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Homélies, réflexions et spiritualité

Textes de réflexion

lundi, 07 septembre 2020 14:11

Fête des travailleurs.

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Fête des travailleurs, c'est à dire  Fête de ceux et celles qui mettre leur talents et leur connaissance au service du développement des richesses de la création. Le travail est une dimension très noble de la vie de l'être humain. Le texte de la création en Genèse nous dit: Soyez féconds. Fécondité du coeur, de l'intelligence, du corps et cette fécondité permet de découvrir la féconmdité de la nature, fécondité de la création. C'est comme si on avait dit à l'être humain: Je t'ai donné un trésor, une richesse extraordinaire et tu as maintenant la possibilité d'en découvrir toute la valeur et la beauté. Depuis des milliards d'années, l'être humain cherche à mieux connaitre ce trésor intarissable et nous ne faisons que commencer. Chaque jour des chercheurs apportent dans notre salon de nouvelles réalités jusqu'ici inconnues. Ceci doit faire de nous des êtres d'action de grâce.

Nous savons par ailleurs que les systèmes économiques sont venus brisés ce bel harmonie en faisant du travail un objet de commerce, un moyen de s'enrichir souvent au détriment du travailleur de sorte que l'être humain est jugé  à partir de sa capacité de production de sorte que les personnes âgées qui ne sont plus productives pour la société deviennent une sorte d'embarras. À partir du texte de la Genèse, le travil est vu comme une punition pour le péché de l'être humain.   M'est avis que nous avons un travail de réflexion  nécessaire pour resituer le travail comme un lieu d'épanouissement de l'être humain et un lieu de découverte du trésor de la création.

Ce matin, dans ma méditaiton, je veux reprendre le texte de la préface de la célébration: Tu lui as confié ta céation pour qu'en admirant ton oeuvre il ne cesse de te rendre grâce par le Christ notre Seigneur.  Devenir des êtres de louange et d'action de grâce.

dimanche, 06 septembre 2020 14:36

Avons-nous perdu le sacré?

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Quelqu'un me disait hier soir, au Québec nous avons perdu le sens du sacré. C'est sans doute vrai et cela depuis longtemps. "Toute personne est sacrée" écrivait un grand spirituel. L'être humain est le corps du Christ, le temple de l'Esprit dit Paul, nous sommes le sacrement du Ressuscité. Dom Elder Camara disait: Ce qui est sacré, ce n'est pas  le mple, ce n'est pas le sabbat, c'est l'être humain; surtout le pauvre, le mal aimé de la société.  Quand je lis les enquêtes sur les abus sexuels dans l'Église et dans le monde, quand je regarde le sort réservé aux femmes et aux enfants dans nos soriétés patriarcales, quand j'entends ce que vivent les personnes âgées dans nos maisons d'accceuil aujourd'hui, quand je vois des enfants mourir martyrs même victimes dans leur propre famille, quand je lis les noms sur les pierres tombales de toutes ces mamans mortes en donnant naissance parce que l'on ne pouvait pas empêcher la famille et que leur santé ne leur permettait plus de porter la vie; quand je prends conscience de toutes ces horreurs, je me dis: OUI, nous avons perdu le sens du sacré. Et pourtant nous sommes fidèles à réparer des statues en plâtre. Ceci me conduit ce matin à me demander: C'est quoi le sacré pour moi? Si je reste silencieux devant le martyr des vivants, des enfants de Dieu, est-ce que je peux m'indigner devant une statue brisée par le temps. Ce sera ma méditation pour la journée.  Bon dimanche.   

 

samedi, 05 septembre 2020 14:08

La communauté.

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Si ton frère a quelque chose contre toi, va le voir seul à seul, si ça ne marche pas, retourne avec deux ou trois frères avec toi. si cela ne fonctionne pas, laisse-le aller avec sa responsabilité. Mathieu nous rapporte ces parole de Jésus. Dans ce texte je vois la volonté de Jésus qui ne condamne pas, mais veut accompagner et faire grandir. C'est une des valeurs profondes proposées par le Christ. Il vient à l'encontre des nos premiers mouvements qui sont de juger ou de condamner. L'autre devant nous est souvent un être blessé qui a un grand besoin d'amour et qui trop souvent est incapable de l'acccepter. Avant de juger, Jésus nous apprend à accueillir, écouter et accompagner. 

J'y lis aussi l'importance de la communauté chrétienne. La communauté est comme ce foyer au coeur de la maison qui réchauffe, éclaire, soutien et fait avancer. La communauté n'est pas la paroisse, celle-ci est une entité juridique et territoriale. la communauté est un milieu de vie.  Les paroisse tendent à disparaitre, elless e regroupent en une plus grande agglomération à l'exemple du civil. Ceci est nécessaire à cause d l'incapacité de répondre aux besoin financiers d'une part et vue la diminution rapide des pratiquants réguliers d'autre part. Mais nous n'avons pas de communauté et si la paroisse disparait, que l'église n'ouvre pas après la pandémie, que restera-t-il? Il y a là, à mon humble avis, une piste de réflexion pour les responsables en paroisses, une urgence à s'asseoir ensemble pour regarder non seulement ce que nous perdons, mais surtout ce que nous devrions découvrir et retrouver. L'Église n'est pas une service qu'il faut garder hors de l'Eau avec des bingos et des marchés aux puces, mais une communauté de baptisés rassemblés par le Christ en vue d'une mission: bâtir le règne du Père dans les coeurs. 

Alors que nos édifices religieux sont devenus une charge trop lourde pour la poignée de chrétiens intéressés, ne sommes-nous pas revenus à l'ère des synagogues comme au temps de Jésus? La synagogue sera ce petit lieu de rencontre, de fraternité, de prière, lieu de pettie communautés humaines et fraternelles. Et je vois le rôle merveilleux du pasteur, présent avec amour à ces petites cellules de vie chrétienne et faire la communion entre toutes. Chaque synagogue aura son ou ses repsonsables pour assurer l'animation de la vie. Je rêve, c'est le rêve que j'ai porté toute ma vie et qui sera sans doute necore un rêve longtems après que je serai dans ma tombe. C'est peut être plus une utopie qu'un rêve.

 

vendredi, 04 septembre 2020 13:57

Qui sont-elles?

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Quelqu'un m'a donné une chemise neuve, je dois donc me décider à jeter ma vieille chemise percée. Le plus difficile pour moi n'est pas d'accepter la neuve, mais de me défaire de ma vieille chemise. Vous vous demandez sans doute où est-ce que je vais avec cela, simplement dans l'Évangile d'aujourd'hui. Le Seigneur nous dit: on ne met pas du vin nouveau dans de vieilles outre: à  vin nouveau, outre neuve. Lc 5, 33-39. La difficulté n'est pas d'accepter des outres neuves, des idées nouvelles,  mais de laisser de côté nos vieilles outres.

À vin nouveau, outres neuves. Quel est ce vin nouveau? Si nous voulons savoir quelles outres utilisées, nous devons connaitre ce vin nouveau sinon nous risquons de tout perdre. Depuis quelques années, en Europe avec la révolution française et au Québec avec la révolution tranquille, nous sommes face à un vin nouveau. Hier nous avions un peuple soumis qui obéissait facilement aux commandements et souvent à la peur; aujourd'hui, nous avons un peuple qui veut avoir son mot à dire dans les décisions qui le concerne. Nous avons un peuple qui ne se soumet plus à la dictée d'un groupe qui impose ses normes, mais des gens qui veulent exercer un libre choix en fonction de leur épanouissement personnel. Quand nous ne répondons plus à ce besoin fondamental, les gens se soulèvent ou bien quittent dans le silence et se font leur propre vision de la vie. Les gens s'émancipent du groupe qui impose ses lois ou des pouvoirs qui ne les respectent pas dans leur besoin d'épanouissement. Notre grand défi aujourd'hui est de se procurer des outres neuves capables de recevoir ce vin nouveau.

Un autre défi qui nous menace est que trop souvent nous lisons l'Évangile comme nous écoutons une pièce de musique. La pièce de musique est belle, une fois finie, on change de CD; la page d'Évangile est belle, une fois la lecture finie, on tourne la page.  Il nous faut nous arrêter avec les chrétiens qui ont quitté et qui sont le vin nouveau afin de connaitre ce vin si nous vouons nous acheter des outres neuves. Personnellement, je trouve très difficile cette démarche parce que le fossé est trop grand entre moi et ces jeunes chrétiens et je ne trouve plus la capacité de les rejoindre. Je sens  ma difficulté à me défaire de mes vieilles outres comme de  ma vieille chemise. Comme l'écrivait Mgr Gagnon: Un discernement sérieux s'impose.

jeudi, 03 septembre 2020 14:07

Qu'est-ce que je sème?

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"Si vous plantez de l'herbe à puces, vous ne récolterez pas des fraises."  W.S.  Cette phrase, j'en ai fait souvent l'expérience dans ma vie. Mon père disait à sa façon: "On récolte ce que l'on a semé." C'est le cycle de l'agressivité dont j'ai déjà parlé.  Un petit souvenir. Un jour j'arrive dans une paroisse nouvelle et un stagiaire m'avait été confié pour l'accompagner. Un dimanche, il faisait l'homélie, je lui dis de faire la proclamation de l'Évangile. Le lendemain une dame me téléphone pour me rappeler à l'ordre. La lecture de l'Évangile est réservée au prêtre et au diacre et je n'ai pas le droit de laisser le stagiaire proclamer l'Évangile. Le dimanche suivant je descends dans la nef de l'église pour saluer les gens et une dame est assisse à l'avant récitant son chapelet. Je m'approche pour la saluer, je ne la connais pas étant nouveau dans la paroisse. Elle se lève gênée et me dit: C'est moi qui vous ai téléphoné lundi dernier. Je lui répond: Madame, vous êtes franche de me le dire, je vous donne un bisou sur les deux joues. Ce fut un très bonne paroissienne qui m'a gâté. "On récolte ce que l'on a semé."

 C'est la question qui m'habite ce matin devant la montée de violence dans nos sociétés modernes où l'Évangile a été proclamé depuis 2000 ans.  Une autre question m'habite aussi: Quel Dieu avons-nous proclamer?  Sommes-nous encore au Dieu de la Genèse qui punit? Ou bien au Dieu de Jésus Christ qui fait grandir? M'est avis que notre monde a un urgent besoin d'être écouté, aimé et accompagné. Les systèmes ont trop souvent écrasé les rêves, les aspirations et les besoins des êtres humains et développé un sentiment d'insatisfaction et d'agressivité. Certaines personnes tombent dans l'indifférence  et d'autres découvrent une montagne de colère et d'indignation. Nous faisons le geste du lavement des pieds le Jeudi Saint. J'ai toujours compris que Jésus ne nous a pas demandé de répéter son geste mais de le vivre.  

Ce matin, dans ma réflexion, je me demande qu'est-ce que j'ai planté dans le jardin de ma vie. Je peux le savoir à partir de ce que j'ai récolté. C'est la réflexion que nous pouvons faire chacun pour soi. Je sais que l'heure la plus belle de ma vie est celle où j'ai le plus aimé, celle où il m'a été le plus difficile d'aimer. 

 

mercredi, 02 septembre 2020 13:58

Un coucher de ...

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Hier soir, accoudé à la passerelle sur le rive du St-Laurent, je regardais un beau coucher de soleil. Le ciel était décoré de multiples couleurs, le soleil flamboyant se préparait à se noyer dans le fleuve St-Laurent, un longue trainée de lumière argentée s'allongeait sur l'eau et venait jusqu'à moi sur la rive. C'était magnifique. Une prière de louange et d'action de grâce est montée en moi, c'était une parole merveilleuse que j'ai reçue avec joie.  

Je me suis dit: C'est cela vieillir. Au soir de sa vie, le vieillard auréole son entourage de la beauté et des couleurs  de l'expérience acquise au cours des années. Il met de la couleur dans les lieux et les yeux plus sombres, la couleur de l'expérience de vie, couleur de la sagesse acquise au fil des années, couleur de l'amour reçu et donné, couleur des joies partagées. Le vieillard laisse aussi derrière lui cette trainée de lumière argentée de sa propre expérience qui va jusqu'aux générations qui suivent afin d'éclairer leur route pour qu'elles fassent bellement leur propre expérience personnelle. 

Lorsque le soleil se fut baigné pleinement dans le fleuve, j'ai repris ma marche doucement le coeur plein de joie et de paix intérieure me disant: Demain sera un jour nouveau,  un jour donné pour enrichir la trainée de lumière derrière mes pas appesantis. Bonne journée.

mardi, 01 septembre 2020 14:37

La valeur de la personne.

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"Toute personne est sacrée. Qulles que soient sa culture, sa race, sa religion, ses capacités, ses faiblesses ou ses forces. Chaque personne est nécessaire, chacun de nous est un instrumentiste qui doit jouer dans le grand orchestre de l'humanité, chacun  a besoin des autres pour devenir plus pleinement lui-même et pouvoir prendre sa partition." J.V.  Voila, il me semble, le rôle de l'évangélisation et l'action de l'Église dans le monde: Permettre, aider chaque personne à jouer au mieux la musique de son être.

Malheureusement, nous faisons beaucoup plus de colonianisme, c'est à dire vouloir changer les autres pour devenir comme nous. Nous avons voulu faire des catholiques et des français avec les amérindiens, comme les anglais ont voulu faire de nous des anglais et les personnes furent oubliées ou malmenées. On vient de déboulonner une statue à Montréal, c'est un geste condamnable, mais qui nous force à regarder notre histoire avec plus de vérité.  Respecter les personnes dans leur être profond, leur apprendre à jpouer leur propre musique, n'est-ce pas le message de Jésus. Et Jésus a repris le message de Socrate et de Boudha en le perfectionnant, ce n'est pas d'aujourd'hui; comme c'est long de vivre ce message. Continuons la réflexion. Bone journée. 

 

lundi, 31 août 2020 13:58

convertir ou ...

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Dalaï lama affirmait: Il ne s'agit pas pour nous de convertir les gens au boudhisme, mais de savoir comment nous pourrions rendre le meilleur service au monde avec nos idées et nos valeurs.  Je me suis dit: c'est peut être cela évangéliser. Est-ce qu'il s'agit de convertir les autres à nos idées et nos façons de faire ou vouloir faire grandir les gens à partir de leurs valeurs et de leur foi et selon "la musique de leur être." Quand nous voulons imposer nos idées et nos façons de faire souvent nous rencontrons de l'opposition, si au contraire nous essayons comme Jésus faire découvrir et faire grandir ce que chaque personne porte comme valeurs en soi, peut être que le travail serait plus efficace. Si je médite la rencontre de Jésus avec la samaritaine, Jésus est parti d'une soif profonde de la personne, la soif d'aimer et d'être aimée. Jésus avec le jeune homme riche est parti de son besoin de perfection spirituelle pour lui proposer d'aller plus loin. 

Quelle est la soif intérieure des gens aujourd'hui? Ceux qui manifestent dans la rue, quelles valeurs veulent-ils défendre? Je lisais dernièrement un livre sur les mariages forcés dans certains pays. On ne respecte pas la personne, mais des coutumes et des lois.  La fille est un objet au service de l'homme. Nos société de pouvoir font souvent la même chose à plus grande échelle. On impose, on écrase les gens ou on les casse par le pouvoir au lieu de les éduquer et de faire grandir la vie. Pour moi, évangéliser au nom du Christ, c'est l'inverse.  Comment aujourd'hui avec mes valeurs, mon amour, mon accueil,  ma prière je pourrais faire baisser l'oppression, l'injustice, le racisme, l'intimidation source d'agressivité et de violence, les divisions dans les familles ou nos paroissses. Comment je pourrais aider à guérir les blessures des toutes ces perosnnes qui crient leur souffrance dans les rues.   Évangéliser ne serait-ce pas rendre l'être humaion de plus en plus humain et plus nous nous rapprochons de l'humain, plus nous nous rapprochons du divin. C'est ma question et ma prière ce matin.  Bonne journée.   

 

dimanche, 30 août 2020 14:16

Des empreintes digitales.

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Je rêve d'une Église qui prenant les empreintes digitales de tout être humin découvre le doigt de Dieu. Mes empreintes digitales sont celles de Dieu. Quand je pose la main sur quelqu'un, j'y laisse les empreintes de Dieu. C'est une réalité pour le moins extraordinaires. Une réalité avec laquelle je dois me familiariser. Nous sommes remplis de l'Esprit du Seigneur, nous sommes à l'image et ressemblance de Dieu, le Divin nous habite pleinement.  Sommes-nous assez conscient de cette réalité.

Je me suis souvent posé la question pourquoi notre liturgie est si négative? Pourquoi faut-il être toujours à genoux pour demande rpardon: Prends pitié de nous, Seigneur, commençons-nous la célébration.  J'ai l'impression que nous sommes plus à l'image du mal que de Dieu. Nous sommes des êtres d'action de grâce remplis de la divinité tatoués de :Esprit de Dieu. Nous sommes aussi des êtrs en croissance qui ne vivons pas pleinement cette réalité.  Nous posons des gestes qui ne font pas grandir, mais nous sommes en marche vers la plénitude de notre être qui arrivera un jour où il n'y aura plus ni deuil, ni actions insensés. En attendant découvrons les empreintes digitales de Dieu dans notre quotidien. Le temps de pand.mie nous en a fait découvrir une multitude. Faisons l'exercice.  

 

samedi, 29 août 2020 13:35

Avoir le flair.

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Hier soir, à une émission de télé, un officier de police est venu dans mon salon m'interroger sur ma vision de pasteur. Il est sage de se laisser interroger par le monde. Cet officier racontait comment depuis plus de 20 ans, il forme ses membres en fonction de la société d'aujourd'hui. Il y a moins de criminalité et davantage de difficiultés au niveau des relations tant familiales que communautaires. L'approche des policiers doit donc être différente parce que les problèmes sont diféfrents. "Il faut réinventer notre façon d'agir." Cette réaction est venue me questionner sur ma façon d'être pasteur en communauté aujourd'hi.

Moi, j'ai été formé à fare marcher une paroisse; on m'a enseigné comment dire la messe. Nous nous retrouvns devant une société laïc qui ne fonctionne plus dans ce modèle. Nous devons réinventer notre façon d'être pasteur au coeur d'une communauté. Il n'y a pas de modèle, pas de recettes, il n'y a que le flair pastoral. Comme curé, j'ai toujours eu deux ou trois pasroisses. Chaque paroisse a son originilatié, son histoire et ne répond pas toujours  de la même façon que la voisine. Le flair pastoral devient un atout indispensable pour un bon service. Le flair est l'intuition pastoral, c'est le "savoir lire" la vie et les événements. Ce n'est pas toujours facile, mais cela s'apprend.

L'officier de police, hier soir, racontait qu'il envoyait ses policiers vivre au milieu des gens, sans arme et sans uniforme pour comprendre le vécu de la population afin d'ajuster leur présence pour répondre aux besoins des gens. Je me suis dit: c'est sans doute une formule efficace.  Et je crois à l'efficacité de créer des liens avec la personne avant la fonction, je l'ai expérimenté. Un jour je fais monter un "pouceux" comme on les appelait à l'époque, un jeune d'environ 20 ans. Pendant la discussio en route, il s'arrête, me regarde et me dit: Vous n'êtes pas un prêtre, vous? Je lui réponds que oui. Nous avons eu une discussion sur l'Église, la vie chrétienne sa façon d'être chrétien, qui fut intéressante. En descendant de voiture à Gaspé, il me donne la main et me dit: "Vous êtes un drôle de prêtre, vous, on vous dit n'importe quoi et vous ne nous chiâler pas." Cette réflexion m'a poursuvi longtemps. Établir un contact avec la personne avant la fonction m'est appru important. C'est ce que j'ai essayé de vivre au mieux selon mes capacités. Quand je rencontre des perosnnes âgées sur la rue aujourd'hui, on me dit: Bonjour Monsieur le curé. Ils sont au niveau de la fonction. Quand je rencontre des plus jeunes que j'ai connus à l'École, on me dit: Bonjour, Monsieur Jos. Ils sont au niveau de la personne et ils savent que cette personne est prêtre. Pour moi, c'est important.

Si nous voulons réajuster notre présence d'Église au monde d'aujourd'hui, il nous est nécessaire en plus du flair pastoral comme dit le Pape François, il nous faut connaitre le monde devant nous. Le flair me fait sentir si ma présence, mon intervention, ma parole rencontrent le besoin des gens ou non afin de me réenligner si nécessaire. Si je développe de l'indifférence ou de l'agressivité, je ne suis pas correct. Et pour cela, nous devons écouter les gens. Nous devons vivre au ceur du monde et l'écouter avec amour. Lui seul peut nous apprendre à l'évangéliser.  C'est ma conviction profonde, le fruit de mon expérience pastorale et l'objet de ma prière quotidienne.

 

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