, le coeur de Jésus, les lèvres de Jésus, dans ma relation avec les autres. La neuvaine devient un temps de rencontres qui approfondit ma vie au quotidien. 

Le temps de confinement nous permet ces moments de silence, d'intériorité pour faire de ma neuvaine non un temps de performance mais un moment de converison intérieure ou j'apprends à aimer.

mercredi, 15 juillet 2020 13:54

Je t'aime tout court.

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Dans le titre de ma  méditation d'aujourd'hui, vous aurez reconnu le chant de «Nicolas Ciccone: Je t'aime tout court. Nous avons l'habitude de dire aux gens craintifs: Aie confiance en toi, vas-y t'es capable. Nous mettons l'accent sur la capacité de l'individu. Ceci peut nous conduire facilement sur le chemin de la performance. "Je suis bon, suis capable." Il y a un autre chemin qui me semble plus sur, c'est celui de l'amour. Aime-toi comme tu es avec tes valeurs, tes peurs, tes blessures et apprends à grandir selon tes capacités. Apprendre à aimer plutôt qu'à faire. L'amour de soi est un pilier fondamantal de toute vie et possède un excellent pouvoir de guérison. Tous les grands sages de l'humanité  ont prôné l'amour de soi et des autres: "Aimez-vous les uns les autres" disait Jésus. Pour aimer les autres, il est nécessaire de s'aimer soi-même. L'amour est toujours la réponse aux problèmes.  je l'ai expérimenté souvent en paroisse où l'amour a été la solution durable à bien des conflits. Si je peux m'accepter et m'aimer comme je suis, il me sera plus facile d'aimer les autres comme ils sont et au lieu de les juger, je pourrai les accompagner pour grandir ensemble.

Ordinairement quand je critique ou juge les autres, c'est ma propre blessure ou faiblesse que je proclame et porte sur les autres. Si j'apprends à m'aimer comme je suis je serai moins porté à juger les autres, je pourrai leur donner de l'amour et la vie en sera embellie. Je me souviens d'une dame qui un jour m'avait critiqué sévèrement. Le dimanche à l'église, je vois une dame asisse suele qui réécite son chapelet, je vais la saluer et la dame semble mal à l'aise. elle me dit«; C'est moi qui vous ai dit des bêtises lundi dernier. Je la regarde avec un sourire et lui dit; vous êtes donc fine de me l'avouer, je vous fais la bise sur les deux joues.  Ce fut une excellente amie. L'amour est la réponse à tout.  Si je porte l'amour en moi et que je le répands, inévitablement le courant va s'établir.La vie est une fleur. L'amour en est le miel. Victor Hugo.

source:  François Lemay: Tout est toujours parfait.

mardi, 14 juillet 2020 14:23

Un moment de réflexion.

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Le titre d'un article de revue m'a fait sursauter: "Les Grands frères des petites soeurs." Pourquoi les frères sont grands et les soeurs petites? L'article raconte l'aide apporté par les Chevaliers de Colomb aux petites soeurs des pauvres. C'est un magnifique témoignage de charité des chevaliers à l'endroit des besoins des victimes de la pauvreté. Mais le titre de l'article m'a conduit à une petite réflexion que vous jugerez sans doute saugrenue. Les grands frères et les petites soeurs, ça m'apparait un peu condescendants. La photo présente le Chevalier suprême avec un Monsieur Cardinal près de la petite soeur.  Les chevaliers sont grands dans le geste qu'ils ont posé, c'est vrai. Ils sont grands non par la somme d'argent donnée, mais la grandeur et la générosité de leur coeur. Je n'aime pas les GRANDS et les PETITES. Les petites soeurs sont grasndes aussi dans leurs gestes et leur présence auprès des personnes malades ou victimes de la  pauvreté. Les chevaliers se sont tenus debout à côté des religieuses pour la défense de leur liberté d'action. Oui, chevaliers, nous sommes grands de part la motivation qui nous fait agir sur les pas du fondateur. Cette grandeur, je l'ai vécue aussi dans les paroisses où j'ai travaillé; les chevaliers ont été un bras droit important pour venir au secours des familles dans le besoin. Les chevaliers sont des hommes de coeur toujours sur la sellette devant la souffrance et la misère d'un frère ou d'une soeur.  Comme le dit le Chevalier suprême: Ne laissez aucun voisin derrière vous. Comme tant d'autres dans ce temps de pandémie, nous devons être comme chevalier et comme chrétien sur la ligne de front  pour apporter un baume sur la souffrance de l'autre. C'est la mission donnée par le Christ le jeudi sant au soir. Faites ceci en mémoire de moi.

 

lundi, 13 juillet 2020 13:42

Que voulons-nous?

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Depuis le Concile Vtica 11, nous parlons de la nécessité de l'évangélisation. Le Pape Paul V1 a écrit une lettre sur la question et le Pape  Jean-Paul 11 nous parlait de la nécessité d'une évangélisation nouvelle. Sur le terrain, il nous est très difficile de réaliser cette mission. Une des raisons principales est que nous ne sommes pas évangélisés et donc nous ne savons pas comment le faire. C'est la question que je me pose moi-même depuis plusieurs années. À l'émission "Y a du monde à messe", un médecin m'a apporté une piste de réflexion que je me permet de partager ce matin.

Notre première piste serait de bien savoir ce que signifie aujourd'hui ÉVANGÉLISER et pourquoi on le fait. L'important n'est pas ce que je vais faire ou dire, mais ce que je vais être. Évangéliser est une façon d'être avant une façon de faire. Ma façon d'agir découle de ce que je suis un êtte évangélisé. Ma première démarche sera de m'évangéliser et pour cela je devrai mettre sur "pause" toutes mes connaissances théologiques, mes pratiques religieuses, mes dévotions dans ma présence avec les gens. 

Cette démarche me conduit à découvrir qui je suis et avec les autres je découvrirai qui nous sommes vraiment, pas seulement des gens qui pratiquent une religion mais des chrétiens qui témoigent de leur foi.  Il m'apparait important de découvrir qui nous sommes comme être humain remplis de l'Esprit même de Dieu, témoin et sacrement d'une réalité spirituelle. J'ai appris à pratiquer avant de savoir pourquoi. La pratique chrétienne découle de notre être d'où l'importance de savoir qui nous sommes.

Une autre démarche essentielle est de créer des liens de personne à personne. Il est important que nous nous rencontrions comme personne, créer des liens humains de confiance m'apparait essentiel dans une démarche d'évangélisation. Et pour cela, il est nécessaire de savoir écouter pour que notre présence et notre parole soient ajuster sur les besoins de l'autre.  L'attitude et les mots sont extrêmement importants. Écouter pour savoir pourquoi les gens vivent loin de l'Église, pourquoi notre parole ne passe plus, qu'est-ce que les gens rejettent dans notre façon d'être ou notre approche. Les mots sont très importants parce que les chrétiens aujourd'hui sont beaucoup plus critiques que nous l'étions. Ils veulent être accompagnés et non organisés.

Ceci nous conduira à accorder notre vie sur ce que nous sommes et non sur des données théoriques ou des obligations venues de l'extérieur. Qunad j'ai découvert qui je suis, que j'ai guérit mes blessures et mes peurs, quand j'ai acquis une certaine liberté intérieure, je peux ajuster ma pratique chrétienne sur mon être, sur ma foi, conforme à ma vie. Ceci vient de l'intérieur. Je ne suis plus au niveau de dévotions ou de pratiques, mais d'un agir qui nait de l'intérieur et cela devient une façon d'être et non une réponse à une oblgation de l'extérieur.

Pour cela, il nous faut du temps et de la patience. Jésus a pris trois ans et les gens l'ont crucifié et les apôtres ont fuit. Ceci nous conduira certes à découvrir une nouvelle vision de l'Église et de la place du presbytre dans la communauté. Est-ce que c'est rêver en couleur? Probablement. Le temps de confinement aura été un moment béni de nous pencher sur cette question, de bien méditer les enjeux qu'elle pose, mais il m'apparait que nous avons simplement attendu que les églises ouvrent pour dire la messe. Il nous faidra du temps et de la patience. Sainte patience priez pour nous disions-nous autrefois.

dimanche, 12 juillet 2020 13:39

Un terrain mal préparé.

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Les paroles sont tombées sur un sol pierreux, où il n'y avait pas beaoucoup de terre; elles ont levé aussitôt, parce que la terre était peu profonde. Le soleil s'étant levé, elles ont brûlées et, faute de racine, elles sont séchées. Mth. 3,1-20. Voila une terre mal préparée a recevoir la semence. Si nous voulons que la parole de Dieu germe et porte du fruit, la terre doit être préparée en conséquence. Nous avons semé sans nous occuper de bien préparer la terre, c'est ma conviction. Nous avons grandi au Québec comme ailleurs dans une société de dévotion et de croyances. Nous avons mis l'accent sur la pratique sacramentelle et pas assez sur la préparation de la terre. Le confinement nous a mis en présence de cette réalité avec acuité. Nous vivons dans une société malade qui n'a pas de racines spirituelle et humaine et dès que la pratique religieuse diminue, le vide apparait. Nous avons vécu des drames dans les maisons de soins pour personnes âgées durant le confinement et cette semaine un drame épouvantable a fait la UNE des journaux. Nous n'avons pas de racines spirituelles et humaines, quand les difficultés de la vie arrivent notre vie sèche faute de racines.

Nous nous occupons trop des conséquences et oublions les causes des problèmes. Pourquoi tant de souffrances dans notre monde,. pourquoi tant de violence? Les psychologues nous le redisent à tous les jours. Le médecin qui a parlé à l'émission "Y du monde a messe" nous l'a bien expliqué et nous a donné une belle démarche pour corriger la situation. Magnifique démarche d'évangélisation pour nous chrétiens si nous savons écouté le monde.  Les  êtres humains sont blessés, et les réponses ne sont pas suffisantes. Nous devons retrouver la force des sacrements; retrouve rla force de l'Eucharistie comme puissance de communion en nous et avec le Seigneur, force que nous avons ensevelis dans des rites; retrouver la table de la communion. Nous devons retrouver la puissance de guérison du sacrement du pardon dans une rencontre personnelle vraie qui nous fait voir les causes de notre agir et qui refuse de s'arrêter seulement aux conséquences. Nous devons prendre le temps de nous arrêter pour épierrer notre terrain afin que la parole de vie puisse germer. Ce que nous appelons péché est d'abord une maladie de l'âme, une maladie spirituelle qui a des causes. L'aveu dans la rencontre sacramentelle est le point de départ qui nous conduit à la cause de notre agir et c'est là que le Seigneur agit pour nous guérir. Tant que nous nous occuperons que de la plante qui ne poussee pas sans s'ocucper de bien préparer notre terre, l'avenir n'est pas assuré.

Alors ma rencontre eucharistique d'aujourd'hui sera une rencontre de guérisons. Je m'arrêterai à regarder mes pierres pour bien préparer ma terre intérieure à la mission. Aujourd'hui au lieu d'aller à la messe, j'irai esarter mon terrain pour que la force de la communion avec mes frères et soeurs et avec le Seigneur fasse de moi un être nouveau, un être de communion et de mission. 

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