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Homélies, réflexions et spiritualité

Textes de réflexion

mercredi, 28 septembre 2016 14:41

"Un hopital de campagne."

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Notre Pape François parle de l'Église comme d'un hopital de campagne. Hier, je suis allé visiter un des ces hopitaux: "Partageance"; il s'agit d'un service offert aux familles démunies. En visitant, je me suis surpris à rêver.

Il y a plus de 40 ans, deux dames avec le concours de bénévoles mettaient sur pied un service appelé "Ouvroir." Elle cueillaient des vêtements pour distribuer à des familles dans le besoin. Ceci débuta dans le sous-sol du presbytère. Quelques années plus tard, naissait un service de nourriture. Le curé du temps avec des chevaliers de colomb et les filles d'isabelle recueillait des denrées non périssables en vue d'offrir des paniers de nourriture aux familles dans le besoin. Avec des sous cueillis cà et là le panier était comblé. Depuis 27 ans ce service est devenu "Partageance" accrédité qui offre un meilleur service. La petite graine de moutarde est devenue un arbre grâce à l'initiative et à la générosité de personnes bénévoles et pleines de coeur.

Ce service est devenu une ruche d'abeilles bourdonnant d'activités et de vie. Nous pouvons aujourd'hui toucher du doigt les miracles réalisés par les personnes qui y oeuvrent. J'ai connu des gens hier, je les revois aujourd'hui et je peux  constater le miracle réalisé.

Au coeur de ce service, on offre aujourd'hui deux oreilles pour écouter la souffrance des gens et un coeur pour les aimer. Dans notre contexte de société les relations humaines et familiales sont difficiles et je me rends compte que le confessionnal a changé de place. Hier c'était souvent des pécheurs qu'il fallait pardonner dans le secret du confessionnal: aujourd'hui, ce sont davantage des personnes blessées qu'il faut aider à avancer. L'un n'enlève pas l'autre, mais je crois que les personnes reçoivent une aide plus appropriée à leurs besoins.

Ce matin, je me surprend à chanter: Que tes oeuvres sont belles, Seigneur, tu nous remplis de joie. Ces oeuvres, Il les réalise à travers nous et à notre insu souvent. C'est un hopital de campagne qui va au secours des gens blessés par la vie. C'est une Église en sortie qui n'a pas peur de salir les mains et qui vit l'Évangile sur le terrain. Voila l'année de la miséricorde concrétisée. MERCI.

lundi, 26 septembre 2016 14:30

Méditant en ce lundi matin.

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Hier, l'Évangile, (Lc 16, 19-31), nous faisait rencontrer le riche et le pauvre Lazare qui aurait bien voulu recevoir quelques miettes de la table du riche. Seuls les chiens venaient le soulager. les chiens dans la bible ce sont les païens, les gens qui ne respectent pas les normes religieuses du temps.

Dans notre société il existe encore des Lazare que les "chiens" viennent soulager de leur misère. Si nous suivions la mentalité des juifs qui était la nôtre il n'y a pas encore si longtemps, toutes les personnes qui oeuvrent  dans les services caritatifs seraient des "chiens" venant soulager la misère autour d'eux. La majorité de ces hommes et ces femmes ont balancé toute pratique religieuse et s'écartent de beaucoup de normes de l'Église. Heureusement notre mentalité est changée.

Le riche de l'Évangile comme celui d'aujourd'hui est la personne qui n'a pas le temps de s'occuper du pauvre à côté de lui. Le chien est la personne qui prend le temps de s'arrêter auprès du pauvre pour soulager sa souffrance. Pour le "chien", la personne est plus importante que les lois ou les traditions. Le riche est cette personne trop remplie d'elle-même, de ses préoccupations, de son importance et lève le nez sur l'autre devant soi. C'est l'interrogation qui me parvient ce matin pour ma vie personnelle et aussi pour la vie de mon Église devant la quantité de personnes qui ont quitté les normes religieuses et continuent de "lécher les plaies des pauvres" sur le terrain. Je regrette que l'année de la miséricorde qui s'achève n'a presque pas fait état de ces témoins de la miséricorde sur le terrain.

mercredi, 21 septembre 2016 14:13

Se laisser accompagner.

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"Or, comme ils parlaient et discutaient ensemble, Jésus lui-même les rejoignit et fit route avec eux; mais leurs yeux étainet empêchés de le reconnaitre." Lc 24, 15. Sur la route d'Emmaüs, les disciples pris dans leur découragement ne reconnurent pas le Seigneur mais se laissèrent accompagner. Ils n'avaient pas cru au Christ, mais en celui qu'ils avaient imaginé. Ils étaient déçus. Jésus est là comme compagnon de route et se laisse découvrir quand le moment est venu.

Voila ce que ce matin, le Seigneur me propose comme entretien pour la journée. Jésus se fait compagnon sur notre route quotidienne, nous ne le reconnaissons pas toujours, mais il attend le moment propice pour se faire découvrir. Le Seigneur ne force personne, il marche avec nous, il écoute nos douleurs comme nos joies et à partir de ce que nous vivons, il se laisse découvrir au coeur de nos vie. Voila le coeur de l'évangélisation: découvrir le Seigneur qui marche sur notre route. Mais encore faut-il se laisser accompagner par lui. Il nous faut aussi se permettre de l'écouter au coeur de la vie.

C'est découvrir le Christ tel qu'il est, tel qu'il se présente à nous et pas nécessairement celui que nous imaginons. Souvent dans nos relations humaines nous cheminons les uns à côté des autres, mais oublions de cheminer ensemble, nous trouvons que le temps passe vite, mais nous oublions de goûter  le temps présent. Nous faisons trop souvent de même avec le Seigneur. Nous voulons rencontrer celui que nous imaginons et nous oublions celui qui est en nous, avec nous, qui marche avec nous. Nous cherchons le Christ dans des livres, des savants énoncés théologiques et nous oublions le compagnon de route qui marche avec nous. Sommes-nous capable de nous laisser accompagner et de découvrir celui qui met ses pas dans les miens ce matin pour vivre ma journée. Peut être que ce soir nous pourrons dire avec les disciples: Aujourd'hui mon coeur n'était-il pas tout chaud!

mardi, 13 septembre 2016 14:02

Le semeur ...

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"Le semeur est sorti pour semer." Mth. 13, 3. La parabole en Mathieu nous parle du semeur qui sort pour semer et ne tient pas compte de la terre. Il sème partout. D'abord cette parabole vient m'inviter à sortir. Le semeur n'est pas resté dans sa maison à seulement prier. Il est sorti sur tous les terrains jeter sa semence. L'important pour lui n'est pas d'abord la qualité de la terre, mais sa générosité à donner. Il donne à pleine main. Et remarquons aussi qu'il ne critique ni ne condamne  le terrain pierreux ou les ronces, il donne largement.

Chaque matin, ce semeur vient jeter dans ma vie la semence de sa parole, de son amour, de son pardon, de sa miséricorde. Il vient jeter sa parole à travers mes ronces que sont mes pensées de rancune, de non pardon, de remords; il vient jeter sa parole dans ma terre accueillante qui se laisse prétrir facilement et produire des fruits en abondance. Il vient jeter sa parole dans ma terre de chardons et d'orties où rien ne pousse. Le semeur ne regarde pas d'abord la qualité de ma terre, mais la générosité de son amour. Il donne.

On ne sait rien du semeur, il n'est pas nommmé. Il se laisse découvrir. Il me semble que le terme "semeur" convient mieux à Dieu que "créateur". Ce terme nous invite à une relation avec quelqu'un de généreux, de bon qui ne condamne pas, qui fait confiance. Dieu est un semeur de vie, semeur d'amour et de pardon. Joachim Gérémias écrivait: "l'homme moderne va dans le champ, regarde à ses pieds et voit un développement biologique. Les gens de la bible vont dans le même champ, regardent vers le haut et voient se succéder les miracles. Ce ne sont que résurrrections de la mort."  Cette parabole est un trésor de confiance dans la fécondité de toute vie humaine. Merci Seigneur de jeter en nous chaque matin cette parole de vie.

dimanche, 11 septembre 2016 16:04

Où est Dieu?

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En lisant les paraboles, je réalise que Dieu n'est pas nommé. Mais où est Dieu? Luc au chapitre 15 nous parle des paraboles de la fête des retrouvailles: la brebis retrouvée, la drachme retrouvée, l'enfant revenu à la maison, la parabole du semeur ne nomme pas Dieu non plus. Mais où est Dieu?

La parabole ne nomme pas Dieu mais dit Dieu dans un langage poétique. Elle nous parle d'une réalité que nous sommes invités à découvrir. Ce n'est pas un discours théologique, c'est une réalité qui se laisse découvrir.Il s'agit à mes yeux d'une vision importante pour notre vie d'Église. Nous ne savons plus comment parler de Dieu, comment présenter la catéchèse, les jeunes n'aiment pas trop mêler Dieu à toutes les sauces et dans nos célébrations nous avons peur des chants propulaires qui ne nomment pas Dieu directement. Et pourtant nos chansonniers poètes nous parlent de Dieu de belle façon sans le nommer. Parleraient-il en paraboles?

Jésus ne vient pas apporter des réponses et des certitudes. Il vient éveiller à l'existence de Dieu. Il s'adresse au coeur et non à la raison, c'est peut-être pour cela que les foules se ruent pour l'écouter. Nous, nous avons besoin d'un catéchisme avec des réponses toutes faites que nous apprenons par coeur, ce sont des connaissances et non de l'expérience. C'est l'inverse des paraboles. 

Nos chansonniers populaires nous font découvrir Dieu sans le nommer, comme Jésus. Luc de la Rochelière chante: On ne réalise pas toujours nos rêves, on n'est pas ce que l'on croit  être, on est seulement ce que l'on est. Et Jésus nous dit que nous sommes l'enfant bien-aimé d'un Père. Découvrir ce que l'on est, le vivre au mieux, voila la découverte de Dieu. Pourquoi avoir peur de nos chansonniers? Jacques Michel écrit: Si tu ne peux plus mordre dans la vie par ce que la vie te mord chaque jour, vient chez moi ensemble nous toruverons la lumière. C'est Jésus qui nous dit: Venez à moi vous tous qui souffrez et peinez et je vous soulagerai. Et le magnifique chant de Michel Scouarnec: Ce qui me restera de toi ... 

OÙ est Dieu? Redécouvrons Dieu dans la vie, le coeur de chacun et chacune de nous, dans le quotidien et cela sans souvent le nommer. Jésus part toujours de la vie, des personnes, du quotidien pour faire découvrir le Père. Nous avons peut-être perdu Dieu à travers des énoncés théologiques, des structures, des réponses de catéchisme et pourtant le Seigneur se laisse découvrir à travers mon quotidien. Les paraboles nous placent en présence d'un être de relation: Pasteur, semeur, Père, femme et la drachme, ... Il ne s'agit pas d'une connaissance mais d'une expérience de vie. Dieu se révèle à travers  une action, une expérience de vie, une présence et non à travers des mots ou des théories. C'est le chemin que notre monde veut explorer. A travers les paraboles essayons de retrouver le vrai visage de Dieu.

 

 

vendredi, 09 septembre 2016 14:25

Être heureux.

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Ce qui nous rend heureux n'est pas ce que nous avons mais ce que nous pensons. Ce sont les idées que nous nous faisons sur la vie, le monde, les autres autour de nous qui nous rendent heureux ou pas. C'est l'Évangile de Luc 6, 39-42: "Avant de regarder la paille dans l'oeil de ton voisin regarde d'abord la poutre dans ton oeil."

Nous jugeons les autres à partir de nos propres perceptions et idées. Comme dit Albert Einstein, le monde que nous voyons, que nous jugeons est celui que nous avons créé par nos pensées et il ne changera pas tant que nous ne changerons pas nos façons de voir et de penser. Notre jugement sur les autres se fait toujours à partir de nos valeurs ou de nos idées. Il nous est difficile de regarder objectivement la vie et le monde, d'en accepter les différences. Le problème n'est pas vraiment un problème, mais notre façon de voir en fait un problème.

Si je regarde la situation de notre Église au Québec, nous voyons un problème de non pratique religieuse, d'un manque de foi, de non engagement, etc ... Nous considérons la situation à partir de ce que nous avons connu. Le problème vient de notre perception, de nos idées de la vie de l'Église. Nous voyons la paille dans l'oeil du voisin qui ne suit plus nos idées.  Le problème se bâtit à partir de nos idées et il ne changera pas tant que nos idées ne changeront pas. Jésus nous dit: Regarde la poutre dans ton oeil. Pourquoi ces hommes et ces femmes ont-ils quitter l'Église? Ton oeil voit toujours la vie chrétienne comme hier encadrée par la pratique religieuse mais le peuple chrétien est ailleurs, le train de la vie continue d'avancer. Nous devons regarder la vie, l'Église en fonction de ce qu'elle est et non en fonction de ce qu'elle était ou voudrions qu'elle soit. La vie change continuellement, si mes idées ne changent pas, je serai malheureux longtemps. Si je ne change pas mes idées pour revenir à celles de l'Évangile et de la vie, rien ne changera et je serai un chrétien malheureux longtemps.

jeudi, 08 septembre 2016 00:37

Une pionnière s'est endormie.

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Sr Cécile Sénéchal ( Sr Luciene de Jésus) des Srs de S. Paul de Chartres, est décédée le 6 septembre dernier. Elle était la dernière fondatrice du couvent à Ste-Octave de l'Avenir. En compagnie de trois autres rleigieuses, elle était allé ouvrir cette nouvelle maison d'enseignement en 1952. Elle faisait partie "de ces femmes de courage et de générosité qui ont accompagné nos communautés chrétiennes dans leur difficile parcours pour accéder à la modernité." (D.D.) Sr Cécile a enseigné non seulement des matières scolaires mais aussi une façon de vivre, des valeurs, une spiritualité qui ont germé et fleuri dans le coeur des jeunes de chez-nous. Elle aimait l'Église de Jésus Christ, elle aimait le mouvement cursilliste et elle a donné beaucoup au mouvement A.A. Aujourd'hui pour nous, c'est un chant de reconnaissance que nous faisons monter pour cette vie de femme donnée.

samedi, 03 septembre 2016 22:01

Une foule suivait Jésus.

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Une grande foule suivait Jésus, celui-ci se retourne et leur dit: Bande de suiveux. Je ne veux pas de foule de moutons, mais des disciples. Lc 14, 25-33. Et voila que Jésus se met à leur expliquer qu'il désire des gens qui se mette à sa suite; non pas des gens qui le suivent, mais qui se mettent à sa suite.

La foule suit Jésus parce qu'elle a vu des miracles: la multilication des pains, la guérison d'un lépreux, etc .. La foule cherche du merveilleux ou suit un gourou. la foule sera toujours une foule jamais une communauté. Nous avons connu une religion de foule au Québec, comme il n'y avait peu de disciples, l'édifice est en panne.

Alors Jésus commence à leur dire: ce que je veux, ce sont des disciples et pour être disciples, vous devez enlever ce désir de merveilleux, un désir de pouvoir ou de controle représenté par le père, un désir de garder pour soi dans des relations qui peuvent être étouffantes et vous devez asseoir votre relation sur des bases solides. Il vous faut renoncer à compter seulement sur vous mais à bâtir avec MOI.

Le disciple est un être libre qui s'appuie sur l'essentiel. Un être qui prend le temps de bien comprendre et préparer son agir, un être qui apprend à bien jouer la musique de son être et non celle indiquée ou voulue par d'autres. La question qui m'est posée: Suis-je un suiveux ou un disciple? Un disciple ne suit pas Jésus par souci de merveilleux, de sécurité, désir de pouvoir, mais se met à la suite de Jésus pour défendre les petits, les pauvres, les   victimes d'une société de consommation. Le disciple se met à la suite de Jésus pour bâtir le règne d'amour et de miséricorde du Père.

La situation vécue en Église aujourd'hui nous fait sortir de la foule pour devenir disciple. Il ne s'agit plus d'une Église grégaire mais de disciples attirés comme par un aimant par Jésus Christ. C'est la mission donnée par le Christ au lendemain de la résurrection: Allez, enseignez, faites des disciples." Mth 28, 19. La foule est partie, l'heure est à vivre en disciple. L'heure est à préparer des chrétiens disciples du Christ au quotidien. Pour préparer des disciples, nous devons l'être nous-mêmes.

jeudi, 01 septembre 2016 14:54

VIN NOUVEAU

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PERSONNE NE MET DU VIN NOUVEAU DANS DE VIEILLES OUTRES." LC 5, 33-39.  CE TEXTE DE L'ÉVANGILE CE MATIN M'INVITE À RÉFLÉCHIR SUR NOTRE VIE CHRÉTIENNE ET D'ÉGLISE. DEPUIS LE RÉVOLUTION TRANQUILLE AU QUÉBEC, LE VIN A CHANGÉ. LA SOCIÉTÉ A ÉVOLUÉE ET DEVENUE LAÏQUE. LES GENS SONT PLUS INFORMÉS ET SONT PLUS LIBRES DE PRENDRE DES DÉCISIONS QUI LES CONCERNENT. CECI AURAIT NÉCESSITÉ QUE NOS OUTRES CHANGENT AUSSI POUR ACUEILLIR CE VIN NOUVEAU.

MA CONVICTION EST QUE CE CHANGEMENT D'OUTRES NE S'EST PAS FAIT ASSEZ RAPIDEMENT OU TROP TIMIDEMENT ET LE VIN EST RESTÉ À LA RECHERCHE D'OUTRES POUR L'ACCUEILLIR. LES VALEURS SONT RESTÉES LES MÊMES MAIS LA FAÇON DE LES ABORDER ET DE LES VIVRE S'EST MODIFIÉE. NOTRE VOLONTÉ EST DE RAMENER CE VIN DANS NOS OUTRES ET ÇA NE MARCHE PAS.

NOUS AVONS CONNU UN TEMPS AVEC DES PRÊTRES ET DES MESSES EN ABONDANCE ET MALGRÉ CELA NOS ÉGLISES SONT VIDES ET LES PRÊTRES SONT PLUS RARES. AVEC LE CHANGEMENT DE SOCIÉTÉ, CE SYSTÈME NE FONCTIONNE PLUS. LE VIN EST CHANGÉ, NOS OUTRES DOIVENT AUSSI CHANGÉES. CE MATIN, JE ME DIS, LA SEULE CHOSE DONT JE SUIS CAPABLE AUJOURD'HUI EST D'AIMER CE MONDE NOUVEAU, D'ÊTRE PRÉSENT À CE VIN NOUVEAU POUR ENSEMBLE TROUVER LES OUTRES NÉCESSAIRES POUR L'ACCUEILLIR. AIMER CE MONDE AVEC SES BLESSURES, SES PEURS, SES QUESTIONNEMENTS, L'AIMER PROFONDÉMENT AFIN QUE LES PERSONNES DEVIENNENT PLUS IMPORTANTES QUE TOUT LE RESTE. QUE L'ESPRIT ÉCLAIRE MA RÉFLEXION.

mardi, 30 août 2016 17:47

Je suis.

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Moïse demande à Dieu: Quel est ton nom?" Et celui-ci réponds: "Je SUIS celui qui serai." Regardez-moi agir avec vous et vous saurez qui je suis. Dieu se fait connaitre à travers un agir. Quand nous disons je suis en parlant de nous, il me semble que nous reprenons la parole de Dieu et elle vraie aussi. Dieu fait partie de notre être. Il est en nous et avec nous. A travers nous, il reprend sa réponse à Moïse: Je suis. Quand je dis: Je suis, nous faisons savoir au monde qui nous sommes, nous révélons Dieu. C'est une réalité profonde dont il faut prendre conscience. Je suis, Je suis ce que je suis l'enfant bien-aimé du Père. Comme Dieu s'est révélé à travers un agir, nous nous révélons et révélons le Père à travers notre agir. Et l'agir du Père est un agir d'amour et de tendresse.

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